‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 126 sur 214 · Tome VU. M m m · texte numérisé non relu

Tome VU. M m m

vi tir„.. 458 JOURDAIN, EV. DE LIMOGES, e!c.

alors la pierre de saint Marcien. Mais ces manières de parler sont plutôt de celui qui a pris soin de faire l'abrégé, que de l'Auleur original.

Nous croïons devoir rapporter au même temps, pour les îhurtii. iuiv. j. raisons qu'on va voir, ' un Moine nommé Mengor, qui a t. s» h. m. c.h. jajgg£ je ga faç0ll un <icrit considérable. 11 avoit beaucoup

voïagé en France, en Allemagne, en Angleterre, et lavoit fait en homme curieux et sçavant. C'est ce qui paroît par l'attention qu'il eut à tirer des livres qu'il trouva dans ses courses, quantité de traits sur les propriétés des choses, qu'il recueillit en un corps d'ouvrage sous le même titre, et qu'il a divisé en dix-neuflivrcs. Barthius qui lavoit lû, en parle avantageusement. Il apparlenoit alors à Théodore Zwinger ; et il ne paroît point qu'H ait été imprimé depuis. . L'Auteur y cite le vénérable Bede, saint Jean de Damas, Marcien, Helperic, et ne fait aucune mention du célèbre traité de Marbode sur les pierres précieuses, quoi qu'il ait recueilli beaucoup de choses sur cette matière. C'est le principal motif qui nous porte à croire, qu'il écrivoit vers le milieu de ce XI siècle. A l'égard du pais dont étoit cet Auteur, il est clair qu'il étoit ou de France ou d'Allemagne. Il loue l'une et l'autre, comme les deux pais les mieux fournis de bons livres. De sorte que pour concilier toutes choses, il faut supposer qu'il a écrit en Allemagne, et qu'il étoit François de naissance. Supposition qui a encore son fondement sur la qualité de Moine de saint Benoit, qu'on donne simplement à Mengor, et qui n'étant point jointe à l'expression d'ordre, équivaut à celle de Moine de Fleuri. Mengor ne fut pas le seul, comme on l'a vû dans le cours de celte histoire,

3ui fut tiré de cette célèbre Abbaïe, pour aller étendre l'empire es Letres dans les pais étrange rs. (xjv . )

XI SIECLE

Pape.

HISTOIRE DE SA VIE

LKois , l'un des plus grands Papes qui aïenl gouverné M»b. a«. t. 9. p. l'Eglise dans les siècles d'ignorance et d'obscurité, se 5i' M nommoit Brunon avant son élévation au souverain pontificat. Il descendoit d'une des premières Noblesses d'Alsace, où il naquit au Château d'Egesbeim, connu alors sous le nom d'Eginiskeim, près de Colmar, le vingt-unième de Juin 1002. Hugues son perc étoit cousin germain d'Adélaïde, mere de Conrad le Salique, depuis Empereur. Helvide sa mere n'éloit pas de moindre qualité. Mais ils se rendirent l'un et l'autre encore plus illustres par leur pieté, qu'ils ne l'étoient par leur naissance. Et ce qui étoit extrêmement rare alors, ils parloient aussi-bien le Latin que leur langue maternelle.

'Le présnge qu'on eut de la grandeur future de Brunon , i> »• navant même qu'il naquit, fut confirmé par les excellentes qualités qu'il apporta en venant au monde. Dès qu'il eut atteint l'âge de cinq ans, sa mere le confia à Bertold Evêque de Toul pour le faire instruire. On a parlé ailleurs des progrès 'que fit à celle Ecole le jeune Brunon, tant dans les Arts Libéraux, que dans l'étude de la Jurisprudence. Ce fut sans doute pendant le cours de ses études, qu'il embrassa la vie monastique, plutôt à saint Evre de Toul, qu'ailleurs. ' 11 est p- m. «. * 1 p. s*, certain qu'il tut Moine; puisqu'il le dit lui-même; et l'on ne " 3' voit point d'autre temps que celui de sa jeunesse, auquel il ait pu embrasser cet état.

