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CHAPITRE PREMIER De la liberté : divers sens de ce mot

Le mot liberté est un nom abstrait, vague, ayant diverses significations et prêtant par là même à plusieurs équivoques. Pour éviter tout malentendu, j'exposerai brièvement les principaux sens attachés à ce mot.

Dans son sens philosophique, la liberté se confond avec le libre arbitre qui, d'après saint Thomas, consiste dans le pouvoir de choisir (1), ou dans la préférence d'une chose à une autre (2).

Le libre arbitre ne se distingue pas réellement,

(1) 1 p., q. 83, art. 3, c.

(2) 1, 2, q. 13, art. 2, c.

comme puissance ou faculté, de la volonté, pas plus du reste, que la raison ne se distingue réellement de l'intelligence; car la faculté qui entend ou connaît dans l'homme est la même faculté que celle qui raisonne. En d'autres termes, vouloir et choisir appartiennent à une seule et même puissance, comme connaître et rahonner sont deux actes d'une seule et même faculté [\). Ainsi, de même que l'intelligence perçoit les premiers principes et que la raison en déduit les conséquences, ainsi la volonté se dirige nécessairement vers sa dernière fin, qui est le bonheur, tandis que le libre arbitre, s'appliquant aux moyens, peut choisir tel ou tel de ces moyens, tel ou tel bien non nécessaire; et c'est en cela qu'il est maître de ses actes (2).

Ce choix que fait l'homme ne doit pas être l'effet d'un caprice ; c'est un acte de la volonté raisonnable (3), acte qui, par coiïséquent, doit être conforme à la saine raison. S'il s'en écarte, il ne saurait être un acte parfait de la volonté libre, pas plus que le sophisme n'est un acte parfait de la faculté de raisonner. La nature tend au vrai et au bien, et de même que le jugement erroné n'est pas une qualité, mais un défaut de la nature raisonnable, ainsi l'élection

(1) 1 p., q. 83, art. 4.

(2) Cf. s. Th., q. 82, art. 1, ad. 3.

(3) S. Thomas enseigne en effet que le libre arbitre est une faculté de kl volonté et de la raison, non en ce sens que le libre arbitre soit une puissance distincte de la volonté et de la raison, mais en ce sens que le libre arbitre par lequel l'homme est maître de ses actes s'exerce par la raison et la volonté. (1, 2, q. 1, art. 1, c.)

vicieuse n'est pas une qualité, mais un défaut de la nature libre (1).

Ce serait donc- se tromper que de faire consister la nature de la liberté ou du libre arbitre dans le pouvoir de choisir entre le bien et le mal.

« Le libre arbitre est une propriété de la volonté faite pour le^Dien; donc il répugne que le mal, comme mal, soit l'objet de son inclination. Si donc la volonté embrasse le mal c'est par suite de l'imperfection de l'homme dans lequel elle réside, de l'homme faillible par son esprit, et dont le corps suscite des tendances qui ne sont pas conformes aux tendances de la raison. Vouloir le mal, d'après saint Thomas, n'est pas plus la liberté ou partie de la liberté que l'action de boiter ne vient de la puissance locomotive, encore bien que cette puissance soit requise pour que l'on boîte en fait (2). »

Dans l'état de choses actuel, l'homme a la puissance de faire le mal, puissance qui lui vient de Dieu, il est vrai, puisqu'elle est la même puissance que celle par laquelle il agit bien ; mais cette puissance est ordonnée par Dieu au bien, et si l'homme s'en sert pour le mal, cela vient de sa défectibilité naturelle (3). Il suit de là qu'empêcher quelqu'un de mal faire, ce n'est point lui enlever sa liberté : « La faculté de pécher n'entre point dans la notion de la

(1) La Scienza e La Fede, fasc. 782. Cette savante revue, si attachée à saint Thomas et à ses doctrines, m'a été plus d'une fois profitable.

(2) Civiltà cattol, 21 juillet 1860.

(3) In Roman., c. 13.

liberté légitime, dit Roraagnosi; l'impuissance de mal taire procure au contraire le triomphe de la vraie liberté (1). »

La liberté est réglée ou non réglée, suivant qu'on agit ou qu'on n'agit pas d'après la raison droite ; or, ce qui est réglé est bon, ce qui est bon est vrai ; donc la liberté vraie est celle qui choisit une* chose conforme à la raison, et la liberté fausse est celle qui choisit une chose contraire à la raison. Et comme le vrai et l'être se confondent, suivant cet axiome unuyn et ens convertuntuvy la liberté vraie est la liberté même, dont la fausse liberté n'est que la fiction et le masque. De là vient que l'homme est d'autant plus libre qu'il suit davantage sa raison, parce qu'il agit d'après son principe spécifique, comme il est d'autant plus esclave qu'il se laisse dominer davantage par ses sens. Aussi, ces paroles, qui facit peccatiim, servus est peccati (2) — celui qui fait le péché est esclave du péché, — expriment-elles une vérité très philosophique. La vraie liberté ne peut exister qu'avec la raison et la vérité ; ce qui est contre la raison et la vérité est contre la liberté et engendre la servitude.

