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~~~~ ~"~ des. Ces exercices étoient soûtenus à Gemblou par un travail réglé, qui consistoit principalement à copier les livres.
P. a», mo. ' Le service qu'Olbert rendit en cela à ses frères, il l'étendit à grand nombre de persones externes, pour lesquelles il y avoit une Ecole ouverte dans son monastère, où il prenoit luimême soin d'enseigner. De cette Ecole sortirent plusieurs Elevés de mérite, dont quelques-uns firent honeur à l'Eglise par leur bonne conduite, et lui devinrent utiles par leur doctrine, tandis que d'autres brillèrent à la Cour par la suffisance
p. 533. 535. 53T. avec laquelle ils y exercèrent des charges. ' On connoît nommément entre ses disciples Misac, ou Mascelin, Folcuin, l'un et l'autre frères d'Olbert, Guiric, ou Guerin, son proche parent et Lietard. Folcuin, après avoir dirigé quelques années les Ecoles de Stavelo, devint Abbé de S. Vincent de* Metz. Les trois autres le furent successivement de Gemblou, où Guiric en particulier prit de si justes mesures pour y perpétuer les bonnes Etudes, que pendant tout le reste de ce siècle, et encore au commencement du suivant, il y eut toujours de servants Moines.
p. 5îf) Autant Olbert fit paroître de sagacité à rétablir les affaires
de Gemblou, et d'amour pour le bon ordre à y faire fleurir
p. s». les Letres, et revivre l'esprit de S. Benoit, ' autant il montra
de bon goût et de magnificence dans les décorations et les ornements de son église. La réputation qu'il s'étoit acquise par-
p. s». là, ' le fit appeler à S. Jacques dans l'isle à la porte de Liège,
afin de lui rendre les mêmes services, dont il avoit un extrême besoin. Olbert en fut fait abbé en 1021 . sans discontinuer de
Sjouverner Gemblou ; et dans l'espace de trois ans il renouvela toute la face de ce monastère. Le temporel, l'exacte discipline, les bonnes Etudes, tout y fut rétabli. Tant de travaux 9i§. chr. an. ton. de la part d'Olbert en faveur de l'ordre monastique, ' font fait compter par Sigebert entre les plus illustres Abbés de ce siècle, ses Restaurateurs : tels que S. Odilon de Cluni, le B. Guillaume de Dijon et les autres.
Quelque dépense qu'Olbert fût obligé de faire pour la réédification, et l'embellissement des édifices de ses monastères, Gemb. «hr. p. s». ' il eut toujours la religieuse attention à réserver de quoi soulager la misère des pauvres. L'extrême famine qui désola toute la France en 1043, lui fut une occasion de multiplier ses aumônes presqu'à l'infini. Il .semble que comme un autre Joseph il eût prévu ce temps de disette, et qu'il eût amassé exprès des
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grains pour y suppléer. Bien loin de profiter du malheur des temps pour les vendre bien cher, il les donna avec une profusion qui a peu d'exemples. Tous les divers états du pais, les monastères, les Maisons de Noblesse, comme le petit peuple, tout le monde trouva une ressource abondante en sa tendresse et sa libéralité paternelle.
Ce fut une de ces bonnes œuvres par lesquelles il s'étoit p s» préparé un thrésor dans le ciel, dont il ne tarda pas d'aller jouir. ' Il mourut le quatorzième de juillet de l'année 1048, le sep- p. 531 tiéme jour précisément après l'Evêaue Vazon, comme il l'avoit souhaité en lui administrant les derniers sacrements. ' Il y p. 530. avoit alors iin peu moins de trente-sept ans, c'est4-dire, pour parler juste, trente-cinq ans et dix mois moins quelques jours qu'il étoit Abbé de Gibïou, ' et vingt-huit ans qu'il gouvernoit p. 5*3.53* 1 en la même qualité S. Jacques de Liège. Il fut enterré dans ce dernier monastère, où il avoit rendu l'esprit, et où on lui érigea l'épitaphe suivante.
EPITAPHE
Htc jacet Abbalum spéculum, decus et Monachorum,
Abbas Olbertcs, flos panulise tuus.
Pra-fuit Ecclegiis normal i traioile binia.
Le fin roi-pus
tel. 1. 8. p.
not.