' Conrad étant parvenu à la couronne de Germanie, les ?■ cparenls de Brunon l'envoïerent à la Cour de ce Prince. 11 n'y fut pas long-temps, sans s'attirer l'estime et l'affection du Roi, de la Reine et de tous les Courtisans. Prévoiant dès lors

^ v«*"« nombre XXIX et XXX du discours historique à la (été de ce

M m m ij

XI SIECLE

qu'i^seroit élevé à l'épiseopat, il résolut, suivant l avis de S. Grégoire, de préférer une Eglise pauvre à toute autre, resolution que son Historien regarde comme une espèce de prodige, dans un siècle où l'ambition n'avoit point de bor- ,,. m. 58. m 7. nes- Én 1025 n'aïant encore que vingt-trois ans, et étant déjà Diacre, il se trouva dans l'obligation d'accompagner Conrad en Lomhardie, où la révolte des Milanois demandoit sa présence. Brunon l'y suivit à la tête des troupes d'Herimanne Evêque de Toul, dont il avoit le commandement. Malgré son peu d'expérience dans l'art militaire, il ne laissa pas de se faire admirer, par les justes mesures qu'il prit pour les campements, et la subsistance des troupes. Mais de General d'armée il devint bien-tôt Eveque.

p. 53.63 ' Herimanne, ou Ilerman, étant mort l'année suivante

1020 pendant le Carême, le Clergé et le peuple de Toul élurent unanimement Brunon pour lui succéder. Celui-ci l'accepta d'autant plus volontiers, que cette Eglise étoil plus pauvre, et son élection plus canonique. Il quitta l'Italie avec le service ; et s'élant rendu à Toul le jour de l'Ascension suivante, il fut mis en possession par Thierri Evêque de Metz, son proche parent. Certains incidents, qui survinrent, retardèrent son ordination. 11 ne fut sacré Evêque que le neuvième de Septembre de la même année. La cérémonie s'en Ht par Poppon Archevêque de Trêves, son Melropop. 6î-64. litain. ' Un des premiers et principaux soins du nouvel Evè-

que, fut de reparer les monastères de son diocèse, et d'y faire revivre l'esprit de saint Benoit. C'est ce qu'il exécuta heureusement par le ministère de Widric, qu'il avoit établi an. 1.56. n. wi î. Abbé de saint Evre. ' Le Iloi Conrad devenu Empereur, 57. n. 84. continua de donner a noire Prélat des marques d'estime et de confiance, et l'emploïa quelquefois avec succès dans ses ambassades auprès des Tètes couronnées. ' Brunon n'eut pas moins de crédit auprès de l'Empereur Henri le Noir, qui ne faisoit presque rien sans son avis, p. 68-71 i an. i. 'U y avoit vingt-deux ans qu'il gouvernoit l'Eglise de Toul, lorsque dans une assemblée des Evêqucs et des Seigneurs, que l'Empereur tint à Vormes sur la fin de l'année 1048, il fut élu toul d'une voix pour remplir le S. Siège, vacant depuis quelques mois par la mort du Pape Damase IL Brunon, qui éloit présent, et qui ne s'allendoit à rien moins, mil tout en œuvre pour éluder son élection, et ne consentit

aet. ib. p. 68. n. 2.

PAPE. 4fil

XI SIECLE

an. 1049.

à accepter le souverain pontificat, qu'à condition d'avoir le consentement unanime du Clergé et au peuple romain. C'est ce qui lui fut accordé dans la suite avec de grandes acclamations de joie. Il retourna cependant à Toul, d'où après avoir célébré les fêtes de Noël, il prit le chemin de Rome en habit de pèlerin. Il y fut inthronisé le douzième de Février 1049, qui étoit le premier dimanche de Carême, et prit le nom de Léon IX.

