‹ Questions neurologiques d'actualitéChapitre 53 sur 153 · Acte II, scène m · texte numérisé non relu

Acte II, scène m

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matismes obstétricaux et l'alcoolisme. Quant aux autres influences pathogènes invoquées par les auteurs, il n'est pas douteux qu'elles

peuvent intervenir, aussi, mais à titre exceptionnel. Et encore, souvent leur action serait-elle inopérante, si le cerveau du fœtus n'avait été Fragilisé, sensibilisé par la spécificité.

Ce serait sortir des limites que nous nous sommes assignées que de

Fig. 3. — Méningo-eneéplialite chronique, avec épaiss-issement. aillierences et opalescence de la pie mère. A noter, île plus, de multiples anomalies morphologiques des circonvolutions, et, au-dessous de 1 extrémité postérieure de la scissure de Sylvius, une petite cavité porencéphalique.

vouloir traiter à fond, ici, la question analomo-pathologique. Contentons-nous d'envisager, en quelques mots, la morphologie, l'origine et les conséquences des lésions principales.

En ce qui concerne leur morphologie, les auteurs distinguent les lésions inflammatoires et les vices de développement.

Parmi les lésions inflammatoires, citons surtout :

lu La méningite chronique, caractérisée par un épaississement de la pie-mère, et — en principe — par l'intégrité macroscopique de l'écoi ce sous-jaeente (tig. 2] ;

2° La méningo-encéphalite chronique, dans laquelle la pie-mère, épaissie et vasculausée Qg. 'A .adhère intimement au cerveau, de lelle sorte que, quand on veut procéder à la décortication de ce dernier, oiy crée des ulcérations et que, mis ensuite dans 1 eau, il offre une surface tomenteuse. Histologîquement, fusion des méninges molles, qui forment une membrane épaisse el végétante, riche en amas embryonnaires et en

vaisseaux à lumière dilatée, à gaine lnuiiire de lymphocytes el de plasma/ellen (lig. 4 ;

encéphalite diffuse avec atrophie scléreuse des circonvolutions sous-jaoenles, disparition des fibres à invéline, atrophie des cellules nerveuses, apparition, dans les COUcheS

superficielles, de lacunes de désintégration. Par sa tendance à la symphyse, l'abondance de ses infiltrats embryonnaires, la précocité et l'abondance tle ses lésions vascu

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Fig. 4. — Méningo-encéphalite chronique. Atrophie scléreuse des circonvolutions ; méningite hyperplastique avec nombreux amas embryonnaires, la plupart pcrivasculaires. (Coloration : hémaléine-éosine ) ( Baiionneix.)

Fig 5. — Sclérose atrophique hémisphérique Noter la héance des sillons et l'amincissement

des circonvolutions.

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laires, cette méningo-encéphalite chronique évoque, dans bien des cas, l'idéede syphilis (Cl. Philippe et J. Oberthur) ;

;{' La sclérose cérébrale atrophiuue, où les circonvolutions atteintes se différencient des autres par leur aspect rétracté, comme flétri, qui les a fait comparer aux circonvolutions d'un cerveau durci par l'acide nitrique (Hichardière) ; par leur diminution corrélative de volume (microgijrie), d'où héance des sillons qui les séparent ; par leur colo-

Fig. 6. — Weigert-van fiieson. Grossissement : 15/1. Les trois circonvolutions représentées sont creusées, dans leur partie superficielle de cavités unfractueuses, irrégulières, où flottent des débris de substance nerveuse désintégrée. Leur axe, au lieu d'être constitué par des libres à myéline, n'est plus formé que par un feutrage névroglique dense et par de nombreux capillaires. C'est à peine s'il persiste quelques libres nerveuses dans deux d'entre elles. On saisit ici sur le vil révolution lacunaire qui préside au développement de certaines encépbalites kystiques. (BauonneIx.)

ration blanchâtre ; et. surtout, par leur augmentation de consistance (induration cartilagineuse de Cruveilher). Suivant son étendue, elle est dite hémisphérique (fig. 5), lobaire, chagrinée ; elle se localise alors à quelques circonvolutions. Parfois, les lésions prédominent, à la coupe, sur la substance blanche (atrophie soiis-eor/ica/e de Binswanger).

