LIVRE QlTATIiniaiE fi
18 là plénttade de leur souveraineté et la limite de leurs ; dès qu'elles supportent à elles seules la charge aliénés et des enfants trouvés ; dès que la dépense de eenstmction et d'entretien des routes artérielles et des ponts a lieu au moyen du produit centralisé des policée de etreula" êàm (I); dès que les frais d'entretien de l'hôtel de la sous- ■nairie d*Etat, du palais de justice et des casernes seront h la eharge de In commune chef-lieu du département, par suite des avantages inhérents à la possession de ces établissements. Dana la création de ce nouveau monde administratif, les mots t)épê9i$es et Recettes du département ne correspondent plus à rien. Il n'y a plus que deux catégories de dépenses et de recettes :
Dépenses et recettes communales ; Dépenses et recettes nationales.
Les dépenses communales se divisent ainsi qu'il suit :
KpenMei obligatoire» ; DipmteM facultatives.
Les recettes communales se divisent ainsi qu'il suit :
Rcctites ordinaires; Jieceitm exiraordimires.
Qoellea sont, présentement, en France, les attributions des eontêils d'arrondissement?
Ils donnent leur avis : 4* sur les changements proposés à la circonscription du territoire de l'arrondissement, des cantons H des communes ; 2* sur le classement et la direction des chemins vicinaux ; 3* sur l'établissement, la suppression ou le ehangement des foires et marchés ; 4* sur les réclamations Hfré^ au sujet de la part contributive des communes respectives dans les travaux intéressant h la fois plusieurs comnones; 5* et généralement sur tous les objets sur lesquels ils fioot appelés à donner leur avis.
Quiconque a vu de près l'administration d'un département
il> tMiix or oifUJiOiN. Llmpêi, #• MitioB» psfti Mi et 907.
sait que les conseils d'arroodissement sont des meules ^ touraent dans le vide ; il en est de même des conseils cantonaux de fondation récente.
Relativement aux sous-préfets, dès que le suffrage oIlin^ sel, ce grand ressort de Topinion publique, sera livré à bumùme, et qu'on renoncera à le fausser, qu'auroni-ib à fiûie! qui empêche de les supprimer?
On le voit, sans qu'il soit besoin d'insister, tout ce qui éUil compliqué se décomplique et se simplifie par :
Le vote universel : individuel et annuel, direct et secret;
Limpôt unique librement payé ou refusé ;
L'émancipation, la constitution et la dotation de la commune;
L'indépendance réciproque de la Justice et de l'État;
L'indépendance réciproque de l'Église et de l'État;
L'indépendance réciproque de l'Enseignement et de l'État;
La concession perpétuelle, — mais sans aliénation du droit inaliénable et imprescriptible de préemption, — à l'indiistiie de tous les travaux d*utilité publique autres que les traranx de défense nationale, les routes et les ponts, ces demie» travaux, ponts et routes, également exécutés par l'indasbie, mais avec les produits centralisés des poliees de ciraUiÊiim;
La réciprocité des échanges.
Alors le budget des dépenses et le nombre des fonction* naires se réduisent dans des proportions incommensnrahlM.
Par l'indépendance réciproque de l'Église et de rÉtat, celui-ci ne salariant plus aucun culte, une puissante et aetÎTe diversion est créée; une nouvelle et utile impulsion eâ donnée aux esprits.
Nul doute qu'il ne se fonde aussitôt une vaste associatiûi de la foi catholique qui saura facilement centraliser dans ue cai^^e générale et distribuer ensuite le produit des aoiueriptiens, quêtes et dons, de telle sorte qu'aucune paroiiM ne reste sans desservant, aucune cure sans curé, anciiii évêeU sans évéque.
Nul doute qu'il ne se fonde également d'activés aseoeiations do la propagation du culte protestant et de la conservation du culte israélite.
Ce serait la résurrection de la foi par la lutte et Tenseigneit, si la foi éteinte peut se rallumer.