(1) Ass. 1. Ddla scienza del diritto natur., § 19. — Sicut non posse peccare, dit saint Thomas, non diminuit libertatem, ita eliam nécessitas firmatae voluntatis in bonum non diminuit libertatem, ut patet in Deo et in beatis. (2, 2, q. 88, art. 4.)

(2) Joann., c. viii. Cf. Saggio sulle relaz. tra la Chiesa e lo Stato, etc.

Le mot liberté ne s'entend pas seulement de la liberté ^[jAysfç'z^e (ou naturelle), appelée le libre arbitre, dont je viens de parler; il s'entend encore de la liberté morale, je veux dire de la faculté morale (ou droit) d'agir ou de ne pas agir.

Cette seconde liberté se distingue du libre arbitre en ce que celui-ci, dans l'état présent de l'humanité, peut choisir ou le bien ou le mal, tandis que la liberté morale ne peut s'appliquer à un objet moralement mauvais, attendu que le droit ou la faculté morale de mal faire répugne dans les termes ; car le mal est un désordre, et nul ne peut avoir le droit ou la faculté morale de poser un acte contraire à la loi morale, régulatrice de l'ordre, d'autant que le libre arbitre, il ne faut pas l'oublier, nous a été donné par la divine Providence, pour que nous puissions réaliser le bien auquel nous sommes obligés de tendre, et non pour que nous commettions le mal.

« La liberté considérée comme un droit n'est pas, dit le cardinal Gerdil, le pouvoir physique de faire tout ce qui plaît.... ; maïs elle est un pouvoir moral restreint dans son origine par la loi de nature et susceptible des restrictions que les lois peuvent y apporter pour le bon ordre et l'avantage de la société (1). » Le cardinal Dechamps dit à son tour :

(1) De l'hemme sous l'empire de la loi (partie m, chap. i.)

« L'homme a reçu de Dieu la liberté naturelle de choisir entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal ; mais a-t-il reçu, de Dieu, le droit de choisir le faux, le droit de choisir le mal? Non, car la loi divine lui impose l'obligation de choisir le vrai bien, de rejeter le faux et le mal. De là vient que dans la société domestique, dans la société civile» dans la société religieuse, le pouvoir qui exerce partout l'autorité de Dieu, doit veiller à l'accomplissement de sa loi et à la répression des abus de notre liberté naturelle. Il n'est donc pas vrai que l'homme ait le droit de penser mal, et, à plus forte raison, *de professer, de publier, de glorifier tout ce qui lui passe par la tête. Ce droit là est un droit chimérique, et s'il était pleinement pratiqué de la manière que les insensés le proclament, la société n'y résisterait pas longtemps. Il est clair, en effet, que ce qu'on a le droit de professer ou de glorifier, on a le droit de le faire, ou la logique n'est qu'un vain mot (1). »

L'homme n'a donc pas le droit de faire tout ce qu'il a le pouvoir de faire; en d'autres termes, le pouvoir d'agir ne constitue pas le droit d'agir; autrement il faudrait dire que l'homme qui peut, en usant mal de son libre arbitre, voler, assassiner, etc., exerce un droit, ce qui répugne à la raison et au sens commun. Il y a des choses que l'homme peut faire en vertu de son Ubre arbitre et qu'il n'est pas autorisé à faire, ou qu'il lui est défendu de faire; et, d'un autre côté, le libre arbitre est mora-

'ij Le libéralisme (première leUre,.

lement obligé de faire des actes qu'il a la puissance naturelle d'omettre. C'est de la confusion entre le libre arbitre ou la liberté envisagée comme pouvoii' naturel et entre la liberté envisagée comme droit (ou pouvoir moral) que sont nées plusieurs erreurs modernes, ainsi que je le constaterai plus tard.

Une autre source d'erreurs nombreuses a été la confusion entre le libj^e arbitre et \ indépendance.

Ilc mot liberté peut se prendre et se prend souvent dans le sens ^indépendance des commandements d'autrui.

La liberté ou indépendance est absolue ou relative .

Dieu seul est absolument libre, ou indépendant. Il est « Celui de qui, comme dit Bossuet (i), relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance. » L'indépendance de Dieu est la conséquence de son aséité, c'est-à-dire de sa nature d'êt?'e existant de soi-même, n'ayant rien reçu de personne, et sans dépendance aucune envers qui que ce soit.

