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Voilà pour le passé elle présent; quant & l'aveoiril R'anaonce SQUS le jour le plus brillant gr&ce à l'énergie parfois brulale des compagnies minières qui,ainsi que nous allons le voir, onl réussi à écarter un à un tous les obstacles d'ordre technique, politique et économique avec lesquels elles furent d'abord aux prises, Au début elles eurent beaucoup à souffrir de leur ignorance du milieu dans lequel elles opéraient et de la difficulté d'adapter à un minerai inconnu et très différent des autres les procédés habituellement usités. En pénétrant dans les profondeurs du snl, elles rencontraient du mtocrai non oxjdé qui résistait à l'amalgamation; elles perdaient la trace des filons dont elles croyaient la direction perpendiculaire au sol tandis qu'ils s'inclinent suivant une courbure analogue à celle du fond d'une cuvette. En même temps elles avaient à subir les tracasseries de l'administration des Hoers qui, à ta fois hostiles e( avides, n'accordaient que des concessions trop étroites moyennant des prii trop élevés, oi^anisaieot au profit de quelques spéculateurs un monopole de la dynamite ruineu]! pour les producteurs d'or^ «t repoussaient par principe toutes les demandes qui lui étaient
• D'après V Engineering and Mining Journal de New- York, la production a êlé pour 1904 de 389.56tJ.3U0 rraacs.
adressées en voe de faciliter l'eiploilatioa et le recrutement de la main-d'œuvre. Enfin, elles étaient paralysées par la rareté du bois et du charbon, l'imperfection des voies de coiiimuntcatioD et aussi par un mal, grave sans doute, mais dont elles ont exagéré l'importance probablement pour arriver à le mieux guérir : l'insufflsance ou le coût trop élevé de la main* d'œuvre. Elles ont triompbé des difficultés techniques en organisaol la cbloruration et la c^anuratioo; elles ont retrouvé la direction des filons inclinés en les recoupant de distance en distance au moyen de puits '; le charboa a été découvert à côté des mines d'or ; des voies ferrées mettant les centres miniers en communication avecla côteont été construites; enfin la réponse aux tracasseries des Boers à été l'abominable guerre sud-africaine. On recoonait aujourd'hui, à peu près unanimement, que cette guerre a été non seulement une iniquité, mais une mauvaise spéculation. Si elle a ou pour conséquence la substitution au gouvernement boer d'un gouvernement éminemment favorable à la prospérité des mines, la diminution des tarifs de transports, la diminution des droits d'importation sur le matériel minier et les objets de première nécessité, la réduction du prix des explosifs, elle a eu, d'autre part, l'inconvénient d'imposer aux mines, depuis juin 1902, une lourde taxe de 10 0/0 sur les bénéfices', de faire subir au travail une longue interruption durant laquelle les mines et l'outillage se sont détériorés, enfin de disperser les travailleurs. La balance entre les gains et les pertes résultant de ces événements a été une augmentation des frais, une diminution des bénéfices dont nous avons fait connaître déjà l'importance.
Toutefois, si préjudiciable que soit laguerre, ses conséquences ne pouvaient se prolonger indéfiniment; la statistique précédemment citée montre que, si le relèvement est lent, il est aussi continu; le mouvement s'accentue de jour en jour, Le nombre des mines en activité qui, au 7 mai 1901, était de 3 avec ISO pilons, était en janvier 190i, de S3 avec 4.367 pilons' et en juillet de 56. Enfin la production de 1904 esta peu près au niveau de celle do
■ Les mines auxqaelles aboutissent ces paits canstîlDeDtca qu'on appelle des deep leveU [oiTeaui profond*;
> Hichaut, p. 6B et suiv.
> Michaut, p. 6cl.