‹ Questions philosophiqueChapitre 29 sur 193 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

en qui nous avons le devoir de placer et de soutenir la force nécessaire JL l'exercice de ses fonctions.

• Mais la force qui doit servir peut nuire aussi, l'abt sooâl n est

AOTftK ClOtE QOB L'IBT D'ORGANISER LE GOUVEBNEMEIIT DE MAHlkU QO'll. PVUêm TOUJOOns VEIU^ER BVFICàCEllEMT A 1^ DftPENSB DBS INSTITUTIONS FIIOTICTBICES DB LA LIBKBTÉ, SANS JAMAIS POUVOIB TOURNEE CONTEE CBS

ijwrncriows la porcs gui lui a trk confiée poub i.es maintenir. »

Par la justice faire équilibre à la force et empêcher qu'aucun individu, indigne de porter le nom d'homme, puisse manquer a â la loi même de la liberté », c'est de la sorte que, moi aussi, je comprends l'art social, cet art d'organiser le gouvernement, que M. Cousin a parfaitement déûni dans les lignes que je viens de citer.

Je suis d'accord avec M. Guizot, non le ministre, mais l'historien, s'exprimant ainsi :

• Au commencement, il n'y a point ou presque point de puissance publique.. . la liberté est réelle... 11 y a simplement coexistence des fibertés individuelles... I.a liberté périt... Cependant les individus, sETLS fmts BÉELSy se sont développés. La Mciéié tend à revenir au Hhre développement des volontés individuelles.,. Que l'homme reprenne la liberté et l'exerce de plus en plus, c'est le but, c'est la perfecàon de h société. »

Aristote définit ainsi TÉtat :

« l/Ktat n'est qu'une association d'êtres égaux ; et entre des êtres Miurellement égaux, les prérogatives et les droits doivent être nécessairemeot identiques.

» Tout Ëlat a une tâche i remplir ; et celui-là est le plus grand qui peut le mieux s'acquitter de sa tâche. •

Aujourd'hui, qu'est-ce que l'individu?

— Rien.

Désormais, que doit-il £tre?

— Tout.

Aojounl'bui, qu'est-ce que l'État?

— Tout.

Désormais, que doit-il être?

— Rieu.

66 LE VOTE UNIVERSKI,

avez la prétention de le mener. Cessez de vouloir le mener, et il cessera de s'agiter !

La liberté individuelle a des limites que la nature loi a assignées ; ne tentez ni de les restreindre ni de les étendra. Telles qu'elles existent, respectez-les. D^s qu'on les respecte, l'œuvre des gouvernements est facile, car ils n'ont plus quà rechercher ce qui, par essence, est collectif, c'est-à-dire îndi- TÎsible, conséquemment indivis.

Je comprends la liberté hum<iine et l'art social comme les a définis un célèbre professeur, M. Cousin, dont le témoignage ne sera pas suspect :

« Le droit naturel repose sur un seul principe» qui est la sAnnirt M LA UBBBTÉ DB l'hommb. Le droit naturel^ dans ses applications aoz Inverses relations des hommes entre eux et à tous les actes de la tie iocial09 contient et engendre le droit civil. Comme en réalité ix skl iCJBT DD DROIT QviL EbT l'êtrb ubbb, le pHucipe quî domine le droit civil tout entier est lb bbspbct db la LiB£aT£; le bbspbct db la Lunri s'appbllb la jlsticb.

» La justice confère à chacun le droit de faire tout ce qu'il veut, tous cette réserve, que l'exercice de ce droit ne porte aucune atteinte à l'exercice du droit d'autrui.

» l'homme qci, pour exercer sa liberté, vioLERArr celle o'cn actrb,

MAlVQCAlfT AINSI A LA LOI MÊME DR LA LIBERTÉ, SE RENDRAIT COUPABLE, (f EST TOC JOURS ENVERS LA UBERTÉ QU'iL EST OBLIGÉ, QUE CErTB LmERTÉ

801T f^ STE^TNE OU cBi.LE d'un AUTRE. Tant que l'homme use de sa liberté sans nuire à la liberté de son semblable, il est en paix avec hrimême et avec les autres. Mais aussitôt qu'il entreprend sur des libertés égales à la sienne, il les trouble et les déshonore, il se trouble et w déshonore lui-môme, car il porte atteinte au principe même qui fait son honneur et qui est son titre au respect des autres.

» La paix est le fruit naturel de la justice, du respect que les hommes se portent ou doivent se porter les uns aux autres, à ce titre qu'ils sont tous égaux, c'est-à-dire qu'ils sont tous /t/'res.

» La société est le développement régulier, le commerce paisible de toutes les libertés, sous la protection de leurs droits réciproques, la société n'est pas l/aUVR£ DES BONNES ; c'kST l.'tKL'VRK MÊMBDB LA NATUIB OBS

CHOSES. H y a une société naturelle et légitime, dont toutes Boe sociétés ne sont que des copies plus ou moins imparfaites. A celte société oorreapood «n gouvernement tout aussi naturel, tout aussi légitime, envers Mqvel nous sommes obUgés, qui nous défend et que nous devons àUmàn,^^

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