L'homme, au contraire, est essentiellement dépendant en tout son être, en toutes ses facultés et en toutes ses opérations de "Celui de qui il a reçu et

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(1) Oraison funèbre de la reine d'Angleterre, exorde.

reçoit continuellement tout ce qu'il est, tout ce qu'il a, et tout ce dont il a besoin pour agir. Cette dépendance n'empêche pas l'homme d'être libre et par là maître de ses actes, non, il est vrai, de façon à pouvoir, même dans l'exercice de sa liberté, agir sans le concours divin ; toutefois il n'est pas dépendant ou esclave à ce point de n'être qu'un instrument inconscient et sans énergie propre, entre les mains du suprême Auteur de toutes les créatures.

L'homme est donc libre, non d'une liberté absolue exempte de toute règle, mais d'une liberté relaline qui lui donne le pouvoir, dans l'état actuel, de faire le bien ou le mal sous sa propre responsabilité, sans que cette liberté cesse jamais de dépendre de Dieu et d'être en droit soumise à sa loi.

Mais, dira-t-on, si l'homme est libre de se gouverner comme il veut, d'après Hnstitution divine, comment peut-il être tenu d'obéiri

Saint Thomas répond qu'il est bien vrai que Dieu a créé Thomme libre, 'non qu'il lui soit permis de faire ce qu'il veut, mais parce qu'au lieu d'être contraint par la nécessité de sa nature, comme les créatures sans raison, à faire ce qu'il doit, il agit en vertu d'un choix libre, procédant de son propre conseil (i). (La liberté humaine, j'entends ici le libre arbitre, n'est donc pas synonyme ^indépendance; le libre arbitre a sans doute le pouvoir de choisir, mais il n'est pas maître de faire un choix déraisonnable; il est assujetti à une loi générale qui lui prescrit d'éviter le

(1) 2, 2, q. c. IV, art. 1. ad. 1.

mal et de faire le bien): Déclina a malo et fac honum (1). « Le nom de liberté qui a un sens droit dans la philosophie et dans le catholicisme, disait quel? que temps avant d'être élu pape (sous le nom de Pie VU) Mgr Chiaramonti, évêque d'Imola, ne dénote pas un dévergondage qui permette de faire tout ce qu'on veut, soit le bien, soit le mal.^La liberté chère à Dieu et aux hommes est une faculté qui fut donnée à l'homme, un pouvoir de faire ou ne pas faire, mais toujours soumis à la loi divine et à la loi humain^ Il n'exerce pas raisonnablement sa faculté de liberté ou son libre arbitre celui qui, rebelle et impétueux, s'oppose à la loi; il n'exerce pas raisonnablement sa faculté de liberté celui qui contredit la volonté de Dieu et celle de la souveraineté temporelle (â). »

Ainsi le libre arbitre humain n'est pas indépendant. « La liberté véritable, dit Bossuet, c'est de dépendre de Dieu; car qui ne sait que refyser son obéissance à l'autorité légitime de la loi de Dieu, ce n'est pas liberté mais rébellion, ce n'est pas franchise mais insolence....? La liberté nous est donnée, non pour secouer le joug, mais pour le porter avec honneur en le portant volontairement; la liberté nous est donnée, non pour avoir la licence de faire le mal, mais afin qu'elle nous tourne à la gloire de faire le bien, non pour dénier à Dieu nos services, mais pour qu'il puisse nous en savoir gré..... (3;. »

Le libre arbitre de l'homme est naturellement si

(1) Psalm., XXXVI, 27,

(2) Vie de Pie VU, par Artaud, tom. I, c. iv, p. 60. (3j Sermon pour la Purification.

dépendant, que loin de repousser les lois justes, c'est-à-dire fondées en vérité, il les réclame impé- .rieusement; une des gloires de l'homme est d'être dirigé par des lois. Les créatures dépourvues de raison et de liberté ne sont pas soumises à des lois proprement dites^ Au lieu d'endommager la liberté humaine, toute loi qui mérite ce nom et rentre dans la belle définition de saint Thomas, ordinatio rationis (une ordonnance de la raison) etc., est la sauvegarde de l'homme, parce qu'elle est à la fois une lumière pour son intelligence et un secours pour sa volonté.

( Si donc on prend le mot de liberté dans le sens d'indépendance, il faut dire que la liberté, chez l'homme, être essentiellement dépendant, ne saurait être une liberté illimitée. L'homme dépend de Dieu et de toutes les autorités terrestres qui participent à l'autQrité divine.

