‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 100 sur 214 · Tome Vil. Zz · texte numérisé non relu

Tome Vil. Zz

~~ mémoire. Mais un de ses Historiens a fait en son honeur quelques vers que nous allons copier, non à cause de la beauté de la poésie, mais à raison du caractère de l'homme de Dieu qui y est assés bien exprimé.

Mab.^ ib. p. sas. ' Quam vigili cura sic nobilitate studebat,

Intus et exterius ne cul tua deforct ullus, Et nihil infectom remanerct io ordine fratrum, Quod Chriato placilum, vel quod constarct honestum, Non pçobitas raorura, doq pax, non gloria laudum. Ceraere tnne mirant posses certamine pugnani, Hos decertare, roliquos virtute praire : Sic sobolem pacis Pastor animabat herilis, Sic et Ovile sacrum tutabat ab ore luporum, Sic Vigil astabat, sic Chrisli castra regebat, Sic denique nobis ejus recordatio dalcis.

p sï7.n.t5. i Mob. ' La sainteté de sa vie fut relevée par le don des miracles, n. . P. 190. 0peres (je ^ vivant et après sa mort. Jusqu'ici cependant on

ne lui a décerné aucun culte public. Ce qui a encore contri-

«ab. ib. p. 530. bué à rendre célèbre le B. Richard, ' est le grand nombre d'illustres disciples qu'il forma aux Letres et à la pieté. Tels sont

,.. 5». n. io. entre autres Richard, Evéque de Verdun ; ' le Comte Frideric, qui de compagnon de sa retraite, se soumit à sa conduite, et qu'il établit ensuite Prieur de S. Vaast d'Arras, où il mourut

P. mo. n. a. en odeur de sainteté; les Comtes de Breteuil Geduin et Waleran; le Comte de Letard, proche parent de l'Empereur Conrad. Tels sont encore le Comte Herman, surnommé Hezelon; Grégoire Archidiacre de l'Eglise de Liège; Gervin Chanoine de Reims, qui fut dans la suite Abbé de S. Riquier. On peut aussi compter entre les disciples de l'homme de Dieu, l'Empereur S. Henri, qui non seulement se conduisoit par ses

p. 533. n. 8. conseils, ' mais qui lui voua même obéissance, dans la resolution de finir ses jours sous sa discipline. La manière ingénieuse dont le saint Abbé lui fit reprendre les rênes de l'Empire, esl

au*. Fi.ii. p 15». devenue célèbre dans l'histoire. ' Hugues Abbé de Flavigni, fort connu par sa chronique, atteste que tout ce qu'il étoit, il en étoit redevable après Dieu aux soins du B. Richard. Aussi n'a-t-il rien oublié pour lui en marquer sa reconnoissance, par l'attention qu'il a eue à le faire avantageusement connoître dans sa chronique. Un autre Ecrivain du même temps, mais

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anonyme, a écrit aussi son histoire, et nous n'avons fait qu'abregcr ces deux Auteurs dans ce qu'on en vient de lire.

SES ECRITS

L'Historien anonyme du B. Richard nous apprend Mab. a», p. 5». qu'il avoit laissé à la postérité quelques écrits de sa laçon. n' 1S* Mais il ne les connoissoil pas tous ; parce qu'il s'est moins appliqué à nous instruire de ce qui concerne les productions de sa plume, que de ses vertus.

1°. 'Suivant le témoignage de cet Auteur, le pieux Abbé ibùi. avoit écrit la vie de S. Rodinge, vulgairement S. Rouyn Confesseur, honoré d'un culte particulier à l'abbaïe de Beaulieu en Argone, une de celles que Richard reforma. Le même Ecrivain ajoûte, que cette vie étoit en beau style, honorifico sermone. Si c'est la même que celle qui est venue jusqu'à nous, comme il y a toute apparence, elle n'est pas effecUvement mal écrite. On y apperçoit même de l'ordre et de la méthode dans la narration. Il est seulement fâcheux que l'Auteur n'ait pas eu de meilleurs mémoires. Il étoit trop éloigné des temps du Saint, qui vivoit au VII siècle, pour avoir été bien t. e. P. sw. 001. instruit de ses actions sans ce secours.

