‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 106 sur 214 · ABBÉ DE R1CHEN0W · texte numérisé non relu

ABBÉ DE R1CHEN0W

la suite, soit séparément, ou dans divers recueils, n'est autre que ~ ~ le Micrologvs de ecclesiasticis observationibus . On ignore sur quelle autorité Jacques d'Elaples, qui en publia la première édition, lui fit porter le non de Bernon Aobé de Richenow. L'Editeur n'en dit rien dans son épilre adressée à tous les Prêtres. Il en faut conclure qu'il a suivi en cela l'inscription de son manuscrit. Cette fausse attribution a jetté dans Terreur Claude d'Espence, <jui l'a suivie, et sans doute plusieurs autres moins connus, jusqu'à ce qu'on s'est apperçu que Bernon mort dès 1048, ne pouvoil être Auteur d'un écrit, où se trouvent citées les Décrétâtes du Pape Grégoire VIL

2*. ' Sigebert et les autres Bibliographes qui l'ont suivi , s«. scr». e. \m i nous avoient appris que Bernon a lait aussi un traité du jeune p.ieo i «cri.c.3ii i des quatre temps. On a fait observer, que le septième enapi- 5S£- app 1 1 p tre de l'office de la Messe par le même Auteur, traite de la même matière. Aussi ce enapitre n'esl-il autre chose que le traité dont il est ici question. C'est de ouoi nous nous sommes convaincus, en les conférant l'un à 1 autre. Ceux qui l'ont cousu à l'écrit précèdent, n'ont fait qu'en retrancher l'épitre dédicatoire, et les interrogations faites à celui qui les resoud ; car ce traité est originairement en forme de dialogue. Le Moine Gerungue y propose les questions; et l'Abbé Bernon y répond, et y fait le principal personage. ' Don Bernard Pez p«. vu*. ». 4. l'a déterré en entier dans d'anciens manuscrits de Bavière, et ^ |; 53"€* 1 l'a publié comme une pièce nouvelle, au IV volume de ses Anecdotes. L'Auteur, qui le dédie à Aribon, Archevêque de Maïencé depuis 1021 , n'y prend point d'autre qualité que celle de dernier des ser.iteursde la Mere de Dieu, sous l'invocation de laquelle son monastère étoit dédié.

La variété qui se trouvoit alors en plusieurs Eglises, par rapport aux jours qu'on observoit le jeûne des quatre temps, fut le principal motif qui engagea Bernon à écrire sur ce sujet. Il se proposa donc, après avoir dit un mot de l'obligation de jeûner quelques jours de chaque saison de l'année, d'établir des règles pour fixer les semaines de mars, de juin, de septembre et de décembre , auxquelles on devoil jeûner. Mais ces règles n'étant appuyées que sur des raisons allégoriques, l'Eglise en a établi d'autres, qui ont fixé le jeûne aux semaines que nous l'observons aujourd'hui, ' Dès le siècle deBer- M*n. »nec. t. i. non, le Clergé de Trêves découvrit le foible des raisons aile- p> 301 goriques de notre Abbé, et en écrivit au Clergé de Liège, pour

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sçavoir ce qu'il en pensoit. Sigebert de Gemblou, qui fut chargé de répondre pour ceux-ci, avoua de bonne foi ce qui en étoit. Mais il eut soin de faire observer, que ce défaut ne devoit point préjudicier au mérite de Bernon, qui avoit acquis à juste titre la réputation d'Auteur aussi illustre par son <:oiu-.t.fl.p.M5. scavoir que par sa pieté. ' Néanmoins Aribon Archevêque de Maïence , et le Concile de Selgenstad , auquel il présida au mois d'août 1022, ne firent pas difficulté de fixer le jeûne des quatre temps conformément aux règles de Bernon. L'on voit par là que son écrit avoit précédé cette époque, ij». p. 39-50. 3°. ' Il en a fait un autre, que Dom Bernard Pez ' a aussi

