LIVRE SIXIÈME iti
» ITnMMi-^m les uns aux autres pour tous soutenir mutuenement, rdmtne h Christ vous a unis avec lui pour la gloire de Dieu .
» Maîtres et serviteurs, vous avez les uns et les autres un Maître commun dans le ciel, qui n'a point d'égard à la condition des personnes.
» Teoea-Yous tous unis ensemble, n'ayant tous qu*un même amour, nue même âme et les mêmes sentiments. Ne faites rien par un esprit de contention ou de vaine gloire ; que chacun, par humilité, croie les autres au-dessus de soi ; que chacun ait égard, non à ses propres intérltSy mais à ceux des autres. — Vous, pourquoi condamnez-vous votre frère? et vous, pourquoi méprisez-vous le vôtre? Car nous paraîtrons tous devant le tribunal du Christ.
» llous sommes les enfants, non de Tesclave, mais de la femme Kfare.
» Vous avez été rachetés à un haut prix, ne vous rendez plus esclaves des hommes. Vous n'avez point reçu l'esprit de servitude; vous avez reçu l'esprit de l'adoption divine, cet esprit qui nous rend témoignage que nous sommes enfants de Dieu et cohéritiers du Christ.
» Réglez vos paroles et vos actions comme devant être jugés par la Un de la liberté.
• Tenez-vous donc fermes dans la liberté, à l'égard de laquelle le Christ vous a aiïranchis, et ne vous soumettez plus au joug de la servitude,
• Car nous n'avons pas à combattre contre le sang et la chair^ mais contre les principautés, contre les puissances, contre les seigneurs du monde, gouetmeurt des ténèbres de ce siècle. »
Lia foi, par la bouche de Tapôtre saint Jacques, fait entendre ces paroles :
« Met frères, vous qui avez la foi en la gloire de notre Seigneur léaot-Christ, ne faites point acception de personnes. S'il entre dans une de vos assemblées un homme ayant un anneau d'or et un habit magnifique et qu'il y entre aussi un pauvre mal vêtu, et qu'arrêtant vos re^irds sur le riche, vous lui disiez, en lui offrant un siège : « As-
• s^ez-vous ici, » et que vous disiez au pauvre : « Tenez-vous Ui
• debout, ou asseyez-vous à mes pieds, » n'est-ce pas là faire, en Toit»-roèmes, une différence entre l'un et l'autre, et vous abandonner à d'iniques pensées dans lo jugement que vous faites? Si vous avez égard k la condition des pcrfonnes, vous commettez un péché et vous !«^n*z condamiKS par la loi comme en étant les transgn^sseurs.
• Sî un de vos frères ou une de vos sœurs n'a pas de quoi se vêtir et manque de ce qui lui est nécessaire diaque jour pour vivre, et que quel-
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(jij'iiii «l'ciitr»' vous lui .li^c ; «< Aile/. <t\\ juiix, j«î vuii> soiili.iilo de ij»,i«>i » vous gHruiitir du froid cl de quoi manger, » sans lui donner ce qui est nécessaire à son corps, à quoi serviront vos paroles? Cnt jmt les œuvres que l'homme est justifié et non pas seulement par Us foi* b
La foi, par la bouche de Tapôtre saint Jean, prescrit ce qd
suit :
« C'est de Dieu im>me que nous avons recule commandement: Celui qui aime Dieu doit aussi aimer son frère. Tout homme qui n'aime point sonfrm» n'est point de Dieu.
» Si quelqu'un a des biens dans ce monde et que, voyant son frère réduit à la nécessité, il lui ferme son cœur et ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeurerait -il en lui?
» Jugez suivant Téquité. »
La foi, par la bouche de révangéliste saint Luc, donne ces commandements :
ff A vous qui m'entemlez, je vous dis ; Aimez vos ennemis, faites du bien h ceux qui vous haïssent.
» Bénissez ceux qui vous maudissent.
» Et h celui qui te frappe sur une joue, présente-lui aussi Tautre; et si quelqu'un t'ôte ton manteau, ne l'empêche point de prendre aassi ta tunique.
» Et à tout homme qui te demande, donne-lui ; et à celui qui t'ôte <*e qui t'appartient, ne le demande point.
» Etcomme vous voulez que les autres vous fassent, faites-leur aussi de même.
» Mais si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, qael gré vous en saura-t-on? car les gens de mauvaise vie font aussi de même.
n Et si vous ne faites du bien qu'î\ ceux qui vous auront fait du bien, quel gré vous en saura-t-on? car les gens de mauvaise vie font ausw (le même .
n ("e^t pourquoi aimez vos ennemis et faites du bien, et prêtez sans en rien espérer, et votre récompense sera grande et vous serei les (ils du Très-Haut, car il es! bienfaisant envers les ingrats et les méchants.
» Et ne jugez point et vous ne serez pas jugés ; ne condamne! point et vous ne serez pas condamnés. »