' Considérant l'étendue de ses devoirs, et le déluge de an. •»>• p. it i maux qui inondoit toute l'Eglise, il s'arma d'un nouveau zé- îwï\ Hem., chr*. le pour tâcher d'y remédier, il y emploïa, comme la voix la plus sûre, la tenue des Conciles ; et dès la seconde semaine d'après Pâque il en tint un à Rome, où il appella les Evêques d'Italie et de France. On y prit des mesures pour rétablir l'observation des décrets des quatre premiers Conciles généraux, et des autres anciens Canons; et l'on y en fit de nouveaux contre la simonie et les mariages illicites. Deux poinls, qui avec l'hérésie de Berenger et l'incontinence des Clercs, firent le principal objet de tous les autres Conciles qu'assembla notre zélé Pontife. ' Peu de temps après celui de *,4,J,aclaoil) ib 7jJ- Home, il en célébra un autre à Pavie, d'où il reprit la route «TSforin'Vb. * de France, pour venir dédier la nouvelle Eglise de saint Rémi de Reims, comme il l'avoit promis à l'Abbé Herimar, qui l'en avoit prié.

'La cérémonie s'en fil avec un pompeux et religieux ap- ^-^J-,1 p' pareil, le premier d'Octobre de la même année 1049, et un. ib. n.' & fut suivie le lendemain de la translation du corps de saint Re- f'*' mi, et les jours suivants d'un grand Concile. Il s'y trouva avec le Pape vingt-cinq tant Archevêques qu'Evêques, près de cinquante Abbés, et quantité de Clercs inférieurs. Anselme, Moine de saint Remi , nous a laissé une relation fort détaillée de tout ce qui s'y passa aussi-bien que dans la double cérémonie qui le précéda. Outre plusieurs abus introduits dans l'Eglise Gallicane, qui furent condamnés à ce Concile sous

f)eine d'anathéme, on y fit douze Canons, pour renouveler les décrets des Pères méprisés depuis long-temps. De Reims le Pape retourna à Rome , en prenant sa route par l'Allemagne. Il passa à Metz, où il dédia l'église de saint Arnoul , et delà à Moïen-Moutier , d'où il amena avec lui le sçavant Moine Humbcrt, qu'il créa bien-tôt Cardinal. 'AMaïence il célébra un autre grand Concile, auquel assis- Conc. ib. P. ioi«.

e 462 S. LEON IX,

XI SIBCLE.

terent sept Métropolitains, et plus de trente Evèques, avec M«b. »n. ii». l'Empereur Henri et les Seigneurs de sa cour. ' Par tous les lieux de sa route Léon laissa des marques de sa pieté envers les Eglises, et de sa bienveillance envers les Moines et les Moniales.

ib. u. 7t-76 i ' De retour à Rome en 1050, il y assembla encore un toso 'i uni. 1"! Concile de sept Archevêques, quarante-sept Evêques, de Ber c- 4 grand nombre d'Abbés et d'autres personnes pieuses de divers

pais. Il se tint après Pâque dans la Basilique de Latran. Là furent disculées et condamnées pour la première fois les erreurs de Berenger. Mais afin d'y procéder avec plus de maturité, l'on en indiqua un autre à Verceil pour le mois de Septembre suivant. Le Concile indiqué fut tenu. Les mêmes erreurs y furent proscrites de nouveau, et le livre de Jean Scol, sur lequel Berenger s'appuïoit particulièrement, conact. i. o. p. damné au feu. Avant que de se rendre à Verceil, ' Léon fit un voïage en Pouille, à dessein de rétablir la paix entre les Normans et les gens du pais, et tint sur sa route un Concile à Siponto, dans lequel il déposa deux Archevêques pour cause de simonie.

