‹ Questions philosophiqueChapitre 58 sur 193 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Partout, en effet, je vois en perpétael déBacoerd la foi et la

oi.

Ce que la foi excuse, la loi le condamne.

Ce que la foi pardonne, la loi le punit.

Ce que la foi prescrit, la loi l'enfreint.

Oa'est-ce donc que la foi? Qu'est-ce donc que la loi?

Si la foi, c'est la loi divine, comment au-dessus de la loi Wne la loi humaine ose-t-elle se placer, et celle-ci, plus que ilie-là, se croire nécessaire et infaillible? Sacrilège ! sacrilège !

Je oe comprends pas, je n*ai jamais pu comprendre qu'en CQO temps et en aucun pays, la foi transmise ne fût pas touin la loi vivante ; que la loi ne fût pas relativement à la foi que le son est à voix, ce que la parole est à la pensée, oe ela conscience est à la conduite, ce que la matière qui obéit ta la volonté qui commande !

|}ai pourrait me nommer un seul peuple qui, considérant TEDgile comme un livre divin, ait voulu que ses codes en isent la traduction fidèle? Est-ce ce qu'a fait l'empereur poléon? Cependant, il disait de l'Évangile : (f L'Évangile !st pas un livre, c'est un être vivant. Le voici, sur cette )le, ce livre par excellence; je ne me lasse pas de le lire... connais les hommes, et je vous dis que Jésus n*est pas un mme. » (1)

S'il est un pays qui n'ait pas d'autre Code que l'Évangile, si pays existe, qu'on me l'indique, afin que je le choisisse or ma patrie d'élection, et que, n'ayant pas eu le bonheur

naître, j'aie du moins le bonheur d'y mourir. La foi, par la bouche de l'apôtre saint Matthieu, commande ces termes :

Si lu veux être parfait, va, vends ce que tu as, donne-le aux ▼Tes, et tu auras un trésor dans le ciel.

Les derniers seront les premiers et les premiers seront les liers.

Vous savez que les princes des nations les MAiraisENT et que les ids usent d'AUToBiTÉ sur elles; mais il n'en sera pus aiiai entre

) DE BRAUTERNK. S*'ntimenf (fp Nnpo/éon sur Ip rhvistinniinie .

iM LA JUSTICE UTYIVERSELLE

vous : AU 00NTEAUUK9 qmcmque voudra être grand enin vcm, qu'û soit votre sbrviteor I Et quiconque voudra être le premier enire mw, quHl soit voire sKRvnsoR !

)• Mais vous^ ne veuillez pas être appelés maitres, car vous n'a?» qu'un seul Maître et vous êtes tous fir^res ; et n'appelez sur la terre personne votre père, car vous n'avez qu'un Père, qui est dans les deux. Celui qui est le plus grand d'entre vous sera votre serviteur, — car quicon(|ue s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sen élevé.

» Nul ne peut servir deux maîtres, car il aimera l'un et haîrt l'autie, ou il sera docile à l'un et méprisera l'autre.

» Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

» C'est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas de votre vie, comment vous mangerez ; ni de votre corps, comment vous le vétirei. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement?

» Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné en surcroît.

n N'ayez donc point souci du lendemain, demain aura soin de luimême. A chaque jour suffit sa peine.

» Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

» N'ayez en possession ni or, ni argent, ni aucune monnaie dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni deux tuniques, ni chaussures, ni bâton, car à l'ouvrier est due la nourriture.

» Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute Vaa ùme et de toute ta pensée.

)• Celui-ci est le premier et le plus grand commandement. Et le second, semblable à celui-là, est : Tu aimeras ton prochain comme toimême. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »

La foi, parla bouche de l'apôtre saint Paul, s'exprime ainsi :

« Vous êtes tous enfants de Dieu par la foi en Jésus-Christ; vons avez été baptisés tous dans le Christ ; vous avez tous revêtu le Christ Il n'y a plus maintenant ni de Juif, ni de gentil, ni d'esclave, ni delifaie, ni d'homme, ni de femme : vous n'êtes tous qu'un on Jésus-Christ.

• Vous n'êtes tous qu'un corps et qu*un esprit, comme vous êtes tous appelés à une même espérance. Travaillez avec soin à conserver l'unité d'un même esprit par le lien de la paix.

» Uue chacun recherche, non son firo))ro avantage, mais celui de •^■wrhain.

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