LIVRE QUATRIÈME
soaverain, eût un ministre qui gérât Tintérôt indivis et exéoatâl U Tolonté nationale, un maires comme il y a onxe siècles. (4)
Vmtértt indiviMj je Tai démonti'é, se bornerait étroitement au soin de veiller à Tentretien des routes de terre et au payement de la dette publique, jusqu'à ce qu'elle ait pu être remboursée.
La volonté nationale elle-même n'aurait pas un beaucoup plus vaste champ ; car, dès que la liberté du commerce aurait prévalu par la réciprocité des échanges, non-seulement disparaîtraient les risques de guerre, mais aussi les questions et lee débats de tarifs.
En résumé, qu'est-ce que je propose?
Rien de nouveau, rien qui n'ait pour cautions l'expérience et l'histoire.
Je propose que le peuple souverain se conduise en souverain
Je propose qu'il règne et n'administre pas ;
Je propose qu'au lieu d*être l'ouvrier qui se sert lui-même, îl soit le souverain qui se fait ser%'ir par un ministre qu'il peut toujours renvoyer et punir, comme fit Louis XIV, qui chassa et enferma Fouquet pour le remplacer par Colbert ;
Je propose qu'ayant reconquis la souveraineté de droit, il n'en tolère, sous aucun nom, Tusurpation par aucune souveraineté de fait : Constitution écrite. Assemblée législative^ Présidence de la république ;
Je proi>ose qu*U en finisse irrévocablement avec toutes les eompUcaîions, toutes les Actions, tous les frottements et tous les dangers de ces interprétations dont la force est le seul juge, ce qui est détruire d'une main tout ce que, de l'autre, on a édifié ;
Je propose que la société, après avoir passé du simple au compliqué, revienne du compliqué au simple; qu'elle revienne à répoque des anciennes associations connues, chez les natioBs germaniques, sous le nom de Mark-gmoiten'^haften. Dans ces associations, tout consistait dans des garanties mu-
(t) «710... Letrob n'avaient point d'antorité, malt lia aTaiant im nom It ttire de roi était héréditaire, naia otiui de naira étaH étoctif. a
Moirmovisv. BtfHi ém Mr, ftvra XXXI •
H LE VOTE ITm'ERSEL
tuelles ; uoe sorte de fédération pour la sàreté commane ; des mesures répressÎTes sévères contre ceux qui TÎolaient la forêt destinée à l'entretien commun ; la souveraineté ne relevait que de Tensemble de ceux qu*unissait le lien fédératif ; Prenant en conâdération ces paroles d'Arîstote :
< Il oe suffit pas d'organiser un gouvemenient parfait, il irat surtout un gouvernement praticable, d'une applicatiou facile et commune à tous les Etats; loin de là, on nous pré:«nte aujourd'hui des Gmstitntioos inexécutables et compliquées • ;
Ces paroles de Montesquieu :
< Dans les plus belles macbinesy l'art emploie aussi peu de mouTement, de forces et de roues qu'il est possible » ;
Ces paroles de FrankUn, en 1783 :
< Les idées de contre-poids, d'équilibre, ont sur certaines gens une influence d'autant plus grande qu'ils les entendent moins. Les boounes, en génénd, aiment mieux les choses fines que les choses mues, admirent moins ce qui est simple que ce qui est compliqué, croient plus volontiers ce qu'un petit nombre se vante d'entendre que ce qui est entendu de tout le monde » ;
Ces paroles de Sieyès, en 1789 :
« n est dans le cours ordinaire des choses que les' machines plus compliquées précèdent les véritables progrès de l'art social oooune de tous les autres arts; son triomphe sera pareillement de produire les plus grands effets par des moyens simples • ;
Ces paroles de Stuart Mill :
«Il eux de penser en quelle formidable proportion tous
5 ei u)us les talents du monde sont employés, même dantrélat
:uii ic plus avancé, à se neutraliser les uns les autres. Le véritaÛe
« de tout gouvernement est de réiluire le plus possible cette dé*
p î déperdition, en prenant toiles mesures qui fassent servir à
er le bien-être moral et matériel de l'espèce hiunaine lénonne
< Jd de forces que les hommes emploient aiyourd hui à se mûre les
""^ ( autres, ou à se protéger les uns contre les autres » ;