K. H II.S
lésion inflammatoire ou vasculaire, de telle sorte qu'on peut considérer la dégénération comme primaire au point de vue de L'étiologie.
2. Lésions viscérales. — Selon l'opinion de la plupart des auteurs, la cirrhose du foie, sans laquelle on ne peut admettre aucun cas dans le cadre de la dégénération lenticulaire progressive, résulte d'un processus inflammatoire, avec unv hyperplasie subaiguë ou chronique du tissu conjonctifde l'organe, accompagné d'atrophie et de dégénération parenchymateuse, de phénomènes de régénération, et d'hypertrophie des conduits biliaires. Elle n'est pas toujours accompagnée, à ce qu'il semble, de nécrose véritable. On ne peut donc pas confirmer la manière de voir de Rumpel qui admet un défaut de développement, ni celle de Heinrichsdorf qui croit à une cirrhose pigmentaire consécutive à un empoisonnement métallique, ni celle de Kubitz-Stâmmler, qui pensent à une affection syphilitique. Sjôvall-Sôderbergh nous ont donné une belle étude et ont conclu que, malgré les différences des cas individuels, il s'agit toujours d'un processus inflammatoire, mais à un degré trèsvariable, qui intéresse le parenchyme plus que le tissu conjonctif ou interstitiel.
Dans ma monographie, j'ai insisté sur l'hypertrophie de la rate que l'on avait observée quelquefoisau cours de l'affection (Wilson, Homen, Ormerod) et depuis on l'a constatée plusieurs fois (Kubitz-Stâmmler, Rausch-Schilder, Pollock, von Economo, etc.). Du reste, on doit dire qu'on ne l'a pas toujours constatée même daqs des cas typiques (Pfeiffer). La signification des altérations de la rate sera discutée dans le chapitre suivant.