Lannois et Poitor. Hevue de Médecine, li
LES ATROPHIES MUSCULAIRES
nous l'avons nous -même signalé ' et comme plusieurs auteurs, Souques et Vallery-Radot entre autres -, l'ont observé. Dans ces différents cas, l'association de l'amyotrophie et des symptômes pyramidaux rappelle plus ou moins le tableau de la sclérose latérale amyotrophique ; mais l'évolution de la maladie est lentement progressive, la spasmodicité est tardive, et il est assez vraisemblable que certains cas de soidisant sclérose latérale amyotropbique de durée extraordinairement prolongée, comme ceux qui ont été signalés dans la thèse de Florand 3, sont en réalité des myélites syphilitiques amyotrophiques ayant atteint successivement les cornes antérieures et les cordons latéraux.
Sur la lésion des muscles eux-mêmes, nous n'avons rien à dire, sinon qu'elle consiste, comme pour toutes les amyotrophies, non dans une atrophie primitive et simple des fibres musculaires, mais en une véritable myosite à caractère inflammatoire. Le premier acte est constitué, en effet, par une prolifération des noyaux ; il est bientôt suivi de la multiplication des granulations protéiques de la substance contractile, qui l'orme la « tuméfaction trouble » . Plus tard seulement cette substance se subdivise en revenant à l'état indifférent, de sorte que le faisceau musculaire se trouve être composé d'amas de noyaux
1. Andrk Léri. Article Atrophie musculaire progressive spinale, in Traité de Médecine Charcot- Bouchard, tome IX.
2. Socques et Pasteur Vallery-Radot. Soc. de iVeuro/., mars 1913.