Dom Hugues Menard est le premier qui a publié cette vie, Men. man. b. p. mais sans lui faire porter le nom de son Auteur. Il l'avoit tirée 010*940d'un manuscrit de l'abbaïe de S. Pierre de Châlons sur Marne, ' qui avant la fin du dernier siècle montroit six cents ans d'an- u*i>. u>. p. jui. tiquité, et remonte par-là jusqu'au temps du B. Richard. C'est "* 1 sur ce même manuscrit, ' que Dom Mabillon l'a donnée dans P. mi-mô. la suite, avec de sçavantes observations préliminaires, où il discute les raisons qui l'adjugent à notre Abbé. ' Le premier Mon. u>. n. «»- Editeur en avoit déjà publié un abrégé avant que d'imprimer 884 * l'ouvrage entier. Mnis cet abrégé, qui part d une main fort postérieure à l'Auteur original, n'est rien inuins qu'exact, et se trouve d'ailleurs grossi de traditions populaires, trop éloignées de la source.

2°. Richard a aussi composé une vie de S. Vanne , Evêque de Verdun, et Patron titulaire de son monastère.' Il paroît par Jg>. ib. 1. «. p. la préface, adressée à ses frères, qui l'engagèrent à l'entreprendre, que ce fut son premier écrit en ce genre. Rien de plus humble, de plus modeste, de plus édifiant que cette prélace.

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p. Stft.

L'Auteur s'y nomme à la tête, eh se qualifiant le dernier des serviteurs de J. C. 11 nous y apprend que le motif qui porta ses frères à lui faire prendre la plume, fut le désir de s'instruire de ce qui regardoit leur saint Patron. L'on juge par-là, ou que personne n'avoit encore écrit sur ce sujet, ou que si on l'avoit fait, l'ouvrage étoit péri par le malheur des temps. Celui du B. Abbé, qui a beaucoup de ressemblance pour le style avec la vie de S. Rouyn, et qui est au-dessus de la manière d'écrire de la plupart des Auteurs de son temps, est divisé en deux parties.

' L'Auteur emploie la première à faire l'histoire, ou plutôt l'éloge du Saint, parce que dans le grand éloignement où il étoit du siècle où il avoit vécu, il n'avoit point de faits bien avérés à en rapporter. Il a destiné la seconde partie à faire la relation de ses miracles. C'est ce qu'il a exécuté avec choix, et en homme judicieux, qui au roi t mieux aimé se condamner au silence, que d'avancer des faussetés. Sur ces principes, qui doivent être ceux de tous les bons Ecrivains, il s'est borne à ne parler que des miracles dont il étoit instruit par lui-même, ou qu'il avoit appris de personnes veridiqueset dignes de foi. Ceux qu'il rapporte prouvent ce qu'il vient de dire. Ils sont tellement détaillés, et revêtus de toutes leurs principales circonstances; ils sont de plus écrits avec tant de gravité, de candeur et d'onction même, qu'on ne peut se refuser à y reconnollre la vérité.

' Dom Mabillon, qui a tiré cet ouvrage de l'obscurité, à la faveur d'un manuscrit de l'abbaïe de S. Vanne, n'en a publié que la préface avec la relation des miracles. Il a jugé à propos d'en retrancher la première partie, parce sans doute qu'on n'y peut faire aucun ionds pour l'histoire, par la raison que nous snr. 9. uot. p. avons alléguée plus haut. ' On a dans Mosander, Supplemen- ' teur de Surius, un très-court abrégé d'une vie de o. Vanne.

C'est fort peu de chose que cet écrit. Mais quel qu'en soit l'Auteur, il avoit sous les yeux l'ouvrage de notre saint Abbé.

3°. ' L'on croit devoir lui donner dix-neuf grands vers, qui se lisent sur une grande pierre et le pavé qui est au-dessous, dans un petit édifice qu'il fit élever en l'endroit où il avoit trouvé les corps de huit saints Evêques de Verdun lorsqu'il renouvella l'église de son monastère. On y lit encore trois autres vers; mais ils portent une datte qui montre qu'on ne les peut attribuer au B. Richard. Les uns et les autres n'ont au reste rien de remarquable, que leur rudesse et leur platitude. Si les premiers appartiennent au pieux Abbé, il faut convenir que

p. itt-ÎHW.

Mab. ib. p. 516.

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sa prose est incomparablement au dessus de sa versification.

4°. ' Nous apprenons de Hugues de Flavigni,que Richard hu*. fi. chr. P avoit dressé une règle en faveur des solitaires, qui s'étoient mis 185 n 89 ' sous sa conduite, lors de son séjour à Rombech près de Remiremont, ' où il s'étoit retiré pour céder au temps, à l'occasion iub. ib. p. 5*c. de son différend avec i'Evôque Heimon, qui vouloit malgré 5J7 n14lui comprendre le monastère de S. Vanne dans l'enceinte des murs de la ville de Verdun. ' Cette Règle qui étoit tirée des Bug. n. ib. Institutions des anciens Pères de la vie ascétique, n'existe plus aujourd'hui.

