‹ Questions philosophiqueChapitre 34 sur 193 · MONARQUE · texte numérisé non relu

MONARQUE

C'est par l'analyse de l'autorité que je suis arrivé à la synthèse de la liberté.

J*ai décomposé d'abord ce qui compose l'unité nationale, puis l'unité communale, enfm l'unité individuelle ; j'ai reconnu que ces trois unités distinctes forment trois cercles de grandeur inégale : le plus grand pouvant contenir le moyen, le moyen pouvant contenir le plus petit, sans qu'aucun des trois cesse d'avoir le diamètre qui lui était propre ; ou, si l'on préfère une autre image : trois lignes parallèles de longfueor différente dont la condition expresse est de ne jamais se rencontrer sous peine de cesser aussitôt d'exister.

La décomposition successive de ces deux unités m'a conduit à la découverte de l'uiiiTi élective, livocABLB et responsable, que je ne crains pas d'opposer à Tuiirré HiaioiTAnui, liai- VOCABLE et IRRESPONSABLE , sur laquelle les légitimistes se fondent pour prétendre qu'un peuple ne peut se passer d'un roi.

Montesquieu définit ainsi la démocratie :

« Lorsque, dans la république, le peuple en corps a la soofsraine puissance, c'est une démocratie. »

L'avantage qu'avait la monarchie sur la démoeratie, c'était l'unité. Je crois pouvoir affirmer que la démocratie a enHn

Page 1