‹ Questions neurologiques d'actualitéChapitre 135 sur 153 · Exactement : 12,11 pour · texte numérisé non relu

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2. Sur 100 épileptiques par traumatismes pénétrants du crâne :

55,20 sont blessés dans la région pariétale, soit sensiblement 1|2 25,93 — frontale — 1|4

10,53 occipitale 1|8

8,33 temporale — 1|16

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d'ordinaire ont été pratiquées, quelquefois même à plusieurs reprises. Sans doute, dans les mois suivant l'opération, 1 épilepsie disparaissait, et l'on pouvait crier victoire ! Mais la cicatrice lentement se créait, d'autant plus longue à se constituer qu'elle était plus volumineuse ; et un an, un an et demi après l'intervention chirurgicale, les crises reparaissaient plus intenses et plus Fréquentes encore qu'auparavant. Vers la fin de la guerre, M. le professeur Lecène avait systématiquement renoncé à extraire les corps étrangers encéphaliques bien tolérés. Il abaissa ainsi très notablement parmi les blessés de cet ordre le pourcentage d'épileptiques qui de 2«i 0,0 passa à 10 0 0.

Antécédents du blessé. — Le terrain pbysio-patbologique du blesse influe notablement sur l'éclosion consécutive de phénomènes épileptiques. La syphilis et l'alcoolisme sont causes aggravantes, et nous avons pu remarquer combien l'épilepsie traumatique était plus fréquente chez les coloniaux de carrière, souvent porteurs de ces tares. Il est classique de citer ce mineur du Nord devenu épileptique après un coup de pic sur le crâne et qui n'avait de crises que le jour suivant ceux consacrés au culte excessif de Gambrinus. Enfin, plusieursfois, en soignant activement la syphilis, nous avons pu améliorer et même fait disparaître l'épilepsie.

L'intensité des troubles subjectifs que M. Pierre Marie a décrits chez les trépanés, la plus ou moins grande durée de la perte de connaissance après le traumatisme, ne semblent nullement influer sur les crises consécutives,

Par contre, le mal comitial fruste, préexistant au traumatisme, est toujours très aggravé par lui. Nombreux sont les jeunes gens qui n'avaient de temps à autre que quelques vertiges passagers, si légers qu'ils avaient été incorporés, et qui, après une plaie de tète parfois minime, eurent plusieurs crises convulsives par semaine! C'est pourquoi il est toujours dangereux de trépaner un malade épileptique sans qu'il y ait de formelles indications à le faire. Lue trépanation constitue non seulement un traumatisme perforant, mais encore par les vibrations, les chocs, les heurts qu'elle nécessite, elle entraîne une violente commotion de l'encéphale qui, déjà lèse, n'en est que plus grièvement atteint.

Mais nous voici loin de l'épilepsie purement traumatique. Revenons y.

Temps de latence. — Nous avons vu (pie le premier accès d'épilepsie durable ni' survenait que lorsqu'un certain temps de latence s'est écoulé, d'ordinaire entre trois et dix mois. Mais cette « incubation »

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