‹ Questions philosophiqueChapitre 30 sur 193 · LIVRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIEME

n qui nous avons le devoir de placer et de soutenir la force nécessaire l'exercice de ses fonctions.

• Mais Ka force qui doit servir peut nuire aussi, l'abt sooâl n est

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«oncraicEs de la libebté, sans jamais pouvoir tourner contre ces nsimmoNS la force gui lui a krt confiée pour i.es maintenir. •

Par la justice faire équilibre à la force et empêcher qu'ausiio individu, indigne de porter le nom d'homme, puisse aiAnqoer n à la lot même de la liberté », c'est de la sorte que, moi aussi, je comprends Tart social, cet art d'organiser le {oaveroement, que M. Cousin a parfaitement déûni dans les lignes que je viens de citer.

Je suis d'accord avec M. Guizot, non le ministre, mais rhistorien, s'exprimant ainsi :

• Au commencement, il n'y a point ou presque point de puissance publique... la liberté est réelle... 11 y a simplement coexistence des ihertés individuelles... I.a liberté périt... Cependant les individus» icns ÊTiEs RiEi.5, se sont développés. La todété tend à reoentr au UbM développement des volontés inùividuetle$... Que l'homme reprenne É liberté et l'exerce de plus en plut^ c'est le but, c'est la perfecàon de iasodétë. »

Aristola déanit ainsi TÉtat :

« l/Eut n'est qu'une association d'êtres égaux ; et entre des èu^s Mianllement égiux, les prérogatives et les droits doivent être néceslairraieot identiques.

• Tout Etat a une tâche i remplir ; et celui-là est le plus grand qui jieut le mieux s'acquitter de sa tâche. •

Aujourd'hui, qu'est-ce que l'individu?

— Rien.

Désormais, que doit-il £tre?

— Tout.

Aojounl'bui, qu'est-ce que l'État?

— Tout.

Désiormais, que doit-il être?

— Rieu.

Rien... qu'une société nationale d'épargnes collectives ft d'assurances mutuelles.

— Assurance mutuelle contre le risque de guerre, le risque d'incendie, le risque d'inondation, le risque de misère, etc.

— L'État doit être un assureur contre le risque de goerrr^ au moyen d'une armée et d'une marine, volontairement recrutées, et qui devront l'une et l'autre se réduire successivement à mesure que s'affaiblira lui-même le risque de guerre continentale ou navale.

L'État doit être un assureur contre le risque de misère, au moyen du versement de un centime par heueb ds taatao, effectué indistinctement par tous les travailleurs salariés de l'Industrie et de l'État, fonctionnaires ofïiciels ou fonctîoiinaires libres, employés rétribués sur le profit ou rétribués sur le budget.

L'État doit être un assureur contre les risques d'incendie, d'inondation, de grêle, de gelée, de naufrage, d'épizootie, au moyen du payement d'une prime spéciale, diminuée de tous les frais de perception qui se font aujourd'hui double emploi les uns les autres, conséquemment plus faible que celle actuellement prélevée sur les propriétaires, les cultivateurs, les armateurs, etc., par les diverses compagnies d'assurances.

L'État, cnfm, doit être un assureur contre les risques de trouble, de meurtre, de vol, de fraude, de fausse monnaie, etc., au moyen de tribunaux et d'une police institués à l'effet de les constater.

Rien de plus, rien de moins.

Alors les dépenses de l'État pourraient être considérablement réduites, et tous les rouages infiniment simplifiés.

La propriété indivise (on désigne ainsi ce qui, n'appartenant à personne, appartient à tout le monde) devrait se composer exclusivement de ce qui suit :

De toutes les routes de terre (nationales, départementales et chemins de grande communication), étant aux chemins communaux ce que sont aux veines les artères;

De tous les ponts, qui ne sont qu'un mode de relier entre elles les routes séparées par les deux rives d'une rivière ou d'un fieuvc ;

Des arsenaux ;

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