UVRE QUATRIÈME
Ces paroles de M. Gaizot :
« Pour se procurer des ressources^ le despotisme des empereurs romains fut contraint de ctéet une mftchine adminûtrative capable de porter partout son action, et qui devint eWe-mème vne charge noinelle. Ce 83r8tème de gouvernement n'avait d'autre objet que d'étendre sur la société un réseau de fonctionnaires sans cesse occupés à en extraire des richesses et des forces pour aller les déposer aux mains de l'empereur.
» Lt Révolution a détruit le gouvernement de l'ancien régime, mais elk n'a pas construit son propre gouvernement » ;
Ces paroles de M. Léon Faucher :
« Nous avons exagéré la centralisation ; nous l'appliquons à tout, ot le plus clair résultat de ce système, aujourd'hui, c'est d'entasser des montagnes de papiers qui sont fabriquées par des armées de commis» ;
Je propose :
Au lieu d'une Constitution écrite, toujours exposée à être violée ou mal interprétée, — le meilleur mode de vote universel : individuel et annuel, direct et secret ;
Au Heu d'une Assemblée législative élue pour plusieurs années, toujours prête à abriter sous ce grand mot : la loi, les erreurs les plus monstrueuses, les écarts les plus comdamnables : — une commission annuelle de surveillance <*t de publicité, résumant les minorités divisées, les déflances éveUlées, les idées opposées, et, appelant le peuple à prononeer et à exercer la puissance indivisible, conséquenmient indivise, dans toutes les circonstances graves et dans tous les cas douteux ;
Au lieu d'un présidenfde la république, élu, comme après 1848 en France, pour quatre années, directement par l'uni- Tênalité des électeurs, ce qui créait cette anomalie que, subalterne en draity il était supérieur en fait à l'Assembléo législative : — un maire d'F'ltat, annuellement élu, toujours révocable et rééligible, responsable de tout dans la limite de set fonctions, se bornant à entretenir les relations extérieures, à publier le budget annuel des recettes et des dépenses ; h rédiger et signer tous les règlements (taàministraiian publique.
1^ LB VQTB UNIVERSEL
i4M/^ o#«i règlements ayant pour limites étroites les objetu .44.Um0« auxquels ils devront s'appliquer exclusivement, objets
IHvf^iés nationakê. — Acquisitions, échanges, aliénatioDS, ^tr«>tten, réparations.
Vm pubKque. — Grande voirie, circulation*
Sûreté générale. — Arrestation et poursuite des malfaitenn ; exécution des arrêts de la justice.
Armée. — Proportion des armes ; conditions de l'enrôlement volontaire ; solde; avancement; retraite.
Marine. — Construction des vaisseaux ; conditions de l'enrôlement volontaire ; solde; avancement; retraite.
Dans ce système, la nation n*ag^t jamais que comme nation, la commune n'agit jamais que comme commune, et sans pouvoir attenter ni Tune ni l'autre à la liberté de l'individu, qui doit toujours rester entière.
Qu'est-ce qui constitue une nation? — Une conmiunauté d'intérêts territoriaux et commerciaux qui, pour se développer et se protéger, a eu besoin jusqu'à ce jour d'entretenir une armée et une flotte. Mais si Ton suppose que, par suite des progrès du commerce et de la réciprocité des échanges, tout risque de guerre, les armes à la main, disparaisse entièrement : flottes et armées n'ont plus de raison d'être.
Dès qu'il n'y aurait plus ni armées ni flottes (les rois le savent bien I), le lendemain il n'y aurait plus de royautés, le surlendemain il n'y aurait plus de nationalités, car les nationalités n'ont elles-mêmes de raison de subsister que par la rivalité des intérêts. Cette rivalité d'intérêts est-elle dans la nature? Non ; l'homme est l'œuvre de la nature, mais les peuples sont l'œuvre de la guerre. Détournée violenmient de son but par la guerre, l'esclavage et l'ignorance, l'humanité y est lentemeal ramenée par la paix, la liberté et la science. DésormaiSi plus l'bonune pèsera dans les balances de la civilisation, moins les peuples y pèseront. Nature et civilisation sont les deux extré» mités du cercle dans lequel l'homme se meut; ouvres le cercle : les deux extrémités s'écarteront; rofennei«le : lee deux extrémités se rapprocheront et se confondront. Ia va«» peur et la télégraphie électrique sont deux déoouverUs qui