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taines couronnes de gloire. ' Plusieurs Modernes supposent, OiH. sert qu'Helgaud llorisoit vers iOoO. Mais on peut légitimement [r.p
douter s'il a vécu au-delà de 1048. " Sa mort est marquée au ,B3j£V-
vingt-neuvième jour d'Août, dans le Necrologe de S. Be- îies. c«r appïp
nigne de Dijon , et au jour précédent dans celui de S. Ger- 1,7 1 main-des-Prez, qui lui donne la qualité de Prêtre.
S- il-
SES ECRITS
Mu Ches. l 4 p
ilisi. de fAcad.
L'Unique ouvrage qui nous reste de la façon d'Helgaud, ' est un abrégé de la vie du Roi Robert. On a ajoûté à ce titre que l'écrit a été pris de l'ouvrage d'un autre •*•''• Moine, qui auroit traité plus amplement le même sujet avant notre Historien. ' Mais M. de Sainte-Palaye a montré par de fortes raisons , que cette addition , qui réduit Helgaud i.'io. p'
à la qualité de simple Abreviateur, est sans le moindre fondément , et qu'on doit la regarder comme un effet téméraire de l'ignorance des Copistes. Si donc cette Vie porte le titre d'abrégé, ce n'est point qu'elle soit un extrait d'un autre écrit plus étendu, mais parce qu'elle n'est qu'une Histoire abrégée du Prince, dont l'Auteur entreprend d'écrire les actions, 'Helgaud en effet avertit lui-même, qu'il n'a pas eu H,.,g vjt Rob p dessein de parler des guerres où Robert se signala, ni des waffaires politiques, et qu'il laisse aux Historiographes le soin d'en transmettre la mémoire à la postérité.
Par cette suppression l'Auteur a proscrit de son ouvrage ce qu'il y avoit de plus intéressant pour l'Histoire , dans la vie du Roi Robert. Il s'est borné à nous donner ' une longue Hlil ,,,, , VcâJ déclamation, qui roule uniquement sur la piété de ce Prince, p sur sa dévotion envers les Saints, sur ses jeûnes, ses mortifications, ses prières, sur sa charité pour les pauvres, sur l'affection qu'il portoit aux Moines, sur les biens dont il les combla, les grandes fondations qu'il fit dans l'Ordre de S. Benoit, et particulièrement dans l'Abbaie de Fleuri, enfin sur quelques miracles qui lui furent attribués. De sorte nue c'est moins une Histoire, qu'un Sermon, ou Oraison FunéDre dans le goût de ce temps-là, où l'Auteur a placé beaucoup de minuties, et est entré dans les plus petits détails. Le tout
m HELGAUD,
XI SIECLE
est assorti à un style tel qu'on la déjà dépeint, et où les consonances souvent affectées tiennent lieu du bon goût. Cela P. 5.V». n'empêche pas ' que ces détails, qui regardent souvent l'iu-
térieur de la maison de nos Rois, ne nous offrent une peinture très-naïve et Irès-singuliére de la simplicité des mœurs du temps.