SES ECRITS
SIgebert de Gemblou, qui avoit étudié sous la discipli- c*n>b <-br. p. m. ne du vénérable Abbé, nous a laissé une notice de ses écrits, suivant la connoissance qu'il en avoit lui-même.
1°. ' Il nous apprend dans troisde ses ouvrages, sa chronique, p. a» 1 s* a*. son catalogue d'Ecrivains et l'histoire des Abbés de Gemblou, J^"**!*"- e qu'Olbert a eu la principale part au fameux Décret, ou Recueil de Canons, qui porte le nom de Bouchard Evêque de Wormes, et dont il y a plusieurs éditions. Les termes de Sigebert ne sont rien moins qu'équivoques. On ne peut même rien de plus énergique pour établir ce qu'il avance. 'Après cLr avoir donné une idée de ce Décret, en disant, que c'est une compilation de sentences choisies des Auteurs Ecclésiastiques, qu'il comprend ici par le terme de Scripturarum, il ajoflte,
Dddij
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que Bouchard ' avoil partagé ce travail avec le très-scavant Abbé Olbert son Maître : Collaborante sibi in hoc Magistrosito Son. ib. Olberto Abbate, viro undequafiuedortissimo. ' Il s'explique en-
core plus fortement ailleurs, et dil que ce fut Olbert * qui fit les recherches nécessaires pour cet ouvrage, et qui les rédigea Uemb cbr ib. par écrit : ejus studio, ore et manu ; ou ' comme il parle en un autre endroit : dum Olberto dictante et magistrante magnum illud Canotit/m voiumen centonisavit.
Ce recueil, qui est divisé en vingt livres, étant suffisamment connu, ne demande pas que nous nous y arrêtions. Seulement nous y ferons quelques courtes remarques. Gomme il commence par traiter de l'autorité du Pape, on en a pris occasion Momf. jia ». p. de lui donner dans un manuscrit du XI siècle, qui se voit à l'ahbaïe de San Benedetto en Italie, le litre suivant : Depotestate et primatu sedis apostolicœ. Mais son litre ordinaire est Magnum Decretorum voiumen. C'est effectivement le plus ample recueil en ce genre, qui eût paru jusqu'alors. Nous avons déjà observé en parlant de celui de Reginon, que Bouchard et son Compagnon de travail ont beaucoup puisé dans cet autre Canoniste; qu'ils en ont copié jusqu'aux fautes ; qu'ils en ont assez souvent changé les termes; et que ces changements leur ont fait faire d'autres fautes quelquefois considérables. Quelque défectueux au reste que soit ce recueil de Bouchard, il a beaucoup servi à Gratien pour sa fameuse compilation de même nature.
2°. ' Sigebert ajoûte, qu'Olbert a rendu son nom immortel en écrivant des vies des Pères, vitas SS. Patrttm describendo. Du hn, 10 si*. 'Surauoi M. Dupin observe, que ce Bibliographe ne dit pas ' qu'Olbert eût composé ces vies, mais seulement qu'il les avoit
copiées de sa main. Observation tout-à-fait déplacée el contraire au véritable sens de Sigebert, qui auroit attaché parla l'immortalité d'un homme de Letres à transcrire simplement des ouvrages d'autrui. L'on ne peut en effet révoquer en doute, que cet Ecrivain a voulu dire, qu'Olbert étoit non le simple Copiste, mais l'Auteur même des vies dont il est ici ques-
.4ib. ch an. 100S. 1 ' Alberic de Trois-fon laines en par- S II est visible par-là qu'on ne doit t«lanl de c* recueil de Canons, fait de con- nir aucun compte de ce que dit l'Auteur c«rt arec Olhorl, nomme Baldrir Evê- do la vie de l'Eveque Bouchard, en préque de Liège, an liru de Boucliard île tendant que ce fut *\ec le »nours de Vau-
lier d« Spiro, que ce Prélat composa son
Sur. «cri. ib.
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'i*su>.i U,J'1U,J " XI SIECLE.
tion. La preuve s'en tire * d'un autre ouvrage de Sigebert, où g™*, cbr. v. parlant de ce même travail literaire de notre sçavant Abbé, il 630 dit sans équivoque, qu'il avoit composé en divers lieux quelques vies de Saints, et qu'il l'avoit fait en un style clair et poli : Vit as aliquas Sanctorum aliquibus in locis liquide et poiite compostât.
