‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 103 sur 214 · DROGON, EVÉQUE DL 1JEAUVA1S · texte numérisé non relu

DROGON, EVÉQUE DL 1JEAUVA1S

roïaumes, qui s'y lisent, ce qu'il contient doit passer pour très avéré. C'est la productif n d'un Auteur, non seulement contemporain, mais ' qui avoit encore eu singulière recommandation la vérité de l'histoire, comme il s'en explinue lui-même. D'ailleurs le style en est fort bon pour le siècle où l'ouvrage a été fait. Il est même fleuri en plusieurs endroits, et animé jusqu'au point qu'il retient quelque chose du style poétique.

Nous avons un autre moreenu d'i iisloiro, qui n'est pas inoins intéressant pour l'abbaïc de S. Min :!, en Lorraine, dans ce qu'en a écrit un Moine de ce monastère, sous le litre de Chronique. Le temps précis auquel il execuia son dessein se prend M»i>. aoa. 1. 1. p. de deux endroits de son ouvrage. Il l'entreprit, comme il le 375- témoigne lui-même, aux instantes prières de ses fier s, et

p. 390. *co. principalement de l'Abbé Nanteri e , ' dont il par h; Coït au long Jans la suite et très-avantageusement, mais sans faire mention de sa mort. Il est visible pai-là qu'il éc ri voit du vivant p. iœ. de cet Abbé : ce qui joint ' à la manière dont il parie du IL Ri-

chard Abbé de S. Vanne, qui suivant ses expressions n'étoit plus alors au monde, montre qu'il ne finît ,\oii ou\i"«itre ou a— près le quatorze de juin 10*7, qui est l'époquo de la mort de l'Abbé Richard. A ce compte l'Abbé . ..mterre aura • ècu aucm. bis. d* Lor. delà ' de 10 H, temps vers le quel on rapporte ordinairement 1 p- ,oui- sa mort. Aussi l'histoire ne nous fait-elle connoitre aucun doses Mab. an. i. «o. successeurs ' qu'en 1051. Il est encore évid ni parce qui vie :t 9' d'être dit, que la Chronique en question n'est point un ' pro-

cai. ib. P. 4G8. duction de la plume de Nanterre, ' comme un Auteur e.-lebre l'a avancé.

Mab. ana. ib. p. ' Celui à qui elle appartient, éloil beaucoup plus âgé que 375. 3«. Nanterre; puisqu'il le qualifie1 le soutien de sa vieillesse, et

qu'il l'as oit connu dès l'enfance,- ce qu'il ajoute feroil juger qu'il éloil d'un monastère élrai ger, et qu'il n'y avoit pas encore cinq ans, lorsqu'il écri voit, que Nanterre l'avoil attiré à S. Mihel. (Juoi qu'il en soit, le dessein qu'il s'est proposé dans son ouvrage, a été de faire l'histoire abrégée de son monastère, depuis sa fondation jusqu'au temps que Nanterre l'enrichit du corps du Pape S Calixte. I.l afin de trouver plus de créance p. wi m. dans l'esprit de ses Lecteurs il a eu soin d'apporter en proive les diplômes des Rois accordés à l'abbaïc de S. Mihel. et la relation des miracles oper'spar Tint rces^iun du saint Lape depuis sa translation. Il passe fort L'^r ment sur les faits dont il n'avoit point de preuves. Il ne parle avec quelque d 'Iail que

de l'illustre Al Smaragdc et de Nanl. rrc ; parce qu'il avoit divers aiu-i«*ns mon; .;;ic;,l> • eur rhisi.-ire du premier, ol qu'il . vivcit fo'is l'autre. Outre ie qu'il nous apprend de la découvert..' et traii-'.-.tiini d: ' E Iiqu: s de S. Oalixle, sou ouvrage contient ein'<-i <* >;;•( I j ; •> a !r. s traits historiques pour l'Histoire £1 u. iale, et -ar-lmit \v tir celle de Lorraine.

' Uwm Mahillon en a puhli1' la principale partie, au II vo- p. au ut, lume de s s Anah des, av.. e de suivantes observations. Mais il a cru en devoir r Irauc'ter les miracles de S. Calix'e. ' Oom r.»i. Un^.par. Calni; l d;.ii> lYJi:iuii qu'il i n a 'onmV depuis, parmi ses preu- ' p* vrs de l'Ii^Ltin' or E< rraine, m a fuit autant, d en a même n Ira; : !n- 1rs tlipl mes <!<• m»< Uni-. Mais il y a ajouté une seconde parti de IVuvrajio, que le pr inter Editeur n'awil pas connue. ' 0 lie seconde partie, (pu commence par la v- wi-'-ci. guerre entre l'Empereur Coin ad le Sulique cl Eudes Comte «le Champagne, eunli .i! particulièrement ce que fit l'Abbé Nanîerre j <»u r élaMir le prieor d'i larviile sur la Meuse, où il mit les Reliques d;- S. Calixt '. I /Auteur linit son éerit par un miracle rueré p r I. tir vertu, avant que la chapelle fût achevée : miracle dont il sh donne pour témoin oculaire.

