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Dans les cas extrêmes, la chirurgie peut rendre des services, soit que l'on pratique la ligature des artères thyroïdiennes ou mieux l'hémithyroïdectomie. Dans les goitres plongeants basedowifiés, l'intervention doit se taire d'urgence.
4° Le goitre est-il petit, aodulaire ou fibreux ? C'est encore au traitement chirurgical qu'il faudra recourir pour enlever le nodule adénomateux ou fibreux. Mais si la sclérose thyroïdienne est diffuse, il faut éviter et l'intervention et le traitement radiothérapique, qui peuvent être dans ce cas particulier suivis de myxœdème. Les traitements électrothérapiques, galvano-faradisation, sont alors indiqués et donnent de bons résultats.
5° Enfin il peut y avoir cancer thyroïdien. Son évolution est en général très rapide : la radiothérapie et même la radium thérapie peuvent donner quelque soulagement, si l'étendue de la tumeur contreindique toute intervention.
Quelle que soit la méthode thérapeutique à laquelle ils soient soumis, les basedowiens doivent faire une cure de repos et de calme. Le séjour dans une station thermale (Bourbon-Lancy, Bourbonne, Ussat, Salies-de-Béarn, Néris, Plombières) est indiqué comme complément de la convalescence.
Les considérations, qui viennent d'être exposées, sont bien incomplètes ; elles sont suhisantes cependant pour concevoir l'évolution qui s'est faite dans la conception du syndrome basedowien. Nombre de données classiques jusqu'ici demandent à être revisées ; le nombre des problèmes posé par l'étude du goitre exophtalmique est considérable, le rôle du corps thyroïde apparaissant comme de plus en plus important, aussi bien au point de vue du métabolisme en général qu'au point de vue de l'équilibre endocrinien et des connexions qu'il peut avoir avec le sympathique. Les inconnues de ces problèmes sont tout au moins posées et les chercheurs savent dans quelle voie ils doivent se diriger pour les résoutire.