f>ublié sur un manuscrit de S. Emmeram de Ralisbonne. Ceui-ci, qui est encore dédié à Aribon de Maïence, et dans lequel Bernon se qualifie le vil Esclave de la Mere de Dieu , roule sur la durée, et le jour auquel doit commencer l'Avent qui précède Noël, lorsque celte fêle arrive le lundi. 11 y avoit alors deux divers usages à ce sujet. Dans plusieurs Eglises on commençoit l'Avent de façon, qu'il s'y trouvoit cinq dimanches et un jour de plus cjûc quatre semaines. D'autres ne le commençoient que nuit jours plus tard, de sorte que l'Avent n'éloit que de trois semaines et un jour. Bernon se déclare pour ce second usage, et prétend que l'Avent.ne doit jamais commencer plutôt (jue le vingt-septième de Novembre, et plus tard que le troisième de décembre : de manière qu'il ne s'y trouve jamais plus de quatre dimanches. C'est -ce qu'il tache de prouver et par divers raisonnements, et par l'autorité des Pères, pour laquelle il fait voir dans cet écrit, comme dans tous les autres qui sont sortis de sa plume, un grand respect et une entière déférence. A la lin du traité se lit l'approtation qu'y donna l'Archevêque Aribon.

i> *9-$i Elle est suivie d'un Post scriptum, ou addition faite après

coup par l'Auteur même, afin de confirmer par de nouveaux raisonements, et l'autorité de S. Hilaire de Poitiers, ce qu'il avoit établi dans son écrit. Mais le traité des Offices qu'il cite sous le nom de ce saint Docteur, n'est point de lui. 11 n'en faut point d'autre preuve que ce qu'on y lit, touchant l'établissement de l'Avent pour y préparer les Fidèles à la fête de

t. L'édition de Dom Pez parât en .sa plus grande Collection. Mat» le /W-

1723, dans le IV volume de ses Anerdu- terifituM de l'Auteur manque dan* crilc

Mart. ani pl. Coll les ' et Dom Martine imprimoit alors de dernière édition, t. 1 . p. 383-389. son coté le même écrit dans le I toI. de

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Noël. Nous avons remarqué aulre 1 part, que les premiers vesliges de cette observation qu'on trouve dans l'antiquité, sont postérieurs à S. Hilaire de plus d'un siècle. Encore ne la connoissoit-on point alors sous le nom d'Avent. D'ailleurs ni saint Jérôme qui a fait le catalogue des écrits de S. ïlilaire, ni aucun des Anciens, ne parlent de ce livre, ou traité des offices. Bernon témoigne cependant en avoir vu un intitulé de la sorte, et décoré du nom de ce grand Evêque, et d'en avoir tiré, lorsqu'il étoit encore *n France, ce qu'il en rapporte. En dernier lieu il appuie son sentiment de la définition du Synode d'Orléans, dont il a été parlé, et auquel il se trouva luimême présent en qualité de Moine de Fleuri.

4°. Dans l'énumeration que Sigebert fait des écrits de Ber- si*. * ri. r i;*. non, il compte un traité des Symphonies et des Tons, que d'autres nomment traité de la Musique en gênerai. Ce Bibliographe n'en parle qu'avec éloge, et prétend que l'Auteur y surpasse ceux qui avant lui avoient entrepris d'écrire sur ce suet. ' L'Anonyme de Molk et Trilhéme qui l'avoient'lû, n'en mmi. scn. c «i i ont pas moins de cas, et ne craignent pas de le qualifier un ex- Tr" *cn* 3,1 cellent ouvrage, opus prœstantissimum. L'Auteur l'a intitulé Tonarius.

' Dom Bernard Pez l'aïant déterré dans la bibliothèque de >i>. i» «9-"* l'abbaïe de Tegernsée en Bavière, en a publié la prélace ou épitre dédicatoire à Piligrin Archevêque de Cologne, avec le premier chapitre presque entier. ' Dom Mabillon avoitdeja n«b.an. i. .v.. n. donné cette préface, mais sur un manuscrit défectueux, où le nom de Piligrin est travesti en celui de Grinover : ce qui a donné quelque exercice à la sagacité de l'Editeur, pour lâcher de découvrir le caractère de ce Mécène. La qualification de serviteur de la Mere de Dieu, qu'y prend Bernon, comme dans presque tous ses autres écrits, et même ses simples lettres, montre d'une part, que ce titre flattoit beaucoup sa dévotion pour la sainte Vierge, et de l'autre qu'il ne les publia qu'après qu'il fut Abbé de Richenow. ' Vossius suppose que le traité en vo». de maih c. auestion fut fait dès 1020. Mais on peut légitimement douter **' ° de cette époque, sur ce qu'il n'est pas certain que Piligrin à aui il est dédié en qualité d'Archevêque de Cologne, remplit dès-lors ce siège.

5°. ' Bernon a encore composé un autre écrit sur la Musique, p«*. u>-j ' • v**

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