Toutefois on peut dire que l'homme jouit naturellement d'une certaine indépendance, en ce sens qu'il peut licitement faire tout ce qui ne lui est pas défendu, et choisir, à son gré, tels ou tels des moyens honnêtes qui peuvent également le coiîduire à sa fin.- L'homme a donc devant lui le vaste champ du licite et de l'honnête, dans lequel son indépendance ou sa liberté trouve ample matière à s'exercer (4); et

(1) Cette indépendance légitime s'allie avec l'obligation imposée à l'homme ''suivant le sentiment plu> commun des théologiens et dans le sens indiqué par eux) de rapporter à Dieu tous ses actes. (V. Gury.) J'ajoute que plus l'homme se conforme à la volonté

de même que l'Eglise n'a jamais condamné le libre arbitre, qu'au contraire elle en a maintenu l'existence par des définitions dogmatiques ; de même, loin d'avoir jamais condamné la légitime indépendance de rhomme, elle a pris soin de la protéger et de la défendre contre les tyrannies passées, comme, autant qu'il lui est possible, elle la défend aujourd'hui contre les tyrannies présentes, et la défendra contre les tyrannies futures.

Si l'homme jouit d'une certaine indépendance naturelle, ainsi que je viens de le dire, il importe cependant de ne pas confondre la liberté, c'est-à-dire le pouvoir d'agir ou de ne pas agir, avec l'indépendance ou l'exemption de toute sujétion, soit surtout à Dieu, soit aux autorités préposées par Dieu au gouvernement des hommes dans l'ordre religieux et dans l'ordre politique. On peut être libre et en même temps dépendant.

Une des grandes erreurs de Rousseau a été précisément de confondre la liberté avec Xindépendance. jOr, si l'homme ne pouvait être libre qu'à la condition d'être indépendant, il en résulterait logiquement ou que l'homme étant essentiellement dépendant ne serait pas libre, ou que sa liberté ne pourrait être réglée ou restreinte par aucune loi qui ne fût pas le fait de sa volonté (1).

divine même dans les choses de conseil, plus il jouit de la véritable liberté des enfants de Dieu.

(1) L'indépendance absolue, inaliénable, illimitée de l'homme est une absurdité. Tout homme dépend naturellement des lois de l'honnêteté naturelle. Il peut les violer, parce qu'il n'est pas

Enfin le mot liberté peut signifier l'absence d'obstacles aux efforts de l'homme qui veut agir. Là où n'existent point d'obstacles à l'accomplissement d'un bien certain, là existe la vraie liberté ; là au contraire où rhomme est empêché de faire le bien qu'il doit accomplir, là n'existe pas la liberté véritable. D'où il suit que, loin de nuire à la vraie liberté, les bonnes lois lui sont d'autant plus favorables qu'elles préviennent ou compriment avec plus d'efficacité les obstacles qui s'opposent à la praticjue du bien. Ce serait donc une erreur de croire que la liberté du bien doit être, en principe, obtenue, non par la répression du mal, mais par l'égalité de liberté accordée au mal ainsi qu'au bien, comme si, étant donnée la nature humaine dans son état actuel, cette égalité de liberté ne devait pas logiquement conduire à l'oppression du bien (1).

En résumé, 1° La liberté physique ou le libre arbitre, qui consiste essentiellement à pouvoir agir ou ne pas agir, ne saurait se confondre avec la liberté morale, entendue dans le sens de droit d'agir ou de ne pas agir, ni avec \ indépendance qui est l'exemption de

nécessité par sa nature à les observer ; mais en les violant il agit contrairement à sa nature raisonnable qui demande à être dirigée par des lois attestant et protégeant à la fois sa liberté morale. (V. Taparelli, Esam. crit., c. v.)

(1) L'erreur libre dans l'Etat libre, par M. le comte de Beaulieu, p. 17 et suiv.

tout assujettissement à la volonté d'autrui : ce qui revient à dire que le libre arbitre ou la faculté physique d'agir ne peut être un droit qu'à la condition qu'aucune loi ne restreigne la liberté native de l'homme. D'où la conséquence que le pouvoir de mal faire ne constitue pas le droit de mal faire, et que l'homme peut être empêché d'agir ainsi par une juste loi;

2° Si la liberté humaine est indépendante dans son exercice, quand elle agit dans la sphère du licite et de l'honnête, elle ne cesse jamais de dépendre de Dieu, de lui être soumise en droit, et elle peut être légitimement assujettie à des ordres émanant d'une autorité créée et participant à l'autorité divine ;

3° Aucun homme ne peut raisonnablement demander qu'on lui reconnaisse le droit ou la faculté morale de commettre le mal ;

4"' Aucun législateur ne saurait même, au point de vue de la raison seule, proclamer, soit que l'homme a le droit naturel^ inviolable, imprescriptible, de faire ce qu'il veut (ou le bien ou le mal), soit que l'homme vient au monde affranchi de toute loi qui ne serait pas son oeuvre ;

0° Eq principe, l'autorité du législateur, doit, autant que possible, favoriser la liberté du bien, et combattre la liberté du mal.

Ces vérités sont en opposition, pour la plupart du moins, avec les erreurs modernes qu'on a appelées du nom de libéralisme, sur lequel je dois maintenant appeler l'attention du lecteur.

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