UVRE DEUXIÈME
-Mais d plusieurs nations ne veulent pas ou ne veulent plus mrer contre le risque de guerre, quel sera le moyen de ^on que posséderont les autres nations, sinon de recourir f-mémes à la guerre?
- Si plusieurs nations refusent de s'assurer contre le risde guerre, elles seront, relativement aux [autres] nations rées, exactement dans la même position que des proprié- Bt de maisons non assurées contre Tincendie, relativement autres propriétaires assurés.
- Mais si une nation emploie la force des armes pour sour ses prétentions, que feront les nations assurées et qu'ar-
- Il arrivera que cette nation isolée entamera une lutte si [aie, que ce sera de la démence. Or la démence peut|exister, s elle ne se suppose pas.
iera-t-on que la guerre soit un risque? Si la guerre n'est un risque, qu'est-ce donc que la guerre? Est-<^ une nsité ? Par nécessité on entend ce dont on ne peut se ler. Les peuples, ces grandes légions de travailleurs, ne rraient-ils donc se passer de la guerre? Qu'est-ce que la rre leur rapporte? qu'y gagnent-ils? Sans compter les sures, les bras et les jambes emportés, les yeux crevés, ils gagnent jamais que de payer des impôts plus lourds, se iant par un surcroit de privations ou par un surcroit de ail. La guerre ne s'allume pas toute seule ; elle n'éclate par la volonté des gouvernements, lesquels, s'érigeant en ors des peuples, se prétendent plus éclairés qu'eux. Le * où les so|iverains qui président aux destinées de l'Europe formeront leurs actes à leurs paroles (i), c'en sera fini de
I « Je Dc déain* p«s U ^orrc, je L'AUBoaRE aussi sioeèremcnt que
LViDMiTur NICOLAS aui membres de k députaiiou de la Socieié rtugieute det Amis de la paix.
}a M^eslé l'empereur a reçu l'adresse présentée par la députatioo I Société des Amis areo uue vive satisfaction, comme reznresaion de ments entièrement conformes à ceux dont il est animé lui-même. Sa «lé a iioMiBuii» comme eux, os la oubriis, et déaire «noèrement le tien de la paix.
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taint-Pétenboorg, le 13 février 1854.»
la guerre, puisque tous la réprouvent, la flétrisseat, U condamnent. Impossible de concilier la superstition qui fait considérer la disparition de la guerre comme une utopie, avec cette autre superstition qui fait considérer Thérédité du trône comme une garantie. Une de ces deux superstitions exclut ot condamne Tautie. Si les rois sont les tuteurs éclairés des nations, ils doivent se conduire en hommes civilisés et non en barbares. Or qu'est-ce donc que la guerre, si ce n'est pas la barbarie? Justifier Texistence de la guerre, c'est condamner rinstitution de la royauté. Lorsque j'entends des êtres doués de la faculté de raisonner prétendre que, parce que la guerre a existé dans le passé, elle ne saurait cesser d'exister dans l'avenir, je crois entendre des Caraïbes ne comprenant pas qu*i] soit possible de se dispenser de faire rôtir et de manger leurs prisonniers, ou je crois lire Aristote n'admettant pas qu'une société puisse exister sans l'esclavage, et disant : « Il est des travaux auxquels un homme ubre ne saurait s'adonner sans s'avilir lui-même : ce sont ceux pour lesquels l'énergie physique est seulement nécessaire. Mais pour ces travaux, la NATURE CRËE une classe spéciale d'hommes; et ces êtres particuliers sont ceux que nous nous soumettons afin de travailler corporellement à notre place sous le nom d'esclaves. • Or les sociétés nouvelles ont démontré qu'elles pouvaient se passer facilement de l'esclavage. Encore un pas dans cette voie, et les sociétés futures montreront qu'elles peuvent se passer non moins facilement de la guerre.
Guerre et esclavage sont destinés à la même fin. L'une ne doit ni ne peut survivre h l'autre. Les principales causes de guerre ont déjà disparu ; toutes tendent flnalemeut à disparaître. Il n'y a plus de guerres de religion, il n'y aura plus de guerres de conquête, (i)
(1) «J'aime à le proclamer hautement, lb temps dbs conquêtes est PASSÉ SANS RETOUR ; car ce n'est pas en reculant les limites de son territoire qu'une nation peut désormais ùira honorée ci puissante, c'est en se mettant à la tàle des idées généreuses, en faisant prévaloir partout rempire du droit et de la justice. »
L'empereur napoléon uu Disoours du 2 mart 1SÔ4«