‹ Questions philosophiqueChapitre 167 sur 193 · OBJECTIONS · texte numérisé non relu

OBJECTIONS

^ SlXltME oBiBcnon

Biy Qoêdenandra la fortame dei hommet apfèt UmortT CompPRMrt 86 transmettni-t-eUe ?

HËPONSE

Après la mort, la fortune de rhomme retournera à ses as- -Mndants de la ligne maternelle, si avant sa mort il ne Ta pas donnée à la mère de ses enfants, ou partagée entre ses enfants «ux-mèmes. A défaut d'ascendants de la ligne maternelle, le décédé aura la situation qui lui est faite présentement par la loi, lorsqu'il meurt sans postérité et aà intHtat. Il n'y aura de frappée par ce régime nouveau que l'avarice paternelle. Lorsque l'avarice paternelle serait plus rare et la piété filiale plus commune, où donc serait le mal ? A quel kgà d'ordinaire le llb hérite-t-il de son père? A l'époque oii lui-même est déjà yarvenn aux deux ou aux trois cinquièmes de sa vie probable, où il a traversé les plus mauvais temps, où il a pu acquérir par ses propres efforts des moyens d'existence, c'est-à-dire à l'époque où il aurait le moins besoin d'hériter. A tous égards et quels que soient les points de vue auxquels on se place, ne ▼andrait-il pas mieux incontestablement pour les enfants que le père les dotât, et qu'ils n'en héritassent pas? Hériter à la mort de sa mère, parce que maternité et certitude sont deux termes équipoUents, et recevoir du vivant de son père, parce que paternité et doute sont deux termes inséparables : telle œi la loi vraie de la nature. La paternité n'est et ne saurait jamais être qu*un acte de confiance, conséqnemment on acte émanant de la libre volonté.

SEPnËHB OBJECTION

Ce serait restreindre l'hérédHé, ce serait eh plus importante des deux moitiés.

RÉPONSE

Ce serait rendre à Thérédité son cours naturel. Ce mai restituer au fleuve les eaux détournées par le canal. Ce leni utiliser une immense force mal employée : Taptàtode di femmes à Tadministration des choses.

Assez longtemps l'homme a été la peraoïmiflcation de li guerre, de resclavago, de la conquête; c'est au tour dek femme à être la personnification de la paix, de la Ubeilfi de la civilisation.

Dans ce régime nouveau, chacun des deux a sa part : i rhomme, le travail et le génie d'entreprise; A la fenuMi l'épargne et Tesprit de prévoyance.

L'homme spécule, la femme administre.

L'homme acquiert, la femme consene.

L'homme apporte, la femme transmet.

La dot demeure l'attribut du père, l'héritage devient k privilège de la mère.

Chaoun dos deux oxereo ainsi la fonction qui lui est ntbt relie, et conformément h l'essence des choses.

L'homme personnifia le travail, la femme peiaooaili l'épargne.

Page 1