I. MofMnc aHth
Le proresseur Palkner apprécie ainsi la comparaisoa des deux genres de moyeoae : « Là oii le mouveinent des prix est eo baisse, la mojenne graduée est sujette à énoncer un plus haut prix que la moyeaae arithmétique simple, et, lorsque le raouvemeol des prix est eo hausse, la moyenne graduée énooce des prix plus bas que la moyenne simple. Cela est dû au Fait que, dans toutes les moyennes graduées, les produits d'alimentation ont une plus grande influence que dans les moyennes simples et que tes produits d'alimentation, pris en masse, varient de prix, d'année en année, d'une façon moins notable que toutes les autres marchandises' ». Le diagramme que nous donnons
> Pf. Palkner, Bulletin of Labor Department Maroh., 1900, p. 268. Dans le rappori Aldrich (prix de 1840-1891), t'aBn«« de bue itail 1860 ; dang lea index du prof. P. pobliét en 1900 dan* le Bulletin <tu Dép, du Ti, la moyeiine dei prix trineatrieb, de janvier 1890 à janner 1892, a serri de terme de compa-
bvGoof^k
li Edouard DotxâANS.
icU permet de se rendre compte desdifTêreacesqui existent enlre ta courbe des moyeanes budgétaires et celle des mo^enoes simples : il permet aussi de comparer la courbe des prix américains dressée par Falkner (double courbe, l'une indiquant les prix en or, l'autre les prix en papier-raonnaie) avec celle des prix anglais deSauerbeck el des prix de Hambourg de Sœtbeer.
ifi
I (Indu FlIkHT). \
CMrbMdM Prix, de 18BO A 1SO0.
B. — La Bywtème des ooatHdents et de la représentation proportionnelle Intégrale.
Le système des coerficienls proportionnels à l'importance des différentes classes de produits paraît remédier k ce qu'a d'exclusif ou de Tragmentaire la méthode des moyennes budgétaires. Il semble même différer essentiellement de ce dernier système,
< Ce diagramme eil emproalA au lirre d« M. Laugfalin, PrincipUt of Uoney. New- York, 1903, p. 2Î0.
au premier abord'. Au lieu de mettre en relief les variations du coût de la vie, il semble destiné à dégager les variations de la valeur d'échange de la monnaie en les différentes marchandises, variations proportionnelles à l'importance des différentes classes de produits dans le mouvement généraldes échanges. Il semble même mieui approprié k celte lin que les moyennes arithmétiques simples auxquelles on peut reprocher de faire entrer dans le calcul de l'index tous les articles sur le pied d'égalité*. Grâce aux coefficients le vote multiple de la représentation proportionnelle se substitue au suffrage universel dans ('établissement des moyeaaes'; une mesure plus exacte des variations de la valeur d'échange de la monnaie est obtenue : si en effet la valeur générale d'échange de la monnaie n'est que la somme de ses valeurs particulières d'échange, sa valeur particulière d'échange en une classe de marchandises plus importante, c'est-à-dire qui comprend un plusgrand nombre duliiités ou d'unités économiques, a pour ainsi dire plus d'amplitude et doit entrer, avec un chiffre plus considérable, dans le calcul de la moyenne générale qui indiquera la valeur générale d'échange.
On a même été plus loin et on a dit que le système des moyennes simples était aussi un système de coefficients, mais de coefficients arbitraires. M. Walsh remarqueque sous apparence d£ ne pas donner de coefficients, les moyennes arithmétiques simples attribuent aux marchandisesdesx coefficients de hasard» puisqu'elles prennent les unités de produits telles qu'elles sont
* Cerlaios économistes estiment que le sjslème des coefHctenIs ne doit pua figurer paniii les procédés destinés A mesurer le coOtde la «le : tandis que les moj'ennes budgétaires emisageot une classe sociale et de^ indiTidas concrets, le système des coeiQcienti considère un être abstrait, le consommateur en général ; on peut mesurer, dise a t-ils, le coût particulier de la Tie d'une classe d'indiiidus délermiaée et celui des différentes classes, mais non le coût général de la Tie dans un pa;s. Le système des mojennes budgétaires serait donc le seul procédé de mesure des Taliatioos du coût de la vie.
* Ainsi le blé, l'indigo, le bois de campécbe et le poivre noir de Malabar. — De Poville, E. F. 190Q, op. cit.
> Nitti, ScUnee da finances, p. 103. Irad. fr. Oiard et Brière, 1904 : • Donner la niéme importance au blé, à la viande, au beurre, au riz. au thé, au café, A l'alcool est ridicule. C'egt une espèce d'union forcée, de suffrage universel appliqué aux marcbandises. Aussi a-t-on corrigé ce procédé en donnant à chaque marchandiae son importance relaliTs. •
tDOUARO DOLLËAN'3.
