PREMIÈRE QUESTION
Le Mariage est-il un Sacrement ?
RÉPONSE
Le mariage est vraiment et proprement un des sept Sacrements de la Loi Kvangélique, institué par Notre-Seigneur J.-C., lequel donne aux chrétiens, qui le reçoivent dignement, une grâce appelée sacramentelle.
Cette proposition est de foi catholique, ayant été définie par le St. Concile de. Trente, sous l’anathème ordinaire fulminé contre ceux qui refusent de se soumettre aux jugements infaillibles de la Ste. Eglise (Conc. Trid. Sess. 24).
Cette vérité est consignée dans la Ste. Ecriture, qui nous apprend que le mariage est un grand Sacrement (Eph. 5) ; paroles mémorables dont le sens ne saurait être douteux, puisque le St. Concile de Trente y fait allusion, dans son Décret sur le Mariage.
Elle nous a été enseignée par la Tradition qui, par la bouche des Saints Docteurs, et en particulier de St. Augustin (Libri de bono conjugali, cap. 18), n’a cessé, de siècle en siècle, de nous enseigner cette céleste doctrine. Zn Christianorum nuptiis plus valet sanctitas sacramenti, quam fœcunditus uleri.
Les conséquences pratiques qu'il faut tirer de ce dogme sacré et si consolant pour la société civile comme pour la société religieuse, sont :
lo. Que les Infidèles, en se mariant, peuvent bien s'unir validement par un contrat naturel, mais qu’ils ne reçoivent pas un sacrement.
20. Que tous ceux qui ont été validement baptisés, et qui se marient en observant les rites sacrés institués par J.-C., reçoivent vraiment le Sacrement de Mariage. Nemo ignorut (inquit SS. Pontifex Pius IX, in Allocutione 27 sept. 1852), inter Fideles matrimonium davi non posse quin uno eodem que tempore sit Susramentum.
30. Qu’aucune puissance de la terre n'a le pouvoir d'annuler le mariage des chrétiens, qui, en dépit de tous les empêchements civils, sera toujours valide et indissoluble, dès qu’il a été reçu selon les formes usitées de l'Eglise.
40. Qu'au contraire, le mariage regardé comme valide par la puissance civile, mais frappé de nullité par l Eglise, est nul de plein droit, . Car le contrat naturel, qui a été élevé par J.-C. à la dignité de acrement, est sous le domaine de l'Eglise qui peut seule, par ses empêchements, le rendre invalide.
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Ga, Que ceux-là reçoivent le Sacrement, sans en recevoir la grâce, qui ne font que ce qui est requis pour la validité du contrat sans s'occuper des dispositions nécessaires à la réception d’un vrai Nacrement. Tels étaient ceux qui, même avant le Concile de Trente, se mariaient clandestinenient, pouvant faire autrement. T'els sont aujourd’hui les catholiquesqui, sans dispense du St, Siége, « warient à des protestants. T'els sont encore les mauvais cathol'ques qui se marient en péché mortel.