LIVRE QUATRntalB
datent d'hier, et déjà elles ont changé tous les rapports deh peuples; une troisième découverte qai a cessé d*être improbable, un nouvel effort de la science : la navigation aérienne, peut prochainement accomplir une révolution économique et sociale contre laquelle se débat convulsivement le vieux monde, pour porter aux nationalités le dernier coup. Si les hommes naissent tous frères, ainsi qu'on nous l'enseigne, & quoi les nationalités servent-elles? A diviser socialement ce qui est naturellement uni, à affamer les travailleurs pour nourrir les gouvern«3ments. Il faudrait ne pas voir clair pour ne pas voir que les nationalités sont appelées à survivre peu de temps à la disparition des inimitiés interpopulaires.
En aucun cas d'ailleurs, et sous aucun prétexte de puissance nationale ou de salut public, le maire d'État n'aurait à s'immiscer dans ce qui serait du domaine de la puissance individuelle et de la puissance communale, chacune de ces trois puissances étant logiquement définie, naturellement délimitée et matériellement inviolable.
Contre toutes ces garanties réunies en faisceau, que pourrait tenter l'ambition d'un seul homme avec le plhs faible espoir de succès? Où donc serait le danger que présenterait
L'ADamiSTIIATIOll DC LA CROSS PUBLIOUB PAR Ulf SBUL SOim LE COirrsALE DE TOUS?
Dans ce système, l'action reprend h la parole la puissance que celle-ci avait usurpée.
Plus de débats stériles !
Plus de dissertations anticipées !
Plus d'interpellations tardives I
Plus de foyers d'ugitxition !
Kst-co que la liberté de discussion déclarée inviolable sous tiiutes ses formes ne suffît pas pleinement à Texamen des questions? Est-ce que le réfi^ime offîciel des Assemblées délibérantes ne forme pas double euiploi avec la liberté absolue de discussion?
Mettre aux voix dans une Assemblée ludoption d*idées dont Tapplication n a pas encore été faite, n'est-ce pas pro* Mûrira, sous une forme indirecte, toute idée grande, toute idée neuve? N>st-ce pas lui fermer Tacc^Vs, pour laisser passer l'idée vulgaire et la négation présomptueuse? N'est-ce pas
donner au savoir et à la supériorité pour juges saprèoiM l'ignorance et la médiocrité?
Est-ce que l'Académie des sciences, consultée peu* le premier consul, n'a pas commencé par condamner l'invention de Fulton?
Le gouvernement ne doit plus être que l'administration de ce qui est essentiellement indivisible, conséquemment indivis, nécessairement collectif, exclusivement public.
L'homme libre se gouverne, on ne le gouverne pas.
La chose publique est la seule qui doive s'administrer publiquement.
Enfin, le système que je propose institue la commune à l'image de l'État, et réciproquement; il fait ainsi de la commune l'école primaire du citoyen. Ce système se résume dans ces lignes :
MAIRE P'ÉTAT QUE LA MAJORITÉ DE LA NATION CHOISIT ET QUI LA MINORITÉ DE LA NATION CONTRÔLE ;
ABOLmON DU GOUVERNEMENT DE l'HOMME PAR L'HOMME ;
GOUVERNEMENT DIRECT DE L'hOMMB PAR LUI-MÊME : AYANT POUR LDI SA RAISON, POUR JUGE SA CONSCIENCE ;
ADMINISTRATION DE LA CHOSE PUBUQUE PAR UN, SOUS LE CON- TRÔLE DE TOUS ;
UNITÉ DÉMOCRATIQUE : — ÉLECTIVE, RÉVOCABLE, RESPONSAILE, PEUPLE FArr HOMME.