C.-S. — LtoR PoLiin
l'argent; il oscille autour des proportions du début du ivi* siècle, et cependant le rapport des valeurs révèle un fléchissement
^:::r}^tiizzzj
T.'dL^'l
:iLi:!
Ê-ÎK
exorbitant de l'argent. Le rapport des valeurs qui, de ii93 à 1620 n'était passé que de 10,7."> à 14 pendant que le rapport de production montait de 8,09 à 57,8 pour 1, se trouvait passer de 1S,97 à 27,50 pour 1 dans la période 1875 à 1896, pendant que
LA PRODUCTION DE L AROENT. i^i
le rapport de produclion moolait de 11,3 à 19,8 et, toujours dans le même sens, de 27,50 à 39,15 on 1903, pendant que le rapport de production descendait à H, G pour 1.
Ainsi, dans cette période de lS7a à 1902, d'abord par une Kausse hors de proportion avec l'accroissement du rapport de production, puis par une hausse persistante malgré la diminution de ce même rapport, le rapport des valeurs laissait apercevoir qu'il n'est pas influencé seulement par les variations du rapport des quantités produites des deux métaux. La cause de la chute de la valeur de l'argent doit être cherchée par conséquent autre part que dans les variations des rapports de production.
B. — Faudrait-il alors, en nous plaçant à notre second point de vue, la chercher dans les variations de la production ahaohte de l'argent? Y a-t-il un rapport entre la valeur et la production absolue de l'argent, et les variations d.e celle-ci expliquentelles les variations de celle-là?
La courbe de la valeur de l'argent considérée depuis 1493, et dans son ensemble, correspond d'une façon assez générale à la courbe de la production : du point de départ au point d'arrivée, on constate dans l'ensemble pour chacune d'elles un mouvement corrélatiCqui éveille aussitôt l'idée naturelle d'un lien causal entre ces deux phénomènes. jMais il importe d'examiner d'un peu plus près cette hypothèse et de se demander s'il y a bien en elle les éléments d'une explication scientifique.
Si l'on pro'cède toutd'abord à un examen attentif des rapports qui existent entre les variations de la production et celles de la valeur, on s'aperçoit qu'ils sont beaucoup moins étroits qu'on pouvait, suivant la précédente hjpolbèse, le penser. Il y a, entre ces variations une véritable indépendance qui se révèle à plusieurs reprises.
C'est ainsi que, dans la période qui s'étend dp loOO à 1860 , on peut relever deux cas frappants de celte indépendance : de 1621 à 1680, la production de l'argent subit une marche décroissante assez sensible, passant de 2. Il i. 500 kilogsde moyenne annuelle en 1691, à 1.683.000 kilogs en 1680- Or, pendant la même période, te rapport d'échange de l'argent a l'or passe de 12,23 pour 1 à 1j pour 1. Inversement, de 1740 à 1780, la production de l'argent se trouve portée de 2.1.%. 000 kilogs à 3.263.700 ki-
,ïGoogIc
99S LË0N POLIER.
lo^s |iar an , ce qui n'empéclie pas le rapport de valeur de s'abaisser de 15,74 pour J à U,72 pour 1.
De même, si l'on considère la courbe des pris comparée à celle je la production n partir de 1860 (V. diagramme, p. 29U) on aperçoit bien immédiatement un rapport inverse général entre leurs variations, mais on peut aussi, par une analyse attentive de leur tracé, découvrir des symptômes peu négligeables de leur indépendance relative : de 18G0 à 1871 les prit demeurent très sensiblement slattonnaires malgré que la production ail doublé; ea 1873, une cbute des prix correspond à une chute de la production; de 1880 à i882, tosprii se stabilisent à peu près, malgré une ascension rapide de la courbe des quantités; puis ils tombent encore en 1 883, au moment même oii la production s'abaisse en un angle rentrant prononcé; en 1889-1890, en plein et rapide accroissement des quantités, le cours de l'argent remonte, brusquement de 8 0,93 à g l,Oi; enfin, depuis 1893," malgré un arrêt très marquéde la production qui paraitapproximalîvemcnt statistique, les cours continneat à fléchir.
Tableau XV'.
Production mondiale de l'or et de l'argent depuis 1860.
,l)e 1S60 k 1872, d'apri-s iH12, cl'.ipri's Ifp ilirecleurs <
oyeiines r,uin(|uennales de Soellwer; depuis mnak'S d.'s ÉtaU-L'riis].
ANNi;:Ba.
AKOKNT-
oncei do an.
On«. •!■ 00-