‹ Questions philosophiqueChapitre 26 sur 193 · LIVRE ULATUIEME · texte numérisé non relu

LIVRE ULATUIEME

Danice système, toute grande questioni toute opinion populaire iMurrait se fiûre jour et se débattre librement, sans que jamais les nombreuses populations qui travaillent soient sous le ooup de cette funeste alternative : ou d*fitre obligées d'interrompre leurs pressants travauxi ou d'être exposées à subir des lois nuisibles votées h faux par suite de leur abstention.

Dans ce système, pour que le peuple fût convoqué avant respiration du terme annuel et normal fixé au premier dimuncbe de mai de chaque année, il faudrait une circonstance extraordinaire, un cas très-grave, tels que : une insulte à venger, une agression à repousser, un allié à secourir.

En temps ordinaire, il suffirait au peuple de donner un jiiur par an à la politique; mais ce jour-là, iHrc collectif, il exeretraù pleinement le pouvoir national.

Il n'aurait à craindre d'être trompé par aucune délégation, car s'il avait été abusé par de vaincs promesses ou de faux semblants, dès le lendemain, nvciii et convoqué par la minorité vigilante, ombrageuse, composantla commission h ationale Di sciVEiLLASCE, il pourrait revenir sur son choix et révoquer l'élu infidèle ou incapable qui l'aurait trompé.

Usurpations, conflits, insurrections, révolutions seraient matériellement impossibles dans ce système ; je puis donc din* qu'il les abolit.

A la guerre des partie^ il substitue la liberté des opinionf.

11 n'y a plus ni vainqueurs, ni vaincus. Il y a partage entn* eux d'attributions. Les uns ont ladministration, les autres ont le contrôle.

La force des minorités, qui fût longtemps une forée perdue et dangereuse, devient une force précieuse et utilisée.

Faute de raison d'être, d'abord, et ensuite par lassitude de constater, chaque année, leur impuissance, delà Taire éclater au grand jour de l'élection et de la publicité, les partis s'étein-

■vairni auprèfl il« la puri« un banc, d'où il» |M>uv«ienl tntrndra lesdAlibt'*r«lj(inii MU» y iiarUcipiT. Si le ••'•nalup-cciuiiulle qu'il s'agÏMait d «mettre H-ur pATâiftsait oontrain* 1 la lui «tu aux îiitrivlh du priiple, ila avaient !•> dn»iL d'tvn emp^hor IVxécution par le mut trt*», «|ur l'un d'eux y appt^ lait.

draient, et l'unité nationale, c'est-à-dire la communauté d'efforts et d'intérêts, se reformerait sans violence, sans compr» sien, sans proscription.

Dans ce système, la majorité, la grande majorité, la vraie majorité serait toujours certaine d'être représentée par ell^ même ; elle n'aurait jamais à craindre Tinfidélité d'aneiu mandataire, car l'expiation ne se ferait pas attendre.

Le MAIRE d'état et les onze membres de la coioassioif ia- TioNALE DE SURVEILLANCE ET DE PUBUCITÉ pouTsuivant le même but par deux voies opposées : être réélu, aucune rencontre fâcheuse, aucun accord coupable ne seraient à craindre.

Ce système réunit les deux avantages de la monarchie et de la démocratie, car il concilie la stabilité avec la mobilité.

Preuves :

Si le peuple, si le souverain est content de son maire, il le réélit chaque année, et le garde jusqu'à ce qu'il meure : — Stabilité. Si, au contraire, le souverain trouve que son maire se relâche, il le change, et, pour lui donner un successeur, il n'a qu'à choisir, soit parmi les onze membres de la commiBmission de surveillance celui qui s'est montré le plus vigilant, le plus ferme, le plus capable ; soit ailleurs : — Mobilité.

Jamais il n'est lié, toujours il est libre.

Qu'y a-t-il de plus simple? C'est l'unité d'accord avec la responsabilité.

C'est ce que prescrivait le cardinal de Richelieu dans son testament :

« Diverses expériences m'ont rendu si savant en cette matière, que je penserais être responsable devant Dieu, si ce présent testament ne portait pas^ en termes exprès^ qu't7 n'y a rien de plus dangereux pmr un Etat que diverses autorités égaies m Vadministration des affaires.

» Ce que l'une entreprend est traversé par Fautre, et si le plus homme de bien n'est pas le plus habile, quand môme ses propo&itkms seraient les meilleures, elles seraient toujours éludées par le plos puissant en esprit.

» Chacun aura ses sectateurs, qui formeront divers partis dans l'État et en diviseront les forces au lieu de les réunir ensemble.

w Ainsi que divers pilotes ne mettent jamais tous ensemble la main au timon, aussi n'en faut-il qu'un qui tienne celui de l'Ëtat.

w 11 peut bien recevoir les avis des autres, il doit même quelquefois

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