uu cii<». ib. ' Cet écrit est précédé d'une courte notice de la fondation de Fleuri, et du testament de Leodebode son Fondateur,
f)iéces (jui sont ici visiblement hors d'œuvre, à l'égard de a vie du Roi Robert, avec laquelle elles n'ont point de rap- H«i. de i/Acad. port. ' D'où le scavant et judicieux M. de Sainte-Palaye coude» m*-, ib. P. jeclure avec beaucoup de fondement, que l'Auteur avoit un dessein plus élendti, et qu'il s'étoit propos''* de faire l'Histoire des Abbaïes de S. Agnan d'Orléans, et de Fleuri. Après quoi n'aïant pas voulu laisser ignorer à la postérité les grands biens qu'elles avoient reçus du Roi Robert , il en aura pris occasion d'y ajoûler par manière de Supplément, ou comme une suite de cette Histoire, la vie de ce Prince, dont la plus grande partie contient en etfet ce qu'il iil en faveur de ces deux Monastères,- quiconque se donnera la peine de lire ib. p avec attention ' la Préface qui est à la téle de eette Vie pour la lier avec l'ouvrage précédent, conviendra que la conjecture est aussi solide qu'ingénieuse. Il sera arrivé dans la suite des temps, que la négligence des Copistes aura fait perdre ce qui nous manque du corps de l'Histoire. Bib. euh. Rot. ' L'Ecrit d'H<dgaud, tel qu'il est venu jusqu'à nous, a été d'abord imprimé avec la Vie de S. Louis, par Guillaume de Nangis, et l'Histoire de Fiance par Gaguin. Le Recueil, qui est in-folio, parut à Francfort en 1577. 11 paroit que cette Piih. Kn.fr. i. t. édition n'a pas été connue de nos Bibliographes. ' Pithou P. M-7». réimprima depuis l'Ouvrage de notre Auteur à la suite de
l'Histoire de Glaber, dans le premier Volume de ses Histo- Dn ches. i. 4. p. riens. ' Les Duchesne l'ont donné de nouveau dans le quatrième Volume de leur collection à la suite du même Glaber. Vos.», hu. ut. 1. 1. ' Vossius attribué à llelgaud la Vie de S. Abbon, Abbé c *♦ p. M6. 2. je j;jeuri dont on a fait l'Histoire en son lieu. Mais cette opinion, qui est particulière à ce Critique, se trouve dénuée de toute vrai-semblance. L'ouvrage appartient à Aimoin disciple d'Abbon, comme on l'a vu à son article. uiM. de i/Acad. ' M. de Sainte- Palaye, après avoir discuté ce qui concerne la personne d'Ilelgaud et son Ecrit, nous donne une notice
dos ime ib. p
MOINE DE FLEURI. 409 xi siècle.
ticededeuK fragmeots d'Histoire imprimés à la suite. Nous en avons déjà rendu compte nous-mêmes dans le cours de l'Histoire de ce siècle, en montrant que ce sont des extraits fort défectueux , tirés de la Chronique dWdemar de Chabanois. Ainsi, depuis qu'on a l'original en entier, ces morceaux informes ne doivent plus paroilre dans les recueils de nos Historiens de France.
SYRUS ET ALDEBALD,
Moines de Cluni.
'n Yhis et Aldebald, les deux premiers Historiens Mab. m. i. 7. p. Ode 8. Maïeul, ne nous sont presque connus, que par 760"7ta- 0 * l'ouvrage qui leur est commun. Ils étoienl l'un e4 l'autre Moines de Cluni, sous S. Odilon, successeur immédiat de S. Maïeul. On croit, que Syrus est le même ' que Syron, t.9.P. eos. a. 1. l'un des confidents et des compagnons de voiage de S. Odilon , homme de mérite , et Abbé d'un certain Monastère qu'on ne nomme pas. Mais celle opinion ne scauroit se soutenir. Ce Syron , de qui iotsauld entreprenant d'écrire la vie de S. Odilon, en apprit plusieurs particularités, survécut le S. Abbé : au lieu que Syrus qui fait le sujet de cet article, mourut avant lui, comme on va le voir par la suite.
' Garnier, autre homme de mérite, et Confrère de Syrus t. 7. p. toi. a. 1. à Cluni, voïant que personne ne setoil encore mis en devoir d'écrire la vie de S. Maïeul, le pressa si fortement de l'entreprendre, que Syrus se rendit a ses importunités. ' Avant p. 787. Pr. que l'ouvrage fût entièrement fini, S. Odilon envoïa pour quelques affaires l'Auteur en Italie, et (iarnier en Alsace. Celui-ci porta avec lui l'écrit de son Confrère, qui n'étoit encore que sur des feuilles volantes. On le fil voir à S. Odilon, lorsque dans le cours de ses voïages il s'arrêta à l'Abbaïe de Morbac. De retour à Cluni , où Syrus étoit revenu d'Italie, il l'engagea à revoir son ouvrage, et y mettre la dernière main. L'Auteur le fit, et le dedia à S. Odilon par une Epitre qui se lit à la tête, et qui contient les avantures qu'on vient de lire.
Son ouvrage est divisé en trois Livres ; et les détails dans