‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 108 sur 214 · ABBÉ DE RIC1IEN0W. 383 V · texte numérisé non relu

ABBÉ DE RIC1IEN0W. 383 V

l'Auteur traitoit de la pénitence. Nous avons observé ailleurs, ' qu'il se Irouvoit autrefois dans les bibliothèques des Pais-bas sum. bu. t«.if. deux autres sermons, l'un sur la Nativité de la sainte Vierge, in* p*r' p'**4' et l'autre pour rendre raison de ce qu'on fait mémoire de celle B, Mere de Dieu tous les samedis de chaque semaine. Il esl vrai que ces deux sermons se trouvent porter le nom de Bernier. Mais comme il y esl qualifié Abbé, et que le nom de Bernon est le plus souvent exprimé par celui de Bern dans les manuscrits, il a été aisé que les Copistes en aient fait le nom de Bernier pour celui de Bernon. D'ailleurs le sujet dont traitent ces sermons convient fort à la dévotion de notre pieux Abbé pour la sainte Vierge.

10° ' Entre les écrits de Bernon, que l'Anonyme de Molk m«ii. »cri. c. st. a fait entrer dans son éloge, il nomme une vie de S. Udalric, ou Ulrie, Evèque d'Augsbourg, mort en 973. ' Cet ouvrage est sur. m. p. w« venu jusqu'à nous ; et il y en a au moins deux éditions. Surius i*J. ,. î!m/T l'a d'abord publié dans son recueil, sans avertir qu'il ait entre- p- 719* 1 *■£• pris d'y rien changer, suivant sa mauvaise coutume. Goldasl n i. i. lui reproche toutefois d'y avoir fait quelques altérations, et dit qu'il avoit entre les mains deux manuscrits de cette vie beaucoup plus corrects. Marc U^lser l'a fait ensuite imprimer sur l'édition de Surius, avec quelques remarques de sa façon, et le catalogue des Evèques d'Augsbourg. Ce recueil, qui contient aussi les deux autres vies du Saint, desquelles on va parler, parut à Augsbourg en 1595. Les successeurs de Bollanduset Dom Mabillon n'ont point jugé à propos, pour les raisons qu'on va voir, de réimprimer l'écrit de Bernon. Seulement. ' Dom Mabillon en a donné la préface, avec les quatre .M»b. ib. p. m. premières lignes du corps de l'ouvrage.

'Nous apprenons de celle préface, quels furent fes motifs ibit qui engagèrent Bernon à travailler sur ce sujet, et de quelle manière il l'a exécuté. Il y avoit deja deux vies presque entières de S. Udalric : l'une écrite avec beaucoup de lidelite, mais d'un stile extrêmement diffus et presque aussi rampant, par le Prêtre Gérard, que le Saint avoit ordonné lui-même, comme Dom Mabillon l'a découvert; et l'autre, que Gebehard; un des successeurs de Udalric avoit commencé à composer, et qu'il n'acheva pas. Celui-ci avoit pris le contre-pied de Gérard ; aiant écrit en un style si relevé, qu'il étoithorsde la portée du commun des Lecteurs. Bernon à la prière de Fridebold, Abbé du monastère de Sainte Affre à Augsbourg, entreprit une

Page 1