5°. ' Le même Historien parle aussi de quelques Règle- p. m. n.30. ments, que Richard dirigea pour l'Eglise de Rouen , où le jeune Duc Guillaume le Bâtard, qui avoit pour lui une vénération particulière, l'avoit engagé de venir à force de sollicitations. Ces Règlements se lisoient encore à la fin du même siècle dans le livre commun de cette Eglise, enchaîné derrière le grand autel.

6°. ' Richard possedoit autant que personne de son siècle le ^Jn. n. u 1 don de la parole, et en faisoit usage non seulement pour in- tS. C.V. S struire ses frères, mais encore pour annoncer au peuple les p- 161grandes vérités du salut. Ce qu'on nous apprend de Véloquence et de l'onction de ses discours, nommément de ceux qu'il faisoit contre les vices, et d'un autre qu'il prononça à Blois sur la passion du Sauveur, au retour du tombeau de S. Martin, fait regreter qu'on ne se soit pas donné le soin de les conserver à la postérité. ' L'homme de Dieu eut l'attention d'en faire Hog. ki. ib. écrire un, à la tête du Necrologe de son monastère, afin que ses frères eussent toujours devant les yeux l'instruction qu'il leur y donnoit. Ce discours qu'il avoit prononcé devant sa communauté, rouloit sur la reconnoissance indispensable qu'on doit aux fondateurs et bienfaicteursdes monastères.

7 °. On ne nous a point conservé non plus quantité de lettres, qu'il eut souvent occasion d'écrire. ' Il y en avoit plusieurs en p- »«6. n. ao. réponse à celle de ses frères, qui pendant plusieurs années qu'il demeura dans sa retraite de Rombech, le sollicitoient de temps en temps de revenir les consoler par sa présence. Hugues de Flavigni atteste qu'en son enfance il avoit lû ce recueil de letres. ' Richard en écrivit encore plusieurs autres à l'occasion p *« uw n. 2de l'extrême famine oui désola la France en 1028. Après avoir épuisé toutes les facultés de son monastère, et vendu jusqu'aux ornements de l'église pour soulager les pauvres, il eut recours

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à sa plume, pour engager les Rois, les Princes, etjes Evêques de sa connoissance à faire la même chose. Des Letres écrites par une persone aussi éloquente, et sur un sujet aussi touchant, se feroient lire avec autant de plaisir que d'édifica- Hab. ib. P. 593. lion. ' L'on nous donne la même idée de celles qu'il écrivit à

S. Poppon Abbé de Stavelo, qui voulut être inhumé avec ce recueil sur sa poitrine. Mais on eut soin d'en conserver un exemplaire pour l'édification de la postérité.

8 °. Nous avons fait observer ailleurs l'utilité des Cartulaires : ce qui dans presque tous les temps a porté d'illustres Abbés à P. 5i7. n *. tenir la main à cette sorte de recueils. ' Le B. Richard s'en fit un vrai devoir, et veilla à en faire diriger un qui se conserve à Dijon en original. Il a pris soin d'y marquer lui-même les motifs qui l'avoient déterminé à ce travail : C'est-à-dire, pour prévenir tout sujet odieux de différends, qui ont toujours de fâcheuses suites, et se prémunir lui et ses successeurs contre les préjudices qu'on pourroit leur causer. C'est par celte sorte de voie, que sont venus jusqu'à nous la plûpart des anciens titres.

OLIBA,

EvÊQUE DE VlC.

HISTOIRE DE SA VIE

tut. caFii. t. s ' f\ Liba, ou Oliva, l'un des célèbres Prélats de son Ru.'JJsmÎ sS"1 " siècle, eut pour pere Oliban 1 Cabreta, Comte de Besalu et de Cerdagnc, qui se rendit ensuite Moine au Mont- Cassin, et pour mere la Comtesse Ermengarde. Il éloit frère puisné de Bernard, surnommé Taillefer, Comte de Besalu , et de Guifroi Comte de Cerdagne, qui eut plusieurs enfants, dont trois furent élevés à l'épiscopat, Guifroi Archevêque de Narbone, Berenger Evêque de Girone, et Guillaume d'Ur-

qu'un village entre Carcassone et S. Papou). Hais il n'y eut jamais de siego opÙMpal on cet endroit. D'ailloors ces deux célèbres Ecrivains ont confondu le Comte 0 Liban avecOUba son fila.