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Al l;f. 0 E R 1CHF.>0\V.

'f> E r o n , qui re trouve plus souvent nommé B i: R n 1 dans m»],. aM. i.'*. P. O les m.-mu.scrils (t qui y porte aussi le nom de Oc ou tôos f''r vi'î.T Dni's, pa^joi! pour u:i d s plus >ainls et «eavanls perso nages de sou siècle : iitanna instants scicntin piotatcrjitc, dit de lui un Ecrivait: qui l'avoit connu pi-rson* llement. Presque

I. V» r.or-t : <jiiH ;..<m C. ••:»!••?. r. ■>!!• plu. c«M.-*ii|«V::Llo sur llii'toiro de • Slab. nn. I. V). n.

c". mi-v.u- 'J.-s Aul ..r* ùe j . r; u" •. : 1 <• i i , «si: {;.-r o. , c-l rel.*»* uù ît.r«tiiiis cl Vos- 27. 35.

fait i.-i u»-,»* .!■• U <-ri .r.! ft .1' ». rsi;iT, «iisi» ont «J.niné. en le c«i>;< nJ.ua avec un u rVir. un. 91 S. p.

• Dnm Maljili. il e>t lui-m<;nir 1. <l dis b< r .un i.r.l.mné Acoljto pu i'.nw Evê- ct<2 | Vois bis!

c Me faui • , ca supposait •'.< u\ Al> • > qm d.- l'.nis, ot q ii*c:«il ail.- étudier à lat. 1.2 c. 4t. p.

ronM-cnii'* cl.! Ridunon . l'un »u»mii« Itt ims du l^mp* dHinemar. ||6. I. lî rnoii e! t'an'tv. li ft atd. l'ne ;.'.ilre cr-

XI SIECLE

Tril. »cri. e. 311 j Vo»». de math. r.

tous h s Bibliographes modernes le font Allemand de nation, et Moine de S. Gai. Mais ces deux circonstances sont dénuées d'autorités suffisantes pour les établir. 11 y a beaucoup d'apparence, que Bernon étoil né François ; et la suite de sa vie fait voir qu'il ne demeura jamais h S. Gai en qualité de Moine. Ce Berrn deadv. c. 4. qu'on ne peut constesh r, ' c'est qu'il le fut de Fleuri, ou S. Bep M" noil sur Loire. C'est lui-même qui nous apprend ce trait de son

histoire, en deux endroits d'un de ses écnls. Il y faisoit encore sa demeure en 999, cl fut un des Moi tu s de ce monastère députésà l'Assemblée d'Orh ans, au sujet du différend survenu en décembre de cette même année, louchant la durée de l'A vent qui précède la fêle de Noël. Bernon y fit son personage ; et il s'ensuit de là, qui avoit alors fini f^es études. Il les avoit faites par conséquent sous Abbon, ou sous Constantin, et peut-être sous l'un et sous l'autre, qui eurent successivement la direction de l'Ecole de Fleuri. L'on peut juger du fruit qu'avoit fait Bersi». »rn,c. i56i non sous ces habiles Maîtres, 'par la grande réputation qu'il M acquit depuis dans l'une et l'autre Literature. 11 devint effecti-

vement Poëte, Rhéteur, Musicien. Philosophe, Théologien.

De Fleuri il passa à l'abbaïe de Prom au diocèse de Trêves, apparemment pour y enseigner. On a vu que Fleuri avoit déjà fourni depuis peu aux pais étrangers divets Eco!a!res : Abbon Herm. chr. ap. à l'Aglelcrre, et Dioderic à l'Allemagne. ' Le Roi S. Henri îhr. 'hL. i. tnp. n'eut pas connu le mérite de Bernon, qu'il forma le dessein de i6o | Mrii. «r. lui donner des marques de son estime. L'occasiem s'en présenta en 1008. lmmon Abbé de Richenou au diocèse de Constance, s'étant rendu odieux à ses frères par la trop grande sévérité dont il usoit envers eux, et son monastère aïant été en conséquence réduit en un triste état, on jugea à propos de lui en ôler le gouvernement. Henri fit élire à sa place Bernon, qui reçut la bénédiction abbatial;' des mains de Lantper Evêque diocésain. Richenou recouvra bien-tôt son premier lustre. Le nouvel Abbé commença par y rappeller les frères dispersés, et en augmenta considérablement le nombre. Il en renouvella les édifices, rétablit la bibliothèque, revendiqua les biens aliénés. Et ce qui est un plus grand sujet d'éloge pour lui, il réussit par ses exhortations soutenues de son exemple, à y faire revivre sig. chr. m. io«. l'esprit de S. Benoit. C'est sans doute ce qui a porté ' Sigebert à compter Bernon au nombre des plus illustres Abbés, qui faisoient alors fleurir la vigueur delà discipline dans les monastères de France et de Lorraine : S. Odilon de Cluni, S. Guillaume

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