Histologiquement, deux variétés : 1 ° la prolifération névroglique a pour origine la paroi des capillaires, et se présente, au début, sous forme d'ilôts péri\ usculaires, qui. ultérieurement, se réunissent (1*. Marie) ; ici encore, la Syphilis est souvent eu cause (Bechterew) ; '2" la sclérose est beaucoup plus dense, et OOCUpe de larges territoires. parfois creusés de Kystes à parois déchiqueté) s. remplis d'une sérosité claire, dans laquelle flottent des blocs de tissu nerveux désintégré (tif;. (»). Dans ees cas, et contrai-

LES ENCÉPHALOPATHIES INFANTILES

rement au précédent, aucune lésion inflammatoire. 11 semble s'agir alors d'agénésie, liée àl'aplasie de l'artère correspondante ;

4° L'hydrocéphalie interne chronique se caractérise par un abondant épanchement de liquide céphalo-rachidien à l'intérieur des ventricules latéraux, desquels il peut fuser, par le trou de Monro, dans, le IIIe ventricule ; dans le IVe, par l'aqueduc de Sylvius dilaté et, de ce ventricule, dans les espaces sous-arachnoïdiens par le trou de Magendie. Lorsque cet épanche ment devient très considérable, les ventricules latéraux communiquent largement entre eux, septum lucidum et voûte à trois piliers se résorbent, le corps calleux se réduit à une mince lame membraneuse, les circonvolutions, aplaties, prennent 1 aspect d'une marqueterie. Les altérations n'épargnent ni l'épendyme, granuleux, épaissi, végétant, ni les plexus choroïdes. Le crâne augmente de volume, devient fortement bra-

ch3'céphale, et subit d'importantes modifications structurales. Histologiquement, lésions inflammatoires, portant sur divers points : épendyme, et, surtout, région

Fig. 7. — Porcncéphalie de 1 hémisphère gauche. Le porus est situé au-dessus de la partie tout antérieure de la scissure de Sylvius. (Babonneix et Dahré.)

Fig. 8. — Porencéphalie. Coupe de la 3" frontale gauche. Képartition de l'écorce en deux zones, les unes, claires (déserts cellulaires), les autres, sombres, multicellulaires. Aspect de trèfle, de folioles. i,Babonneix et Dahhé.)

sous-épendvmaire (Merle) ; plexus choroïdes ; les unes et les autres relèvent habituellement de la syphilis ; écorce, atteinte de sclérose disséminée, avec disparition des éléments nerveux.

Des lu'ces de développement, les plus importants sont :

lu La porencéphalie, découverte, en 1827, par Cazauvielh, qui commit la faute impar-

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donnable de ae pas lui donner un nom (Brissaud); c'est une perte de su bstancef porus)

en forme d'entonnoir lig. 7 , dont la hase répond à la surface du cerveau, le sommet.

arrondi, au ventricule latéral, et dont les parois sont constituées par les circonvolutions voisines, qui rayonnent toutes de la périphérie vers les hords de l'excavation, sur lesquels elles se réfléchissent. Ses lésions microscopiques sont, parfois, de nature inflammatoire (Bahonneix et Darré; (fig. 8 et 9). De la porencéphalite, que l'on attribue à une destruction du tissu nerveux (Vogt), d'origine vasculaire ou mécanique, il faut rapprocher la psendo-porencéphalie, qui ne s'en distingue que par quelques détails morphologiques, et les lésions vasculaires : foyers de ramollissement, sous forme de plaques jaunes ; hémorrhagies, surtout méningées, et, alors, presque toujours d'origine obstétricale, reconnaissahles à leur aspect cloisonné, à leurs parois celluleuses, à leur contenu séreux ;

Fig. 9. — Porencéphalie. Oéserts cellulaires en rapport avec des vaisseaux méningés altérés. (Babonneix et Uarhé. )

Fig. 10. — Istio-atypie corticale disséminée Face externe de I hémisphère gauchi ^Collection Pibrre Maris )

2' L'islio-atypie corticale disséminée (lYlli/./i , caractérisée macroscopiquement par la présence à la surface des hémisphères et des corps opto itriéa, d'Ilots arrondis,

saillants, de coloration blanchâtre, de consistance dure (lig. 10), et, en pleine sul>s

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