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REFLEXES RYTHMIQUES

1* Réflexe rythmique homolatéral (paraplégie par compression médullaire) 2° Rétlexe rythmique contra-latéral (diplégie cérébrale infantile) .

période de mouvement. Il en est de même dans la marche, ainsi que l'a démontré Marey.

La deuxième objection faite à notre manière de voir est que ces réflexes d'automatisme sont supprimés dans les sections complètes de 'a moelle et qu'on ne peut donc parler de « réflexes de la moelle libérée ».

Il en était bien ordinairement ainsi (avec des exceptions d'ailleurs démonstratives), dans les sections complètes d'avant-guerre dues à de gros traumatismes déterminant vraisemblablement des lésions diffuses.

Mais il n'en a pas été de même dans les sections complètes trop nombreuses de la guerre. Celles-ci évoluent comme l'a montré M. Lhermitte, dont vous connaissez sur ce sujet l'importante monographie, en deux phases : phase de shock, phase d'automatisme. Dans cette deuxième phase, les réflexes d'automatisme existent, exaltés.

Cette dernière objection tombe donc d'elle-même, et il reste que l'ensemble des phénomènes réflexes dont nous venons de parler expriment bien, selon l'opinion jadis émise par M. Pierre Marie et par nous, à l'automatisme delà moelle libérée. Ils tendent à reproduire lesactes d'habitude, devenus automatiques par leur incessante répétition, ceux auxquels la voie a été le plus souvent frayée et dont les mouvements de marche constituent chez l'homme le type le plus important.

Il me resterait, pour être complet, à vous parler des rapports du signe

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de Babinskiavec les réflexes d'automatisme. Il en constitue pour nous le seuil ou mieux l'ébauche. Mais c'est là une question dilîicile, contestée, encore insuffisamment élucidée. Nous ne nous y attarderons pas.

2° Syncinésies d'automatisme médullaire. — J'aborde maintenant le second des points que je désire traiter devant vous, c'est-à-dire la question des syncinésies d'automatisme.

Dans le travail que nous avons consacré, avec Pierre Marie, aux syncinésies des hémiplégiques, nous avons distingué trois grandes variétés de syncinésies :1a syncinésie globale, les syncinésies d'imitation, les syncinésies de coordination.

Ce n'est pas à dire qu'il n'existe pas d'autres variétés de syncinésies, mais ce sont là, croyons-nous, les trois variétés principales auxquelles se rattachent la grande majorité des faits observés.

La syncinésie globale n'est autre chose que le renforcement de la contracture qui se produit à l'occasion d'un effort. Elle renforce l'attitude générale déterminée par cette contracture. Son développement va de pair avec cette dernière et avec l'exagération des réflexes tendineux- Elle est surtout marquée dans l'hémiplégie banale, pyramidale.

La syncinésie d'imitation est fort différente. Comme l'indique son nom, elle reproduit, elle imite les mouvements exécutés par le côté sain.

Voici une malade atteinte d'hémiplégie banale. Son poing est à l'avance fermé à demi par la contracture. Si je lui dis de serrer fort la main du côté sain, elle serre aussi la main du côté malade. Il semble y avoir imitation. Mais que .je lui fasse ouvrir fortement cette même main saine, elle serrera encore la main du côté malade. Il n'y a en réalité que syncinésie globale, renforcement de la contracture.

Voici maintenant une seconde malade, bien différente delà première. Vous voyez qu'elle aussi est raide d'un côté, mais eette railleur est d'un tout autre aspect. Son bras est allongé, ses doigts sont allonges et non fléchis dans la paume, sa main présente de temps en temps des mouvements irréguliers de l'ordre de la ehoréo-athétose. Cette malade présente une hémiplégie infantile et très probablement une lésion importante des noyaux gris centraux entraînant l'altération d'autres \ oies (pie la voie pyramidale ici relativement indemne. Eh bien, si nous commandons à eette malade de fermer sa main saine, elle fermera en même temps sa main malade ; si nous lui commandons d'ouvrir sa main saine, elle ouvrira en même temps sa main malade, etc. Son côté ma-

lade imite réellement son côté sain. Il y a syrtcinésie d'imitation et la syncinésie d'imitation, en effet, s'observe surtout dans les lésions non pyramidales ou peu pyramidales du cerveau, dans celles en particulier qui frappent les noyaux gris centraux.

Arrivons maintenant aux syncinésies de coordination. Ce sont elles qui constituent réellement les syncinésies d'automatisme médullaire.

Elles sont essentiellement caractérisées par ce fait que, chez les hémiplégiques et les paraplégiques, la contraction volontaire de certains, groupes musculaires entraîne la contraction involontaire, syncinétique, des groupes musculaires fonctionnellement synergiques.

Les syncinésies de coordination deviennent ainsi des mouvements coordonnés complexes tendant à reproduire les grandes synergies normales que nous avons déjà étudiées. Elles peuvent s'observer au niveau du membre supérieur comme au niveau du membre inférieur Etudionsles au niveau du membre inférieur où nous les reconnaîtrons plus aisément.

Vous vous rappelez que nous avions distingué au niveau du membre inférieur deux grandes synergies principales : la synergie d'allongement, la synergie de raccourcissement, auxquelles se rattachait une synergie bilatérale et asymétrique plus difficile à mettre en lumière chez l'homme : la synergie d'allongement croisé.

Etudions la synergie de raccourcissement. C'est toujours la plus facile à mettre en lumière.

Voici un malade, un hémiplégique. Je le fais étendre. Je lui commande de porter le pied en flexion dorsale sur sa jambe. Il ne peut pas. Il a pourtant compris mon ordre, puisqu'il l'exécute du côté sain. Ce n'est pas la contracture qui le gène, puisque passivement le mouvement est réalisé sans effort de ma part. Il ne peut donc pas volontairement porter son pied en flexion dorsale sur la jambe.

Maintenant je lui donne un autre ordre : pliez le genou. Il le fait, et en même temps cette flexion dorsale du pied sur la jambe, qui tout à l'heure était impossible, s'exécute avec une grande force, et vous voyez saillir la corde du jambier antérieur. Même si je m'oppose à la flexion du genou, la flexion dorsale du pied n'en sera pas moins exécutée (c'est là proprement le signe de Strumpell). Tous les mouvements du raccourcissement sont solidaires, il y a véritablement mouvement conjugué, selon l'expression de MM. Babinski et Jarkowski, et le mouvement volontairement impossible est involontairement et syncinétiquement effectué.

Faisons en effet la contre-épreuve. Ordonnons au malade de fléchir

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