De toutes ces vies, ' Sigebert ne nous fait connottre nom- iui mement que celle de S. Veron Confesseur, qu'Olbert écrivit ;i la prière de Rnginer Comte de Hainaut. Cette vie, qui prouve de nouveau que M. Dnpin s'est éloigné du sens de Sigebert, ' a été d'abord imprimée à Mons chez Jean Havart en A*ir. i»h. m, 1630, par les soins de Dom George Galopin, Moine de S. 706 Guilain, qui l'a accompagnée de ses remarques. 'LesConti- Bon. ao. m»r. p nuateurs de Bollandus l'ont donnée depuis avec de nouvelles- 84*'8S0observations, au trentième de mars de leur grand recueil, où elle est intitulée : l'histoire de l'invention des miracles et de la translation de St Veron, par Olbert Abbé de Gemblou. Titre qui ne faisant aucune mention de l'histoire personelle du saint, convient parfaitement à l'écrit, où il n'est parlé des actions de sa vie, que pour annoncer qu'on les ignoroit entièrement. On voit ici la louable retenue du judicieux Auleur, qui a mieux aimé passer sous silence ce qu'il ne sçavoit pas, que d'y suppléer, comme tant d'autres Légendaires, par des faits controuvés, ou par des traditions souvent incertaines.
De sorte qu'Olbert n'a fait entrer dans son écrit, que ce oui s'étoit passé de son temps : c'est-à-dire l'invention du corps de S. Veron, ' qui se fit en 1004, les miracles qui l'accom- i» <ua n. t pagnerent et la suivirent, avec sa translation de Lembec à Mons, nommé alors le Mont de Château-lieu, ' événement p. vm. » s>. not qu'on place en 1012. Tous les faits y sont détaillés avec beaucoup d'ordre, et revêtus de toutes leurs principales circonstances. A la tête se lit une courte épitre dédicatoire au Comte Raginer ; après quoi vient une description abrégée desravaes, causés autreiois dans les Gaules par les Huns, les Vandaes, les Normans, qui montrent que l'Auteur avoit étudié avec fruit l'histoire civile. Cet endroit est écrit avec une pieté charmante. On trouveroit en partie dans tout l'ouvrage les beautés qu'y découvroit Sigebert, sans les consonances affectées qui y régnent perpétuellement.
3°. ' Enfin ce Bibliographe atteste, qu'Olbert avoit em- sig. %m. a» i ploïé la grande connoissance qu'il avoit de la Musique à corn- £ômb cUr v
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Lorg, bib. sur, I 2. p. 88*.
poser des chants, c'est à dire apparemment des hymnes, des répons, des antienes à l'honeur aes saints. 11 en fît en particulier pour les offices de S. Veron et de sainte Vaudra, honorée principalement à Mons.
si«. ib.noi. i swa. 4°. ' Aubert le Mire, et autres Bibliographes modernes, at- And .^i"* p i l* tribuent aussi à Olbert une Histoire de l'ancien et du nouveau Testament, que ni Sigebert, ni Trithéme n'ont point connue. Mais il y a tout lieu de croire, que cet ouvrage prétendu n'a c«mb.ehr.p.5». d'autre fondement, 'que ce au'on lit dans l'histoire du Vénérable Abbé, où il est parlé du soin qu'il prit d'enrichir de bons livres la bibliothéaue de Gemblou. 11 y est dit à ce sujet, qu'il fit copier, ou qu il copia lui-même en un seul volume 1 histoire entière de 1 ancien et du nouveau Testament : pfenariam vêtus et novum Testamentum continentem in uno volumine transcripsit historiam.
Un ami, qui s'intéresse beaucoup à la perfection de notre ouvrage, conjecture que les vies des Pères composées par 01- Angi. bib. mu. bert, pourraient bien être ' ce qu'on trouve dans un manuscrit par. t. n M9. ^ Guillaume Laude Archevêque de Cantorberi sous ce titre : Worici Abbatûhùtoriolœ, seu Legendœ devitù Patrum. Mais sa conjecture n'est appuïée que sur la supposition, que les Copistes auront écrit Worici pour Olberti, ce qui est purement nazardé.
is^jai. p. ' Les doctes Continuateurs de Bollandus ont soupçoné , comme il a été dit autre part, qu'Œtbert qui se donne pour Auteur des Actes de S. Frédéric Evêque d'Utrecht, pourroit être le célèbre Olbert. Mais comme ils ne se sont pas arrêtés à cette idée, et que nous avons montré d'ailleurs, qu'Olbert étoit alors trop occupé pour aller à Utrecht et y faire un certain séjour, ce que fit l'Auteur de ces actes, cette idée demeure pure idée.
