‹ Questions neurologiques d'actualitéChapitre 66 sur 153 · DIXIÈME CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

DIXIÈME CONFÉRENCE

PAR

Paul SAINTON

Médecin de l'Hôpital Tenon.

LE GOITRE EXOPHTALMIQUE

Messieurs,

Il y a quelque vingt ans, le goitre exophtalmique était considéré par la plupart comme un type de névrose ; il figurait dans les traités de pathologie à côté de l'hystérie, delà chorée, de la paralysie agitante. Ne suffisait-il pas, d'ailleurs, de jeter un regard sur les malades qui en étaient atteints pour les voir toujours agités, toujours frémissants et trémulants, mobiles et instables pour renforcer cette idée dans l'esprit de l'observateur, à une époque où le trouble fonctionnel suffisait à expliquer une grande partie de la pathologie nerveuse ?

Déjà, cependant, commencent à se faire jour les trois notions qui ont contribué à modifier la conception ancienne. La première est celle des accidents survenant à la suite de l'ablation de la glande thyroïde et constituant le myxoedème et de leur opposition frappante avec les symptômes du goitre exophtalmique bien vue par Mœbius. La seconde notion, due à Pierre Marie et Mœbius est la possibilité de la transformation d'un goitre simple en goitre exophtalmique. La troisième, encore due à Pierre Marie et Mœbius, est le rôle que joue l'infection dans la provocation des maladies nerveuses ou considérées comme telles.

En même temps, sous l'influence de Brown-Séquard, naissait la notion de la sécrétion interne et de son rôle : actuellement l'importance de l'action qu'exerce le corps thyroïde sur la morphogénèse, sur la nutrition, sur la circulation et sur le système nerveux n'est plus mise en doute par personne. Grâce à cette évolution des idées, le goitre exophtalmique fait désormais partie de la pathologie thyroïdienne.

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LE GOITRE EXOPHTALMIQUE EST UIM SYNDROME PHYSIOLOGICO

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