‹ Questions monétaires contemporainesChapitre 80 sur 238 · p«Gna · texte numérisé non relu

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Chiffre qui, rapporté au total de la production d'ai^ent, donne

toujours une proportion un peu inférieure ki/o pour la produc- Uoa d'argent à titre de produit principal.

On peut donc considérer, en tin de compte, que l'évaluation donnée par la commission mexicaine, qui est inférieure à 1/2, «st extrêmement modérée et se lient certainement au-dessous de la réalité : la plus grande partie de la production argentirère mexicaine est une production mixte dans laquelle l'argent intervient soit à titre de produit complémentaire, soit même parfois à litre de sous-produit.

En dehors du Mexique et des États-Unis, nous ne trouvons malheureusement pas des renseignements statistiques aussi nombreux qui nous permettent de donner des éléments chiffrés pour une détermination des ongioes minéralogiquea de l'argent. Ainsi, pour la Bolivie, pour le Pérou et pour le Chili, nous n'avons pu avoir aucun document permettant de contrôler l'exactitude des évaluatioDS mexicaines. Celles-ci attribuent dans chacun de ces pays, une place importante auxquantités d'ai^ent produit à litre principal ' : les 2/3 environ de la production totale, au Pérou et 1/3 environ en Bolivie. Ces proportions n'ont d'ailleurs rien d'étonnant puisque nous savons que l'argent se présente le plus souvent dans ces pays de l'Amérique du Sud sous la forme de minerais d'argent chloruré ou d'argent sulfuré et qu'on y emploie la voie humide de l'amalgamation, exclusive de l'extraction du plomb*.

En Australie, la statistique mexicaine évalue à 1.000.000 d'onces, sur une production totale de 12 ou 13.000.000 d'onces, la quantité d'argent produit à titre principal. Ici encore les chiffres détaillés manquent. Toutefois nous savons que les mines d'argent proprement dites sont fort rares. Dans la Nouvelle- Galles du Sud, qui est la région argentifère par excellence de l'Australie, la mine de Broken-hill est à la fois productive de plomb et d'argent — et elle donne à elle seule la moitié de la producliou australienne.

Voici un aperçu du rapport des deux métaux dans celte exploitation :

« V. TABLEAU IV. mp>-à, p. 860.

' V. supi-à. pp. 230, 244 et 245.

LÉON POLIER

PËB IODES.

MINBKAI

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