I.eitz oc. IV. obj
Kyste colloïde : on remarque la grandeur des vésicules et l'épithélium cylindrique qui les borde.
caractéristique d'hyperthyroïdie. Tachaud, en 1911, a étudié l'hyperglycémie alimentaire après administration de 100 grammes de glycose. Bram, de Philadelphie, a fait remarquer que les hyperthyroïdiens et les individus en état de sympathicotonie supportent particulièrement bien la quinine.
Baudouin et Porak et Claude ont montré le ralentissement du pouls à la suite de l'injection d'extrait hypophysaire (test du corps pituitaire).
1. Harrowers monographs on the internai sécrétions. I. Hyperthyroïdism, janv. 1921, p. 59.
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Des expériences faites avec mon interne, M Coulaud, n'ont pas chez le lupin confirmé la valeur de ce dernier test. Les injections d'extraits hypophysaires ont entraîné des variations du poids de même ordre, aussi bien chez des lapins à corps thyroïde longuement irradié par les rayons X que chez des lapins neufs.
De tous ces tests je ne retiendrai qu'un seul, c'est la seconde partie du test de Gœtsch, V épreuve de la glycosurie ad rènali nique. Une injection intra-musculaire d'un milligramme d'adrénaline détermine sou-
(,ec .. Acromégalie
M. Vis. . Goitre. Manie
<ioup... Dépression mélancolique
Roh... Dépression mélancolique
-M. Viss... Goitre (après irradiation du corpsthyroi'Je 10H).
Vass... Dépression mélancolique (corps thyroïde irradié 15 H)
Vass... Dépression mélancolique (corps thyroïde irradié * H). .
Vass... Dépression mélancolique (corps thyroïJe irradié 40 H)
Fig. 4.
On remarque que les quatre premières courbes, prises chez des malades, où la clinique reconnait l hyperthyroïdie, sont caractérisées par l'hyperglycosurie, tandis que les quatre dernières courbes, prises chez la même malade et une cliniquement analogue, traitées toutes deu\ par la radiothérapie du corps thyroïde, sont caractérisées par l hypoglycosurie relativement au taux initial.
vent de la glycosurie. On admet que cette glycosurie se produit plus facilement chez les individus en état d'hyperthyroïdie que chez les autres.
J'ai fait cette épreuve chez des malades soumis à un régime constant, très riche en hydrates de carbone.
Voici les résultats obtenus, représentés sur ces courbes. (Figure 4.) La richesse en glucose par litre est inscrite en grammes; Chei un acro-
LES PSYCHOSES THYROÏDIENNES 413-
mégalique pris comme témoin, on trouve 2 grammes à l'origine et 5 gr. 45 après 6 heures.
Chez Coup.., une mélancolique avec tentatives de suicide, syndrome de mélancolie intermittente, hyperthyroïdie manifestée par un peu de tremblement et l'augmentation de la raie vaso-motrice de Vulpian, il y avait 1 gr. 90 de sucre avant l'épreuve, et après 6 heures, 4 gr. 20.
Georgette Vass.., dite la « Cruche cassée », après avoir été soumise aux irradiations du corps thyroïde par les rayons X, présente une glycosurie très faible, qui commence à 1 gr. 80 et tombe après 9 heures à 68 centigrammes.
Viss.., goitreuse avec manie, passait, avant radiothérapie d'1 gr. 0f) à 3 gr. 20 et après radiothérapie, de 2 grammes à 1 gr. 80, c'est-à-dire avait après irradiation thyroïdienne une courbe inversée.
Par conséquent, vous voyez que l'épreuve de la glycosurie adrénalinique montre un rapport entre l'élimination exagérée du sucre et l'hyperthyroïdie.
L'hyperglycosurie adrénalinique nous a donc permis de saisir un lien entre l'hyperthyroïdie et certains syndromes affectifs, maniaques ou mélancoliques.
Ces dosages ont été faits avec la plus grande exactitude par mon interne en pharmacie, M. Louis de Saint-Rat ', qui a imaginé un procédé très délicat, qui est une modification de la méthode de Gabriel Bertrand. C'est le dosage à la liqueur de Fehling et le titrage de l'oxydule de cuivre par le permanganate de potasse, après défécation parle réactif de Tanret (nitrite mercurique) et élimination du mercure par la poudre de zinc. Dans ce dosage des corps réducteurs seul l'acide glycuronique peut aussi fournir la réaction. Il suffit de connaître cette cause d'erreur pour léviter.
4° Critère thérapeutique. — J'arrive au quatrième critère, le critère thérapeutique. Voyons d'abord les faits chirurgicaux, puis les faits radiothérapiques.
Un des premiers faits chirurgicaux, observé par Ballet et Delmas, concerne une femme hospitalisée à Sainte-Anne, qui présentait un syndrome de Basedow avec état confusionnel. Elle eut la moitié droite du corps thyroïde enlevée par M. Quénu. Cette intervention fut suivie d'une amélioration et même de la guérison avec disparition des manifestations confusionnelles.
1. L. de Saint-Rat et J. Roniaut. Sur le dosage de petites quantités de sucres réducteurs dans les liquides de l'organisme, Bull, des se. pharnuicologiques, n° 6, juin 1920.
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Un cas très analogue a été étudié par moi avec mon interne Conlaiid. C'est cette petite anxieuse, qui avait un kyste colloïde du lobe gauche de la thyroïde, et qui, une fois débarrassée de ce kyste, a complètement guéri.
Un autre cas identique a été publié par Murphy (Surgical clin, de Philadelphie, 1916).
Si nous envisageons maintenant les faits radiothérapiques, nous voyons qu'une malade, qui présentait de l'hyperthyroïdie avant la radiothérapie, est maintenant plutôt en état d'hypothyroïdie, présentant une disparition de la glycosurie post-adrénalinique, et est guérie de sa psychose.
Je crois donc qu'il existe un rapport de solidarité incontestable entre la thyroïde et certaines psychoses. En somme, nous pouvons dire qu'il existe un complexe thyroïdo-périodiqae, caractérisé par quatre signes constants, et trois contingents. Les signes constants sont l'intermittence, les troubles de la qualité de l'humeur, l'absence de déficit intellectuel et le changement de poids. Les contingents sont la prédisposition féminine, l'apparition à l'occasion des divers incidents de la vie génitale (puberté, menstruation, grossesse, accouchement, aménorrhée, aménopause), enfin l'extraordinaire fréquence de l'hérédité. De toutes les psychoses, les psychoses thyroïdiennes sont les plus héréditaires. Est-ce bien le fait d'une hérédité psychologique ? Il semble plutôt que ce soit le fait d'une hérédité glandulaire. C'est par l'intermédiaire de l'hérédité thyroïdienne que les psychoses affectives se retrouvent dans toute une suite de générations dans les mêmes familles.