ées par la cole, le Ter par exemple coté par tonne et le cuilar livre : u Si l'on prend les prii simplement tels qu'ils se snlent sur les cotes, l'opération se rédait virluellement à er un coefficieDt aux différentes classes de marctiandises eu 1 à la hauteur accideolclle de leurs pris cotés; les prix
de certains produits sont beaucoup plus élevés que ceux res pruduils sans qu'on ait égard & l'iinporlance ou à la ir des classes auxquelles ils appartienneat. Celle façon de er des coefficients sans le vouloir esl purement accidenlelle andonaée au hasard sans principe el sans raison* >■■ Celle ■valioo ne parait pas exacte. M. Walsh oublie que l'index
ne résulte pas d'une addition de prix, mais d'une addition lurcentages : l'on ne prend de chaque marchandise, pour ire entrer dans la moyenne générale, que le pourcentage iriation qui est le même pour 1 ou pour 1.000 kil. Les mnes simples ne sont pas un système de coefficients de rd, mais un système d'égale représentation. Le système des icienls leur esl-il, comme on l'aflirme, Ibéoriquemenl supé-
? C'est ce donl on ne peut se rendre comple qu'en eiamila mise en application des moyennes graduées, les résultats tarés des deux méthodes et enGn les principes mêmes sur lels se fondent l'un et l'autre système. ut d'abord, il n'y a plus entente entre les économistes pars des coefficients, lorsqu'il s'agil de choisir le critérium de lortance des ditTérentes classes de marchandises : comment âciera-t-on l'importance de chaque classe, d'après les valeurs 'après les quantités? Les coefficients seront-ils proportîoolux valeurs monétaires totales ou aux quantités consommées? ans ce dernier cas, considère ra-t-on tes quantités de la pre- B période ou celles de la seconde ou bien la moyenne entre Jeux sommes? Adoplera-t-on la méthode du coefficient ue ou du coefficient double? Certains économistes vont même l'à déclarer que l'importance des articles étant différente 1 les différentes personnes, il y aurait lieu de donner des icienls différents suivant les différentes classes de la société : à on reviendrait au système des moyennes budgétaires.
Les sjsièmes de coefficîeats peuveol se ramènera deux groupes dont l'uo preod eo coosidératioa les valeurs relalives monétaires totales des différeotes classes coDsidérées et l'autre la codsoidmatioD proportionnelle de chaque article, c'est^-dire lesquan- Ulés.
Le premier système consiste à donner .'i chaque article un coefScient conforme à la dépense faite par la communauté pour chaque catégorie d'articles. Giffen est d'avis de donner aux marchandises un cogfGcient proportionnel & la valeur des quantités consommées pendant l'année ou la période de base et Palgrave, uD coefâcient proportionnel à la valeur des quantités consommées i l'époque considérée, chaque année successive étant ainsi comparée par lui à l'année de base. D'autres enfin proposent de donner aui marchandises un coefficient proportionnel aux valeurs des différentes classes, multipliées par le nombre de fois nue les articles sont vendus avant d'être consommés (Foxwell)'.
Le deuiième système estime la grandeur des classes d'après les quantités consommées. Le principe sur lequel il repose est qu'une plus grande importance doit être accordée aux marchandises qui, étant mises en circulation en plus grandes quantités, nécessitent une plus grande demande de monnaie. Mais ici encore doit-on considérer les quantités des deux périodes ou celles d'une seule, celles de la première ou celles delà seconde période, ou «ocorc la moyenne entre les deux? Les uns pensent qu'on ne doit se servir que des quantités d'une seule période afin d'obtenir les variations de la somme de monnaie nécessaire pour se procurer la même quantité aux deux époques. Laspeyres préfère considérer les quantités de la première période et Paasche celles de la seconde*. On peut aussi se servir séparément des deux procédés et prendre la moyenne de leurs résultats; ou bien encore prendre la moyenne des quantités de toute la période considérée. On peut enfin, comme le recommandent Edgeworth et le comité de la Britisb Association, évaluer la dépense moyenne faite par
< WiUh, p. 85. Po>ir toute la discaMion des différants i;attni«s de coefAdenlr, Toir WaUb, p. 80 i 121 et appendice C, p. 533 et luir,
* Il prend lei quantités de la seconda p6riode consîdéréa. le< multiplie par le prix de la premibre période ou annâs de bâte, puis compare le rteultat obtenu ITBC la même quantité mottipliée par le prix de la deuxième période %X^