‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 116 sur 214 · HUGUES, EVEQUE DE NEVERS · texte numérisé non relu

HUGUES, EVEQUE DE NEVERS

Mais Dom Michel Germain, qui avoil vù par lui-même le manuscrit qui contient son éloge, l'entend d'un Auteur qui avoil composé d'excellents Ouvrages, tels qu'ils pouvoient être en ce temps-là.

' G u ai-don, autre Ecrivain du môme temps, étoit Moine de Corbie au Diocèse d'Amiens, et non de Corwei en Saxe, comme quelques modernes l'ont prétendu. 11 continua la chaîne des hommes de Letres dans son Monastère, malgré le malheur des temps, et travailla à y perpétuer les iu» v.wt. ni. in t. bonnes Etudes par le soin qu'il prit d'y enseigner. M. du auc p. iir.. Cange ne le fait fleurir que vers 1070 ; niais il y a des preuves, qu'il écrivoit des 1050, ou 1051 au plus tard.

Nous avons de Gualdon une Vie de S. Anscaire, premier Archevêque de Hambourg et de Dresme, écrite en Vers uab a i.t. ii ,i. hexamètres. ' 11 l'entreprit à l'occasion des Reliques de ce ''' Saint, qu'Albert, ou plutôt Adalbert, élû Archevêque de

la même Eglise en 1013, avoit envoïécs à Corbie, en renouvelant avec l'Abbé Foulques l'ancienne confraternité qui étoit entre les Moines de Corbie et le Clergé de Hambourg. L'Ouvrage fini, Gualdon l'envoïa par reconnoissance à Adalbert, dont il fait un grand éloge dans la Préface qui lui est adressée. A cette longue Préface près, qui est de l'invention du Poète, le reste de l'Ouvrage n'est presque autre chose, que le texte de S. Remhert, premier Historien de S. in. i. .%o. n. .m. Anscaire, mis en vers d'une grande platitude. ' Gualdon y fait quelquefois des digressions, entre lesquelles il prie Adalbert de faire confirmer par le Pape les privilèges de Corbie. On a ici une preuve non équivoque, que le Poète écrivoit avant l'année 4052, à laquelle le Pape Léon IX confirma effectivement ces privilèges , peut-être à la prière d' Adalbert.

L'Ouvrage de Gualdon a été souvent imprimé, presque a»i. >b r. toujours avec celui de S. Remhert. ' 11 parut pour la pren-4 miére fois en 1652, à la suite des Origines de Hambourg,

par les soins de M. Lambecius, à qui Dom Luc d'Acheri en avoit communiqué une copie. En 1677 il fut réimprimé à Stokholm, sur l'édition précédente, et avec les Notes de l'Editeur. Il se trouve aussi dans l'édition des mêmes Origi- Boii. a. ïv\> ,.. nes de Hambourg, renouvellécs en 1700. ' Dès 1657, Hens- «w4ir.. chenius le fit entrer dans le premier volume du mois de Fe-

\ rier de la continuation de Bollandus, où il est illustré de

XI SIECLE

Notes et d'observations Historiques et Critiques. ■ Dom . nut». ii>. i». ns- Mabillon en publiant la prose de S. Remberl, a cru ne de- lM voir réimprimer de la Versification de notre Poète, que la Préface avec les quatre premiers nombres du premier chapitre du corps de l'ouvrage. ' Il en copie cependant ailleurs an. ii>. quelques autres vers, qui sont à son sujet.

Hubert, qui ne nous est guéres connu, que par la Vie de Sainte Gudule, ou Gudile, qu'il a écrite, étoit Contemporain du Poète Gualdon, dont on vient de parler. ' Au- mi. „ j4n ,,. tant qu'on en peut juger par son Ouvrage, il paroit avoir été riil " *° du pais de Brabant, ou de Bruxelles même, où la Sainte est particulièrement honorée. Il y avoit environ trois cents ans qu'elle étoit morte, lorsqu'Hu'brrt entreprit d'écrire sa Vie. ' C'est ce qui a fait dire à M. Baillet, que cette circonstance lJai, 8 Jan, ,,b. n'est point propre à donner du crédit à son Ouvrage. La re- cr- " 4 marque seroit juste, si l'Auteur avoit écrit d'original. ' Mais lto„ lb [t 5U il nous assure, qu'il a travaillé sur une autre Vie plus ancien- "• 1 ne, qu'un ami lui avoit communiquée en quatre feuilles, et qu'il n'a fait que la mettre en meilleur style, sans rien changer au fonds des choses : Ipsorum senstts geslomm excipiens fi'ieliter. ' Il ajoute dans la suite, qu'il aimeroit mieux parprin- „ <> cipe de religion, se taire que d'écrire des faussetés.

Cet Auteur n'a donc fait que suivre ce qui avoit été écrit de la Sainte long-temps avant lui. Seulement il a trop orné sa narration, ce qui rend son style fort diffus. La fin manque à son Ouvrage ; ' mais elle se trouve dans celui de son Abré- p 130. n 33, viateur. On voit par-là qu'il n'y mit la main, qu'après la Dédicace de l'Eglise de S. Michel, et la Translation qu'on y fit alors des reliques de Sainte Gudule. C'est ce qui arriva en 1047, comme il le marque lui-même; et ce fut aussi peutêtre l'occasion qui l'engagea à prendre la plume. ' Il adresse p. 5i4. „ ,. son Ecrit à un Albert, qu'il qualifie son très-cher Frère. ' Les Editeurs ont soupçonné, que ce pouvoit être le célèbre no, Olbert Abbé de Gemblo'u. Mais Hubert ne lui au roit-il donné que le simple titre de frère? D'ailleurs Olbert étant mort le quatorzième de Juillet 1048, comme on l'a vû, n'étoit peut-être plus au monde, lorsque notre Auteur publia son Ouvrage. Pour lui, il n'y prend d'autre qualité, que celle de serviteur des serviteurs de Dieu.

' Bollandus nous a donné cette Vie, sur un Manuscrit des p. 513-5*4. Jésuites de Bruges, après l'avoir illustrée de ses remarques.

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