LIVRE DEUXIÈME
« Lii Sociéti^ do la paix du Massachussets a dressé une enquête qui p»Mil fournir à cvi «'-fîard dis indications utiles. Elle a reflierrhr It^ rausos des (guerres (|iii ont afllip* le inond*^ rivilisi* depuis le n*fnie df Constantin. O's guem^s sont au nonilin* de 286, non mmpris les insurnM'tions, les luttes partielles, ni It^s guerres en(;agées t-ootre les |ieu|>l(^ sauvages. Voici (*n quelles catégories idles se distribuent :
44 guerres engagées pour obtenir un accroissement de territutm.
22 — pour lever des tributs, etc.
24 — i\v repn'sailles.
8 — entn'|iris<*s potir dtVider quelques questions d'honneur mi
de pn'Togative.
0 — provenant dr ce intestat ions relatives ù la possession d'in
territoire.
41 — [irn venant iWr^ prélciitions à inie couronne, guerres de
succession, etc.
30 — (Mininienn'cs s<»iis le j»r»'lexti' d'assister un allii*.
23 — provenant d'une rivalité d'influences. 5 — de querelles coniuien'iales.
oi) — Cl vues.
28 — de religion, en v comprenant les croisades contre les Tiins et les hérétiques.
» Ce relevé a le défaut de mampier île pnv*ision. Il nous semMe que "pesanteurs n'«ml pa<aecordé uiiepnrt :i<s«>7. larp* aux guerres occisîoih
\Ji PACIFICATION IimVBRSBLLE 31 f
néos par des rivalitéd commêrcialM. Pour tToir été ftouvent déguisée, cette cause ne se trouve pas inoins au fond de beaucoup de luttes illternational<*s>. Malgré ses imperfections, le tableau dressé par la Société de la paix du MaaMcbuBMts peut néanmoins être consulté avec fruit
» Les guerres qui s'y trouvent énumérées peu^nt être, en dernière analyse, ramenées aux quatre catégories suivantes :
Guerres religieuses.
— commerciales.
— politiques.
— civiles.
• Que si Ton prend à part chacune de ces catégories, on apercevra au fond l'esprit de monopole agissant pour susciter la guerre, et l'esprit de liberté s'élevant, au contraire, pour rétablir la paix et la consolider. »
(GUSTAVE DE HOLiNARi. IHct, dé VÉcon, folit,, t. Il, p. 314-312.)
miTi M curMiATUi us trâvs su im
Signé à Paris, U 11 juillet I8M.
S. M. l'empereur des Français, roi d'Italie, d'une part» et de l'autre
|iart LL. MM , voulant, par des stipulations convenables, assorer
la fktix iniériewre du midi de l'Allemagne, pour laquelle l'exiiérienoe a |irnuvé depuis longtemps, et tout récemment encfms que la constitution (!<Tmanique ne pouvait plus offrir aucune sorte de garantie, ont nommé (ifiur leurs filénipotentiaires, savoir :
AIT. VI. l/»s intérêts communs des Êtots confédérés seront traités •!an> une Dicte dont le siège siTa à Francfort, et qui sera divisée en .|«Mi\ rollcjics, savoir : le collège «les riMs et le collège des princes.
A HT. IX. T(»utes les cuntestati(»ns qui s'élèveront entre les États conft^lèn'^s seront décidéea |>ar la Diète de FraadorL
A HT. ixw. Il y aura, entre rFmpire français et entre les États des . uiifèdèn»^ «lu Kliin, collectivement et sè|>arèment, une alliance en \*'rtu <lc laquelle louti' guerre cuatineotale, que l'une de» parties contactantes aurait à soutenir, deviendra immédiatement commune à toutes les autres.
AHT. \xxvi. l)aiL< l«^ cas ou une pui&umce étrangère à Talliance et voisine »* armerait, les bautes puissances contractantes, tiour ne pas être ^urprÎM's au dè(H)ur\u, arnicronl |»areillenient d'après la demande qui »-ii MTa faitt*. j.ar le ministre «le l'une d'elles, à Francfort.