U NOTES DU LIVRE ONQUIÊIIE
d'Aristote : tous diriez que les sciences et réloqneiioe sont préckénnl hors des barrières de nos institutions gothiques. ■
BERlIAlDIIf DB MINT-PinBE.
flt Cest donc dés Venfanm qu'il faut appliquer nos élèfM à XMk de l'arithmétique, de la géonictrie el des autres sciences qui mtvhi de préparation à la dialectique, nuds il ne doit y avoir dam les fnN de l'enseignement rien qui les contraigne à apprendre.
» Pour quelle raison?
» Parce que Vhomme Khre ne doU point upprmirt ai «aelmr. Qm les exercices du corps soient forcés, le corps n'en profila pas que s*ils étaient volontaires. Mais les leçons qui entrent de fora l'âme n'y demeurent pas.
» Ainsi, mon ami, bannis toute violence des études de ces enfui*. qu'ils s'instniisent en jouant; par là tu seras plus à portée de connaître leurs dispositions particulières. »
PI.AT0N. HipubiiqmM
« Les politiques veulent, en un Ëtat bien réglé, plan de mahm es arts mécaniques que de maîtres es arts libéraux. »
RICBRL1E0. Tèitamaii.
« Vers l'âge de dix ou douze ans, où leur intelligence ^inquiète rt s'empresse d'imiter tout ce qu'elle voit faire, je leur apprendrais conmcnt on pourvoit aux besoins de la société. Je ne leur ferais paa t*onnaltre les cinq cent trente arts et métien qu'on ef erca dana tais, mais seulement ceux qui servent aux premières nécessités de la vie, tels que l'agriculture, les diverses préparations du pain, lea arts aiipaKs par notre orgueil mécaniques, tels que ceux de filer le lin et le chaant, il'en faire de la toile, et de bâtir des maisons. Ty joindrais les ékmnBBlls tles sciences naturelles qui ont fait imaginer ces métiers, lea éléoMBls (le géométrie et les expériences de physique, qui n*ont rien invealé k i-et égard, mais qui expliquent leurs procédés. »
BEnNARDIlf DE SAINT-maBB.
« H n'y a rien de telquo d'allt'cher l'appi'tit et Taffection dcaenfinl^ par la curiosité, et de leur donner de l'amour et de l'estinie panr ta silence, autrement un ne fait que des ânes chargés de livres. •
MONTAIGirB.
L'INSTRUCTION nNIYERKLUS 345
« Nous devrions commencer nos études par ce qui tombe sous les sens et qu'on peut apprendre sans presque d'autre secours que celui de la mémoire.
0 Ce sont là les choses qui devraient servir de fondement à toutes nos connaissances, et non pas des notions abstraites de logique et de métaphysique ; car après que les jeunes gens se sont rempli la tête de ces sortes de spéculations abstraites pour ne retirer aucun fruit, ils sont portés à concevoir une chétive idée de la science.
» Plus tôt vous traiterez l'enfant en homme, plus tôt il commencera de l'être. » lockk.
« Montres toujours à l'enfant l'utilité des choses que vous lui enseignez ; faites-lui en voir l'usage par rapport au commerce du monde : sans cela l'étude lui paraît un travail abstrait, stérile et épineux. A quoi sert d'apprendre toutes ces choses dont on ne parle point dans les conversations, et qui n'ont aucun rapport avec ce qu'on est obligé de faire?
» A mesure que sa raison augmente, il faut aussi de plus en plus raisonner avec lui. » riiiiLoif.
« n faut commencer ses études par les sciences les plus nécessaires, ou par celles qui peuvent le plus contribuer à la perfection de l'esprit et du cœur. MALEBaÀHciB.
« Partout l'étude de la physique a précédé le règne des lumières et de la sagesse. Iji connaissance des lois de la nature porte des coups mortels aux opinions superstitieuses, prépare l'extirpation des erreurs et fraye la route de la vérité. Le créateur de la philosophie moderne, l'immortel Bacon, qui, brisant le sceptre de l'école, et du milieu des fausses clartés de son siècle, prévenant par une espèce de révélation toutes les conquêtes de l'esprit humain, s'était élancé dans l'avenir pour y diriger notre marche et régler d'avance tous nos pas, nous offre sans cesse le génie des sciences naturelles comme la vraie coloime lumineuse.
MisABCAU. Éducation fmbUpiê,
m Je n'entends pas réclamer pour nos collèges un enseignement direct des principes généraux de Tagriculture, qui, ce|Mndant, pourrait oi^ruper le temps des enfants, au moins aussi bien que Tobligation d«* scander des vers latins, ou de jnocker \e Jardin des racines grec*ques; mais ji* n'élève pas des prétentions aussi exorbitantes : je me bornerai seulement à remarquer que plusieurs sciences d'expérience et d'obeervation, comme la physique, la chimie, l'histoire naturelle, la botanique, la minéralogie, enseignées judicieusement, d'une manière élémentairt» et non superficielle (choses très-différentes), donneraient aux enfants
3441 NOTES DfT LIVRE CINQUIÊIIE
(Ins \dé^n jmU^fi «t tnViitiles, cpi'ih m troaTemit eerUineinett ^ ilaiiA Uninte-Cnrre ou Démosthène. »