M . " Dont Mabillon ot M. l'Abbé Fleuri

7i» -n0. ! ri' P' d'*?1** ,ui» ont suppose contre la vérité h ù i i *» l'histoire , qu'Oliban sortit ensuito du

■ 57- * Mont-Cassin, et qu'il fut Abbo do Cusao, puis Erèque d'ALcono , qui c'est plus

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gel. Dès son jeune âge Oliba prit le parti du Cloître', et se consacra à Dieu dans le monastère de Ripouil, ' fondé par n»r«Lhis p.iom. Guifroi son bisaïeul, agrandi et enrichi par les libéralités de Miron son aïeul, et celles d'Oliban son pere. ' De-là il passa p*". à l'abbaie de Cusan au diocèse d'Elne, aujourd'hui de Perpignan, dont il étoit Prévost, ou prieur Claustral dès 990.

A la mort de Guarin, Abbé du monastère, tous les Moines «i. t. 7 p. s'accordèrent à élire Oliba pour le remplacer , ce qui futap- ' "* plaudi de tous les gents du pais. ' Cette élection se fit en Marca w». p. «1. 1 1 1 o ; quoiqu'il y eût déjà deux ans qu'Oliba étoit Abbé de **5 , 978' m' Ripouil. Il continua cependant de gouverner en cette qualité ces deux monastères le reste de ses jours, et s'en acquitta avec une sagesse et une douceur, qui ont mérité les éloges de la postérité. ' L'on prétend, que son zélé et sa charité pastorale p- 5*3. 1 u*b. n. s'étendoient aussi sur plusieurs autres abbaïes, qu'il gouverna de même en excellent pere : Mu/tarum abbatiawm pater eximius. On en fait même monter le nombre jusqu'à trentehuit.

' Après avoir ainsi donné des preuves de son talent pour le n*b. ib. gouvernement des ames , il fut fait Evêque de Vie, ou Ausone, alors sous la Métropole de Narbone, ' avant le mois Ma«a P. *•» d'août 1019. Sa conduite dans l'épiscopat répondit parfaitement à la réputation qu'il avoit acquise dans le Cloitre. ' At- Mah. a>. n *.« tentif à se faire tout à tous, et ne rien entreprendre qu'avec une prudente discrétion, afin de mieux réussir à extirper le vice, et établir la vertu, ilsçavoit proportioner ses instructions aux divers états et caractères des peuples confiés à ses soins. Les fonctions épiscopales ne l'empôchoient point de s'acquitter des devoirs d'Abbé. Il veilloit avec une sollicitude vraiment pastorale sur toutes les persones dont il étoit chargé ; et dans le cours ordinaire de ses visites, il étoit soigneux de leur prescrire les moïens d'avancer dans les voies du salut. C'est-là le principal usage qu'il fit jusqu'à la vieillesse, de l'étude de la Philosophie chrétiene, à laquelle il s'étoit fort appliqué. Et afin que ce qu'il plantoit et arrosoit portât son fruit, il avoit soin d'accompagner son travail de fréquentes prières. 'Con- n.21. duite admirable, qui l'a fait regarder comme un des excellents Pasteurs del'Eglise de Dieu: Ecclesiœ Dei sanctœ Pastor egregius.

' Au mois de janvier 1032, il fit faire avec un religieux ap- Conc. 1. 9. p.935 1 pareil la dédicace de son église de Ripouil, qu'il avoit rebâ- ïn.6* hu' p m'

u siècle. 368 OLIBA,

lie. Il s'y trouva plusieurs Evêques, qui après la cérémonie tinrent un Concile, auquel présida Guifroi de Narbone, ne-

Con. ib. p. 935. veu d'Oliba. ' Notre Prélat se trouva encore à d'autres assem-

P. *38. woMoœ. blées d'Evêques de la même province, qui furent presque toujours comme la précédente, des suites de dédicace d'Eglises : à Cusan en 1035, à Girone en 1038, enfin à S. Michel dans le Lampourdan en 1045. Oliba ne survécut à ce dernier Con-

ii. 4i5. 543. 972. i cile que deux ans, et ' finit saintement ses jours dans son monastère de Cusan, après avoir rempli la dignité d'Abbé l'espace de trenle-huit ans, et en avoir passé vingt-huit dans l'épis-

Mtreahb.p.1079. copat. 11 fut enterré dans l'église du même monastère, 'qu'il avoit richement décorée, comme on le peut voir par la description qu'en fait Garsias Moine du lieu, dans un écrit dédié à notre pieux Evêque, dont l'Auteur a traçé en peu de mots un bel éloge.

