‹ Questions philosophiqueChapitre 28 sur 193 · LIVRE QUATHIËME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATHIËME

La liberté est absolue.

Eh bien ! qu'on fasse en France ce qui a pleinement réussi aax États-Unis :

Qa'on localise Tadministration I

Qa'oQ diminue l'impôt I

Qa'on réduise Tarmée !

Qu'on étende la liberté I

Quatre réformes qui se lient et qui sont solidaires comme les quatre angles d'un carré.

Avec la liberté, rien n'est dangereux, tout est simple.

Des siècles se sont écoulés pendant lesquels la terre n'a pas été comptée au nombre des planètes ; longtemps on a cru qu'elle était immobile. Un jour cependant, en 1632, on a décooTort et démontré qu'elle tournait. Ce qui est arrivé à la terre» dans Tordre astronomique, est aussi ce qui arrivera à la liberté, dans l'ordre politique. On s'effraye de la liberté, on nie qu'elle doive tourner, elle n'en tournera pas moins. Coniroe la terre, la liberté a son orbite. Insensé qui vous décorez faussement du nom d'hommes d'État, laissez-lui donc décrire sa courbe ! Tous les torts que vous lui imputez sont les vôtres et non les siens. Si vous pouviez arrêter le mouvement de la terre, en vérité, vous l'arrêteriez, et ensuite vous vous en prendriez à elle de tous les désastres dont vous iuriez été seuls la cause. Tentez d'arrêter le cours d'un fleuve, il débordera ! Vous faites des lois arbitraires en sens opposé des lois absolues, vous faites des lois positives en sens opposé des lois naturelles, et vous vous étonnez que le monde Boit, à chaque pas qu'il fait vers l'avenir, menacé de rouler dans l'abîme? Bossuet a dit : a L'homme s'agite, et Dieu le mène; o moi, je dis : Si le monde s'agite, faux hommes rÉtat, usurpateurs d*une puissance abusive, c'est que- vous

JCMÊBtr NI PLUS CnAUDBMSNT AOOPlItC QUE DAMS LES OOLONISS D'aMA- IfOCI. •

Saos l'adoption de oMta maxime totéltire, qui peut dire ce qaetertielit i^ioardlmi les Étata-Unis, si pniaaants et si prospères t

Sàafèt disait avee raison en 17S9 :

• L'ordre ialéheor doit Mre tellement établi et servi par une foroe inéfiew et légale, qa'on n'ait jamais besoin de requérir le stoourt dange- «as do pouvoir militaire. »

LE VOTE rMVERSKI.

lo nr.>»pntion de le mener. Cessez de vouloir le menni. et il cessera de s agiter !

1 liberté individuelle a des limites que la nature lai a '* ^>s' ne tentez ni de les restreindre ni de les ^tendr*». if^j'l^'^-ùvlles existent, respectez-les. Dès qu'on les respecte, r » ivre des gouvernements est facile, car ils n'ont plus qu'à î^'herrher ce qui, par essence, est collectif, c'est-fi-dire Indivisible, conséquemment indivis.

Je comprends la liberté humaine et Tart social comme le? déRnisun célèbre professeur, M. Cousin, dont le témoignage ne sera pas suspect :

« Le droit naturel repose sur un seul principe, qui est la sARrrcri 1^ UBEiTÊ DB l'homme . Le dmit naturel, dans ses applications aux

averses relations des hommes entre eux et à tous les actes de li vie

ggoîgla, contient et engendre W. droit civil. Comme en réalité i^ ski.

fojrr DU OBOIT aviL £dT l'ètrr libbb, le principe qui domine le droit

âsîl tout entier est le bespect db laubebté; le bespect de i.a ubutî.

s'appkllb la justice.

» La justice confère à chacun le droit de faire tout ce qu'il veut, sous

0eUe réserve, que l'exercice de ce droit ne porte aucune atteinte à

fexercice du droit d'autrui.

9 l'homme gi'I, POUR exercer sa LUIKBTÉy VIOLERAIT CELLE d'i'N AL'TBE, ■ASIQCANT ainsi a la LOI MÊME DR LA LIUKBTÉ, SE RENDRAIT C(»L'PABLC. ^EST TOrJOURS ENVERS LA LIBERTE OL''lL EST OBLIGÉ, QUE CETTE LIBCBT^

sorr LA STENNE OU CELLE d'it?! AUTRE. Tant qiic l'honime lis»» de sa li- |)ert^ sans nuire à la liherté de son scinhlahle, il est en paix arec luimême et avec les autres. Mais aussitôt qu'il entreprend sur des libertt> égales à la sienne, il les trouhle et les déshonore, il se trouhie et te désiionore lui-même, car il porte atteinte au principe même qui fait son boDueur et qui est son titre au respect des autres.

» La paix est le fruit naturel de la justice, du res|M*ct que les hommes se portent ou doivent se {Kirtcr les uns aux autres, à ce titre qu'ils sont tous égaux, c'est-à-tlire qu'ils sont tous lif'fes.

» La so(!léti^ est le d<^velopponient r«*pilier, le commerce paisible de toutes les libertés, sous la protection do leurs druiu réciproques, la société n'k>T I'AS i.'iEUVRK DES UuMMES ; i.'tM l'«KI'\ KK MbMK DE IJL NATITME DK.*"

CHOMES. Il y a une >uriété iialiirelh* et légitime, «lont toutes utM sociales ne sont que «ies copies plus ou moins imparfaites. A celte société correspond un gouvernement tout aussi naturel, tout aussi légitime, enrers lequel nous sommes obligés, qui nous défend et que nous devons défendre^ et

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