4V< n. il
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Moine de Cluiu.
HISTOIRE DE SA VIE
|>Aoul, surnommé ' Glaber, (jui est moins un nom h.». deiAîid. d«* Il propre qu'un sobriquet qui signifie sans poil, - embrassa ."gjj,1; ,8 £ ■"}; la profession monastique avant l'âge de douze ans accomplis, p 51 • Il n'en donne point d'autres motifs, que les sollicitations d'un oncle, déjà engagé dans le même état, qui croïoit pouvoir le retirer par-là dune vie déréglée qu'il menoit dès-lors. Ce frein cependant ne fut point si-tôt capable d'arrêter les passions d'une jeunesse bouillante, comme Glaber a l'humilité d en faire lui-même sa confession publique. Il ne laissa pas au travers des misères de son libertinage de faire d'assés bonnes études pour son siècle, et d'acquérir un certain fonds de Literature qui lui servit au besoin. Son indocilité, sa rébellion même, et ses autres vices l'aïant fait chasser d'un monastère, son sçavoir lui ouvrit l'entrée dans un autre. Il en nomme quatre, où il passa ses premières années depuis qu'il eut quitté le monde : ' S. Léger p. 50 1 iw>. an. 1. de Champaux, mal nommé de Cappellis dans le texte de son n * 93 histoire, et dès-lors soumis à S. Germain d'Auxerre, ' S. Be- ciab.ib.p.st.at. nigne de Dijon, Notre-Dame du Moûtier, S. Germain d'Auxerre, et deux autres, ' Béze et Cluni, dans lesquels il fit aussi p. 54 1 1. 4. c. «. quelque résidence. p" 41*
Glaber par ce détail nous donne acte de son inconstance et de sa légèreté. Tous ces monastères étoient situés au Duché de Bourgogne : d'où il est à présumer, que Glaber étoit natif du même païs. Il auroit dû en conséquence trouver place dans la nouvelle Bibliothèque des Ecrivains de cette province. Mais il n'est pas le seul Bourguignon qui y manque ; et l'on feroit une longue liste de tous ceux qui y dévoient entrer, et qu'on y a cependant oubliés.
'Dans un de tes ouvrage» il pr^o»! ou ire il m noauis Gtaberl RoduKe, en Mab. aci.t. S. p. umplcmeat le nom de Rodolphe, dont prenant pour prénom ee qw o'MoK que yn „. I | Glan. nou» faiion» celui de Raoul; et (Uns un son surnona. I. 1. pr.
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11 n'y a rien de bien clair pour dire précisément dans quel Mir. auc. c. 3i5) monastère Glaber se consacra d'abord à Dieu. ' Quelques mo-
Voss. his. lal. l i. j „ . t i „ p . • ^ . }%
c. 44. p. ub.V\ dernes supposent, sans le prouver, que ce fut u S. Germain ïci»b.pi. ?3c î d'Auxerre. Néanmoins à s'en tenir à 1 ordre * de sa propre nar- £■«>. 5i.^ ^ ration, il y a beaucoup d'apparence que ce fut à S. Léger de
Charapaux, d'où il passa ensuite à S. Bénigne de Dijon. " Le B. Guillaume, qui en étoit alors Abbé, lui donnoit, soit par ménagement pour son humeur difficile, soit pour lâcher de le ramener à son devoir, des marques de prédilection, en le prep. 4!. « nant quelquefois pour le compagnon de ses voïages. ' Glaber se trouvant avec lui à Suze d;ms les Alpes, démasqua un insigne imposteur, qui débitant de fausses reliques» abusoil de la crédulité, non seulement du petit peuple, mais aus^i des Evèques et du Seigneur du païs.
