DE LA RESERVE ET SPÉCULEMENT
suivant la qualité de ceux dont il exclut la successibilité. Pourquoi la réserve de l'enfant naturel varierait-elle? Comment pourrait-elle devenir égale à la réserve de l'enfant légitime?
C'est, dit M. Demolombe, la part de V enfant naturel qui est le type de sa réserve (t. xix, n® 458).
J'aimerais mieux cette formule du même auteur.
< De même que la portion héréditaire de l'enfant c légitime sert de base et de type à la portion héré- € ditaire de l'enfant naturel, de même la réserve de € l'un sert de base et de type à la réserve de l'autre. » (Même tome, n' 153).
375. La réserve de l'enfant naturel n*est pour nous qu'une portion de la réserve de l'enfant légitime; elle n'est pas une portion de sa part ab intestat, comme enfant naturel.
Avec notre système, le point de savoir si la portion héréditaire de l'enfant naturel doit se calculer d'après la qualité des successibles que le de cujus laisse à son décès, ou d'après la qualité des héritiers acceptants est sans influence sur le calcul de sa réserve. Je n'ai donc pas à examiner si MM. Aubry et Rau se contredisent, lorsque pour calculer la portion héréditaire de l'enfant naturel, ils s'attachent à la qualité des héritiers avec lesquels il concourt, tandis que pour calculer sa réserve ils ne s'attachent qu'à la qualité des successibles, sans exiger que ces successibles prennent ou puissent prendre part à la succession.
376. M. Demolombe (t. xix, n® 160) voit dans ces deux solutions une contradiction dont les deux savants auteurs qui ont prévu le reproche se sont défendus.