‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 104 sur 214 · ABBÉ DE RICHENOW. 377 VI CIC · texte numérisé non relu

ABBÉ DE RICHENOW. 377 VI CIC

XI SIECLE

laume de Dijon, le B. Richard de Verdun, S. Popponde Stavelo, le vénérable Olbert de Gemblou.

En 1013 Bernon accompagna le Roi Henri dans son voïage d'Italie, ' et se trouva à la cérémonie de son couronnement en Herm. chr. an qualité d'Empereur, qui se fit à Rome au mois de Février de JJ'*. i. x?e 1 année suivante. 11 fut aussi présent à la conférence qu'eut ce Prince avec les Prêtres de l'Eglise Romaine, sur ce qu'ils ne chantoient pas le Symbole à la Messe après l'Evangile. ' Ber- Bem ib i ue a.ir. non fit ce voïage en homme sçavant , et curieux des divers c 4 p 46 usages que suivoient les Eglises d'Italie dans les offices divins , et qu'il avoit soin de remarquer.

' En 1032, il obtint du Pape Jean XIX le privilège d'user H*nn <*i.r. an. des ornements pontificaux, dans la célébration des SS. mys- imt teres. C'est le premier exemple que nous aions trouvé jusqu'ici d'un semblable privilège. Mais Warmanne Evêque de Constance le regardant comme une usurpation sur les droits attachés à sa dignité, en porta ses plaintes à l'Empereur; et l'un et l'autre pressèrent si vivement notre Abbé, qu'il fut obligé de leur remettre son privilège, qui fut brûlé en plein Synode, l'année suivante.

Le mérite de Bernon, encore plus que sa dignité, lui procura d'étroites liaisons non seulement avec l'Empereur S. Henri, comme on l'a vû, mais encore avec plusieurs grands Prélats de son siècle. ' Aribon de Maïence, à qui il dédia divers Bem. desdd c 4. écrits, faisoit entre autres beaucoup de cas de sa vertu et de son sçavoir. La dernière action de sa vie ' fut la dédicace de thi ehr hir. a». l'église de son monastère, sous l'invocation de S. Marc, qu'il p m avoit rebâtie et rendue plus belle qu'elle n'étoit. La cérémonie, à laquelle l'Empereur Henri Le Noir et grand nombre d'Evêques et d'Abbés se trouvèrent, se fit le vingt-quatrième d'avril 1018. ' Bernon plein de jours et de mérites, mourut le hww. hr. an. septième de juin suivant, dans la quarantième année de son administration, et fut enterré dans la même église. Cette époue qui est prise de la chronique d'Hermanne le Bref, Moine e Richenow, qui écrivoit alors, montre qu'on ne doit avoir

aucun égard à celle de la plus part de nos Bibliographes mo- v*»». ib. i dernes, qui font mourir Bernon dès l'année 1045. îcn5*?. i. p

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