Mab. net. i. 8. p. ' Tous les égards de l'homme de Dieu pour Glaber, ne furent pas capables de le retenir à S. Bénigne. L'aïanl un jour grièvement offensé, il en sortit, et se retira dans un monastère qui n'étoit pas de sa juridiction, afin apparemment d'éviter la peine régulière dûe à sa faute. Cette circonstance marquée par Glaber même convient à S. Germain d'Auxerre, reformé paç Giab i s. c. i. p. S. Maïeul, et par conséquent de la dependence de Cluni. ' On a l'y occupa à renouveler les inscriptions et les épitaphes de
l'église : ce qui lui attira la jalousie, et lui fil sentir les effets de la mauvaise humeur d'un Moine étranger, qui avoitété reçu comme lui dans le même monastère avec beaucoup de charité.
Glaber sortit encore de cet asyle ; mais on ne voit pas si de là il se retira plutôt à Beze qu'à Nuire- Dame du Moûtier. Ce qui ne paroit pas souffrir de difficulté, c'est que Cluni fui sa
i. i. pr. dernière demeure. ' C'est-là qu'il mil la dernière main à son
histoire par ordre de l'Abbé S. Odilon, à qui elle est dédiée. Circonstance qui montre que ce fut avant le premier jour de janvier 1049, qui est l'époque de la mort du saint Abbé. Mais la publication ae son ouvrage ne précéda de guéres cet évtne-
Nab. an i. &8. n. ment. ' On croit communément que notre Historien le finit en 1 (> 14, sur ce que l'élection du Pape Grégoire VI, qui se fit la même année, est le dernier trait qu'il y a fait entrer. Mais on
r.ia»i i. .\. c. s. devoit observer, ' qu'il ajoùte tout de suite, que la bonne con-
p M duite de ce Pontife effaça les taches de celle de son prédé-
cesseur : ce qui fait voir qu'il y avoit alors un certain tempsque Grégoire remplissoit le S. Siège.
Outre
XI SIBCLB.
Outre cette preuve que Glaber publia plus tard son His- " toire qu'en 1014, il nous en fournit lui-même d'autres. ' Non •-. t. 3. p. as. sa seulement il rapporte des événements arrivés sur la fin de Novembre 1046, tels que des Phénomènes extraordinaires; mais il marque encore quelques-unes des fâcheuses suites qu'ils avoient présagées, suivant les idées superstitieuses de ce temps-là, et nommément une grande disette de vin, laquelle n'arriva sans doute que l'année suivante. De sorte que ce ne fut au plutôt que sur la lin de 1047, qu'il mit au jour son Ouvrage, et que l'Auteur vivoit encore en 1048, si môme il n'a vécu au-delà.' Sigebert ne le connoissnil que s.g.scn c 50. de nom, et sous le titre d'Auteur d'une Histoire des François, pour l'avoir placé entre ses Ecrivains du VI et VII siècle.
S- il-
SES ECRITS
Laber passoit pour avoir de la science, puisque c'é- gui». 1. s.c. 1. p \T toit sur cette réputation qu'on se tenoit assure , lorsqu'il sortoit d'un Monastère, qu'il trouverait place dans un autre. Il avoit étudié les Belles Letres et les autres Arts libéraux, quoiqu'il n'eût pas acquis le talent de bien écrire. On voit par les mots tirés du grec qu'il emploie assez souvent, qu il avoit quelque connoissance de cette langue. Il fait quelquefois le Théologien et le Philosophe ; mais il n'avoit point approfondi ces sciences. Il se mêle aussi de faire le Poète; mais sa versification n'est guéres meilleure que celle des autres Versificateurs de son temps. Avec ces connoissances il entreprit de laisser à la postérité quelques écrits de sa façon.
1 °. Il y a de lui une Histoire divisée en cinq Livres, et chaque Livre en plusieurs Chapitres, sans compter l'Epitre Dedicatoire à S. Odilon, et deux courtes Préfaces, l'une à la tête du troisième Livre , et l'autre qui précède le quatrième. ' Glaber commença à y travailler par ordre du B. Mob. act 1. ». P Guillaume de Dijon , dès 'le temps qu'il étoit à S. Bénigne "3 n 91 ' sous la conduite de ce grand Homme, mort en 1031, et l'avoit déjà fort avancé. Mais l'ouvrage fut interrompu dans la suite, à raison apparemment des différentes avanlurcs de l'Auteur. ' Se trouvant enfin à Cluni, S. OdiloH el lesCon- Giab. 1. 1. pr.