LIVRE QUATRIÈME
la Religion et rEngeignement, plas d'antagonisme ; liame nera de croyance à croyance, de système à
B ponr récolter il faut semer, tont clergé deviendra «ment corps enseignant. Lorsqu'il en sera ainsi, emcnt, Téritableraent libre, ne tardera pos à faire de irogrès et h subir d'immenses réformes. L'émulation out; elle existera de culte à culte et de ville à ville, rille chef-lieu départemental voudra avoir son uniet luttera d'efTorts et de sacrifices pour qu'elle l'em- ' les universités rivales.
» divers cultes comme pour les professions diverses es en corporations, le droit commun : donc entière our toute corporation religieuse ou ouvrière de pos- Ic transmettre au même titre, ire d'fltat, assisté de ses deux adjoints, l'un ministre les, l'autre ministre des dépenses, tous les trois conr une commission nationale de onze membres élus rersalité des électeurs défiants, suffit pour que l'État t, comme une sphère sur son axe.
«uée absolument comme l'État, la commune se meut mt de même, avec la même simplicité de moyens et économie de forces.
e administration locale ne pouvant requérir le coula force indivise, — gendarmerie ou troupe, — sans !enu l'autorisation préalable de l'administration cenirésentée par l'officier de paix, l'obligation d'obtenir orisation préalable crée la dépendance, suffisante en nps que nécessaire, qui doit exister de laeonmiune à 'officier de paix, rétribué par l'État et résidant dans ommune, est le lien qui rattache tontes les communes ainsi la puissance communale est pleinement consti* s afTaiblissement aucun de la puissance publique, a force armée demeure exclusivement aux mains des s l'État, qui seuls ont le droit de la requérir et d'en
e régime nouveau, on agit beaucoup et on parle peu ; itivement le contraire du régime parlementaire, où peu et où Ton parle beaucoup.
:e régime nouveau, suppression de tous les détours
oi Uv U»u» iiw conflits administratifs; prompte expéditiOD de u*tkUi* li'M affaires communales; irresponsabilité locale de t uUuuiu.Hh'ulion centrale; simplification de tous les rouagesba- ^v«4M^^i-tttH|iies; réduction considérable des dépenses rèroltaot s\ Miio uirilleure répartition de la force publique mohiliiéf \^.\K Utn chemins de fer, auxquels Tarmée rendrait en protee- SM\ rn qu'elle leur devrait en accélération de mouT»-
Tout, sans que l'on s'en rende exactement compte, tend à «'universaliser.
IMuH les voies de communication et de transport se perfseiiuiiaeront et gagneront en rapidité et en économie, plus cette lithdance des nations et des choses à l'universalité len NHUNible et manifeste.
Lo vote universel n'est encore que français; il est appelé à tievenir européen.
(jui dit vote universel dit réforme radicale de tous les vienz mécanismes de gouvernement, comme admettre la cause c'est admettre Teffet.
AuFsi, de même que j'ai cherché un mode d'exercice do vote universel qui puisse être adopté par tous les pays cîtîlises, comme tous ont adopté successivement l'usage de la boussole et du chronomètre, de l'imprimerie et de lavapenr. de même j'ai cherché un mode de perception de l'impôt qni, par sa précision rigoureuse, fût appelé à devenir l'impôt universel; de môme encore j'ai cherché un mode de constitution de la commune, qui, oflVant toutes les garanties, se prêtât k tous les besoins et dénouât tous les nœuds : telles sont la simplicité, la force et la flexibilité de ce mode de constitution de la commune, qu'applicable h l'État, il s'applique avec h même exactitude à l'organisation des professions en corporations.
II marque à lu fois l'universalité, le majorité et la mloorité, comme les deux aiguilles du cadran marquent rheare, les minutes et les secondes.
De la confiance il fait la force, et de la défiance il fait k frein.
Il eHt le pivot de toute association, que cette aaaociatien d communoi paruiase, corporation» ÉtaU
UVRE OUATRlÉMfi M
B0i-M que la commune? H. Thierry répond :
mol commune exprimait^ il y a sept cents ans, un système de e nalogue pour l'époque à ce que nous comprenons par le mot Ukm, Comme les constitutions de nos jours, les commmiee 0nt à la Gle, et les dernières en date imitaient de point en point itttion des anciennes. »
er-CoUard répond :
commune est comme la famille^ arant l'État La loi politique la el ne la crée pas. »
non de Pansey répond :
-dessous des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, il en est riènie qui est à la fois public et privé ; il réunit l'autorité de at à celle de père de famille : c'est le pouvoir municipal. Quoique CMM des trois autres, ce pouvoir est cepeadanl le plus ancien de c'est sur cette première assise que les législateurs ont élevé I.»
liamondi répond :
Dommune n'est point un être idéal, fuitastiquo; c*«st li fnée
•min Constant répond :
patriotisme qui nait des locahiéi est aujourd'hui i UAU. On retrouve partout les jouissances de la rie so , u 0 les htLbiUudêi et les soicMmrs qu'on ne retrouve pas. wtàer kt hammeê amx lieux qui I pi des i ^
ikitudes ; et pour atteindre ce but, f iccon
kÉk, au sein de leurs commun ai a i
Qt le faire sans blesser l'ordre ( ti. »
cmald répond :
MDmune est le premier élément de U lamiUe politique; c'est \ plus réel, plus solide» plue visible que le d^jpartement ou le
rovaume, qui sont plutôt des corps moraux; et comme ces trois corps, commune, département, royaume, forment le corps politique, rÉUl tout entier, il est naturel que, dans la manière de composer la représentation universelle de la nation, les mêmes corps participent dut le même ordre à la députation. »
M. Béchard répond :
« La commune est l'anneau qui rattache la famille à l'Etat.
v L'idéal de la commune, c'est une réunion de familles jouissant i la fois des ressources nécessaires à la vie matérielle et des moyens de développement intellectuel et moral. »
M. le baron de Haxtbausen trace le tableau suivant de ce que la commune est en Russie :
« Chaque commune rurale est, en Russie, une petite répoblîqiie qui se gouverne elle-même pour ses afTaires intérieures, qui ne connaît ni propriété foncière personnelle, ni prolétariat ; qui a éieié à l'état de fait accompli depuis longtemps une partie de ses utopies lodilistes; on ne sait pas vivre autrement ici, et Ton n'y a même jamak» autrement vécu. »
M. le maréchal Vaillant, ministre de la guerre, dans son rapport sur l'Algérie, publié en juin 1854, répond :
« La commune, en créant des besoins et des intérêts collectifs, fait naître par cela même, parmi les membres actifs, le concert des folonti'^ et la solidarité des cfTorts en vue du bien général; et dans cette solidarité se confondent, pour s'efTacer avec le temps, les diversité» d'origine et de race qui caractérisent à ses débuts toute agrégation coloniale.
» Ce n'est qu'au sein de la commune s'administrant elle-même, àxtc ses propres ressources, i\\iv se développera cet esprit d1mtîatif« et d'entreprise qui pousse les |iopulations énergiques à s'iDgéoMr, i s'imposer des sacrifices pour conquérir le bien-être et la richesae pv le progrès. L'px|)érience n'a que trop prouvtî que, sous l'influence d'une sorte de communisnit*. administnitif ipii les accoutume à tout attendre de la vigilance ot de la sollicitude du pouvoir central, les masses comme les individus s'abandonufuit volontiers k l'imprévoyance et à l'inertie. En perpétuant la minorité des populations, on ne lait ipe leur enfance et leur débilité. »