ANDRÉ II RI
ulco-com raissiirale <|iiî se rendent aux cornes antérieures : elles caractérisent ee que l'on peut appeler la « myélite syphilitique amyotrophique ». Il n'y a pas, assurément, dans cette description une seule lésion qui soit véritablement et sûrement spécifique, mais il y a une série d'altérations cpii constituent, comme le disent Lannois et Porot ', un « portrait anatomique », une « expression morphologique », qui lait reconnaître la syphilis presque d'emblée à un œil tant soit peu exercé.
Les lésions dégénératives sont d'ailleurs loin d'être limitées aux cornes antérieures, et l'on observe dans la plupart des cas des altérations scléreuses des cordons blancs très diversement localisées.
Tantôt elles siègent sur les cordons postérieurs et sont particulièrement intenses sur les cordons de Goll : on comprend ainsi que ces lésions, qui ont tout à fait l'aspect et très certainement la pathogénie des lésions tabétiques, puissent déterminer cliniquement les symptômes les plus variés du tabès. Très souvent, elles se manifestent seulement par la diminution ou l'abolition des réflexes tendineux, de ceux des membres inférieurs notamment ; cette abolition paraît être le premier signe de la méningite lombaire postérieure ; si elle a sans doute même origine que le signe de Westphal des tabétiques, du moins ne semble-t-elle pas en avoir le pronostic, en ce sens que les symptômes semblent pouvoir se limiter à la seule aréflexie, sans que se produisent une sclérose accentuée des cordons postérieurs et tous les troubles qui en résultent.
Tantôt on trouve de la sclérose des cordons antéro-latéranx. Cette sclérose est fréquemment annulaire, immédiatement sous-jacente à la méninge ; parfois elle s'observe surtout autour de la corne antérieure, parfois aussi dans une petit zone intermédiaire à la corne antérieure et à la périphérie de la moelle, dans le « faisceau supplémentaire » décrit par Pierre Marie comme formé de fibres nées des « cellules du cordon latéral ».
Cette sclérose peut pénétrer plus ou moins profondément et atteindre le faisceau pyramidal : il peut en résulter une paraplégie à tendance spasmodique. Chez certains sujets, sans qu'il y ait paraplégie véritable, il peut y avoir exagération des réflexes tendineux, ainsi que l'avait déjà vu Raymond, ou réflexe des orteils en extension, comme