SES ECRITS

Mab. ib. n. ii. 'r 'Application! presque continuelle, qu'Oliba don- **' 1 Marcah,s ,b- JL noit à répandre les thrésors de la sagesse dont il s'étoit enrichi, suivant l'expression des Ecrivains du temps, n'a point produit d'ouvrage qui soit venu à notre connoissance. De sorte que ce qui nous reste des productions de sa plume, se réduit à peu de chose.

Ub p' i0S6* *0, 0n nous a conseryé quelques-unes de ses letres, dans lesquelles il prend toujours la qualité d'Abbé avec le titre d'Evêque. M. Baluze en a publié deux dans son appendice au Marca Hispanica. La première, qui est courte , mais écrite avec une politesse qui n'étoit pas alors commune, est en réponse a celle que Gauselin Archevêque de Bourges, lui avoit écrite, tant en son nom, qu'en celui de sa communauté de S. Benoit sur Loire, au sujet de la mort de son frère Bernard , Comte de Besalu, qui avoit eu le malheur de se noïer dans le Rhône en 1020. L'autre letre d'Oliba est adressée aux Moines de Cusan, pour leur rendre compte de diverses affaires p. *e. qu'il avoit traitées depuis qu'il les avoit quittés. ' Jean Briz

Martinez, Historien dej'abbaïe de S. Jean de laPegna, près de la ville de Jacca en Aragon, témoigne avoir vû une troisième letre de notre Prélat, et en copie quelques endroits. Celle-ci , dont cet Ecrivain porte un jugement fort avantageux,

F, VÈ QUE DP. VIC. MO' „^

geux, est écrite à Sanehe le Grand Hoi de Navarre.

2°. ' Le iiirmi'M. Baluze nous a donné dans ses additions c.nc. t. 9. p. an chapitre 24 du IV livre de la Co:ie;>rde du Sacerdoce et liM> ti50' de l'Empire par M. de Marca, h > aej s,* ou saluls d'un Synode du diocèse d'KIne, tenu en un lieu nommé 1 ulujrs. Ces actes, qui de ces addiit ns on! pass é dans le recueil gênerai des Conoil.s, appariienent pi incipalcmeiil à Oliba, qui présida à ce Synode en la place de Berenger Evèqwe diocésain, alors en pèlerinage à la Terre Sainte, et que ce Prélat, à son dépari avoit chargé du soin de son Eglise. L'ohn t principal d - ces statuts est rétablissement de la paix, ou Trêve de Dieu, dont l'observation y e.M prescrite s ais peine d'excommunication. Ils portent pour date le seizième de mai 1027; mais c'est une faut;-, 'comme le prouvent fort bien les der- hîs. d.; u»«. 1. niers Historiens du Languedoc.il tau! !::e loi/, qui étoit la "p °08' dernière année de la vie d'Oliba. ' Au Ivut de dix-buit ans il c«w. il.. P mt. se tint encore au même endroit une autre assemblée, dont l'unique objet fut le même.

3". On doit rapporter au même Prélat 'la relation , ou acte Marc. ho. P. delà dédicace de l'église de Bipouil, laite en janvier 1032. ,050- l05i Il est visible par la manière dont elle est conçue, nue ce fut lui qui la dicta à Isarne. Celui-ci eut commission del écrire en l'absence d'Arnalle Secrétaire d'Oliba, qui y est indifféremment nommé Oliva et Oliban. On a dans celle relation une p. io:.o. nouvelle preuve que le Boi Bobert le Pieux « 'toit mort dès l'année précédente 1031.

4". ' M. Baluze a découvert dans le manuscrit 0212 de la P. tu>. bibliothèque Colh rtine, mi traité du Cycle pascal, fait en 1047 par Oliva .Moine de Noire-Dame de Bipouil. Mais la qualité de Moine donnée à l'Auteur, eïant échappé a la plume du Copiste, s'y trouve ajoutée au-dessus de la ligne. Sur quoi M. Baluze n'a osé prononcer définitivement, si l'écrit appartient à notre Prélat, qui fut effectivement Moitié et Abbe de Bipouil, ou à quelque autre Moine du lieu, qui auroil aussi porté I" nom d'Oliva. L'on ne peut qu'être édifié de la modeste retenue de cet habile Critique. N'auroit-il pas pu néanmoins se faire, que la date qui se lit dans ce traité, soit celle non du temps où il avoit été fait, mais de l'année où il fut copié?

Outres les autres liaisons, qu'Oliba pouvoit avoir dans le cœur de la France avec les hommes de Le très, ' il en av>.it Ma**, an 1. 3. p

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