Tome VIL
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XI SIECLE
SES ECRITS
MAlgre' les grandes occupations inséparables de la charge d'Abbé, et des fonctions de Restaurateur de son monastère, Bernon ne laissa pas de trouver du temps pour composer divers ouvrages, qui paroissent tous avoir été faits lorsqu'il éloit Abbé.
Meii. *cri. c. si. 1°. ' Il y a de lui un traité de l'office de la Messe, suivant le titre qu'il porte dans les premières éditions: ou ' de l'institution aes Messes comme le nomme l'Anonyme de Molk. Cet écrit, qui a son mérite, mais auquel nous ne nous arrêterons pas, parce qu'il est assez connu du public, ne traite que de quelques parlies de la Messe, ce qu'on a fort bien exprimé dans le titre qu'on lui adonné dans les diverses Bibliothèques Bcrn.dcmia.c.8. des Pères. ' Il ne fut fait qu'après la mort de l'Empereur S. p 57* Henri, et par conséquent tout au plutôt sur la fin de l'année
1024. L'Auteur y rapporte ce que fit ce Prince, pour engager l'Eglise Romaine à reprendre la coûtume, qu'elle avoit interrompue, de chanter le Symbole à la Messe. Bernon étoit présent à ce qui se passa à cette occasion : ainsi l'on doit l'en croire. Mais il auroit besoin de garant sur certains autres points qu'il avance. Son traité est compris en sept chapitres, presque tous fort prolixes. Il paroi t néanmoins qu'il n'en contenoit ordinairement que six, et que le septième, qui traite du jeûne des quatre tems, y a été ajoûté après coup, comme il sera dit dans la suite. Il paroit aussi, que la préface, ou épitre dédicaloire, y manque. On en juge ainsi sur ce qu'il commence par Igilur.
Nous n'en connoissons point d'édition, avant celle que Melchior Hittorpius en donna dans sa colection de semblables écrits, publiée à Cologne in- fol. en 1568. Margarin de la Bigne la renouvella ensuite en 1575, au IV tome de sa Bibliothèque des Pères. Depuis, on a eu soin de réimprimer l'écrit Bib-^pp. t. i8. P. dans tous les autres recueils, qui portent le même litre. ' Il se trouve au XVIII volume du recueil de Lyon.
Il ne faut pas au reste confondre ce traité avec un autre écrit, intitule tantôt de l'office de la Messe, tantôt de l'office de l'Eglise, et décoré du nom de notre pieux et sçavant Abbé. . Mi.u. eon. ' Cet écrit imprimé de la sorte dès 1510, et plusieurs fois dans