LIVRE QUATRIÈME
tée, se sent attirée vers le oord, ne doit-il plvM s'appliquer détonnais qo'à étadier tout ce qui porte en soi le caraetère de runiTersalité :
DnîretMdité du droit, Univenalité de la science, Universalité de renseignement, Universalité du vote, Universalité de Timpôt, Univaisalité delà commune. Universalité de la corporation, Unirarsalité de l'échange, Unrreraalilé des monnaies, Universalité des mesures.
L*unité est à l'universalité ce que le chemin est au but.
S*Q y a, en ce monde, deux justices, il y en a une qui a usurpé le nom de Tautre.
8*il j a, en ce monde, deux religions, il y en a une des deux qui est nécessairement fausse.
L'iiyustice et l'erreur ont fait leur temps ; l'homme libre et instmit ne peut plus marcher garrotté par elles.
Si la religion était encore ce qu'elle a été dans le passé, la paruisse serait demeurée ce qu'elle fut : l'unité territoriale ; car la paroisse est naturellement la division territoriale du monde catholique. Le mot paroisse vient du mot parockia^ et celui-ci de deux mots grecs qui veulent dire : autour de Im maimn ou do Viglùe. Mais du jour oii la commune agrandi, la pa<roîsse a déclinéi parce que du jour où la tolérance religieuse est entrée dans les esprits, l'unité territoriale a changé de nature et de conditions : l'unité territoriale n*est plus dans la paroisse, elle est maintenant dans la justice de paix.
Le juge de paix, élu par l'universalité des justiciables de son reHort. n'est pas seulement appelé à concilier les parties qui se présentent devant lui ; il est appelé, concurremment avec ronici<.*r de paix numuié par TËtat, à localiser et à centraliser dauft les archives de son greffe tous les renseignemeota relatifs A l'état civil età la moralité judiciaire de chaque habitant né et immatriculé dans la commune, que celui-ci y réaide ou qu'il nve éloigné d'elle.
Par cette localisation de tous les renseignements propres à Téclairer, par ce compte ouvert à tous ses justiciables et régulièrement tenu, on comprend que le juge de paix aoqmeit une puissance et une infaillibilité qu'il ne possédait pas, qu'il ne pouvait pas posséder ; il devient le prêtre de la justice, et son prétoire se change en un confessionnal où parle à voii haute la conscience publique lorsque se tait ou ment la conscience individuelle. Sous le langage du pleddeur, il voit le passé du pécheur.
Dès qu'un fait qualifié délit ou crime a été constaté par un juge de paix ou d'appel, le greffier de ce juge étant tenu, sous peine d'une amende considérable par chaque omissioD, d'adresser en double expédition l'extrait de ladite constatation au greffe de la justice de paix et à l'officier de paix de là commune lieu de la naissance du prévenu, l'obsciirité qui jusqu'à ce jour avait enveloppé la société se dissipe aussitôt : la conscience de chacun et de tous devient comme si elle était transparente.
Un tel avantage est trop grand, à un trop grand nombre de points de vue, pour qu'il y ait lieu de craindre qu'on s'arrête à des considérations secondaires et de peu d'importance contre l'érection en justices de paix de toutes les communes do France, réduites de 36,819 à 6,300 environ, (i)
C'est en multipliant ainsi les justices de paix qu'on pourra fermer sans risque les prisons et les bagnes, et résoudre sans diHiculté le problème, jusqu'à ce jour insoluble, des libérés.
L'ordre et la liberté dans la commune, c'est la liberté et Tordre dans l'État.
L'ordre et la liberté en France, c'est la liberté et l'ordre en Europe.
L'ordre et la liberté en Europe, ce sont les nationalités qui s'écroulent et les communes qui s'élèvent.
Élever la commune à sa plus haute puissance, afin de tarir la misère et le vice ; élever la commune à sa plus hante pois-
Ci) 6,000 communes chefs-lieiu de justices de paix, à raison de S,iM habitants rcpréseuteraient uue population do 30 millions d'halntaati; 39 i communes représentent aujourd'hui plus de 5 millions 400^000 htlii- I : ensemble 6,300 communes environ.