Herm. u». an. ' Kii 1051 après Pâque notre Pape se trouvant à Rome, y célébra un Concile suivant sa Coutume. Grégoire Evêque de Verceil y fut excommunié pour adultère ; et l'on y fit

Mab. ib quelques autres règlements pour rétablir le bon ordre. ' Léon

revint ensuite à Toul, et y éleva de terre le corps de l'E-

!! 38' BHRJinP lu v^4ue S- Gérard, qu'il avoit canonizé à Rome.' De Toul

iîii. tos*. il retourna en Italie, et emploïa une partie de l'année 1052 à voïager en divers lieux, a Benevent, à Capoue, au Mont- Cassin, au Mont-Gargan, et delà en Allemagne, où il passa le reste de l'année. Le but de ce dernier voïi.ge étoit d'empêcher la guerre entre l'Empereur Henri et André Roi de

Hor«»- »b. an. Hongrie, ' et de demander au premier du secours contre les INornuins établis en Italie, où ils commeltoient de grands desordres.

Hem», ib. i Mab. ' Léon ne le pouvant plus souffrir, forma le dessein de les î.' fîS. » " m |an* combattre. 11 assembla cependant un Concile à Rome après Pâque de l'année suivante 1053, pour consulter s'il l'exéculeroit. La guerre y aïant été résolue, le S. Pere marcha lui-même à la tête de ses troupes. On combattit vaillamment de part et d'autre ; mais la victoire se déclara enfin pour les Normans. Léon, qui allendoit dans un fort l'issue du combat, y fut

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PAPE. i(i3

assiégé, pris et conduit avec honneur à Benevent , où les Norman» le retinrent depuis le vingt-troisième de Juin de la môme année jusqu'au douzième de Mars 105 i. ' Cette ivir. Dam. i. guerre fut blâmée par plus d'un Ecrivain de ce temps, Au- op 9 1 l,orra ib leurs graves et attachés à Léon, parce, dit l'un d'eux, qu'il convenoit mieux à un successeur de saint Pierre de ne combattre qu'avec les armes spirituelles.

' Pendant que le Pape fut entre les mains des Normans, il m.iIj. .ici. ib. p. ne relâcha rien de ses exercices de pieté; pratiquant ses aus- 's" " 13, lerités ordinaires, priant et méditant l'Ecriture qu'il lisoit en grec. Ce fut alors ' qu'il répondit aux reproches dont les Grecs p. 76. n. t». chargeoient de nouveau l'Eglise Latine, par la plume de Michel Cerularius Patriarche de Conslantinople, et celle de Léon Evêque d'Acride. Il répondit aussi aux letresque l'Empereur Constantin Monomaque lui avoit écrites sur un autre sujet, et envoïa trois Légats, le Cardinal Humbert , Pierre Archevêque d'Amalfi , et Frideric Chancelier de l'Eglise Romaine, qui fut depuis Pape sous le nom d'Estienne IX, porter ses réponses à Constantinople.

Mais notre zélé Pontife n'eut pas la consolation de voir l'événement de cette grande affaire, la plus éclatante de son pontificat. ' Etant tombé malade a Benevent, il obtint du p. 79. m 1 Hcrm. chef des Normans de se faire transportera Rome, où il mou- ""■ !0W rut de la mort des Justes le dix-neuviéme d'Avril 1 1054, dans la cinquante-deuxième année de son âge, après avoir rempli le S. Siège cinq ans deux mois et neuf jours. Il fut enterré avec grande solennité à saint Pierre, près de l'Autel de saint Grégoire, devant la porte de l'Eglise. Pour toute épitaphe on lui fil le distique suivant, qui dit beaucoup en peu de mots.

EPITAPHE

Victrix Koma dolet nono viduata Leone, Ex multis talem non habit ura Patrem.

'L'Eglise célèbre sa mémoire au jour de sa mort; et sa Mab.ib. P. s«. n.

' Il s'csl glissé deux fautes dans le de son Pontifical en Février 1049, dil je»l» de l'Historien de uotre 8. Pape. q«'il mourut dans la sixième année, qui On y lit qu'il mourut eu 1013 dans la aurait été 1» septième, s'il ne fat mort cinquantième année de son âge. La pre- qu'en 1045. L'autre est aussi corrigée par' Mab. act. ib. p. miere eM corrigée par la suite, où l'His- le même Auteur, b qui marque sa nais- «»- O.S. torien qui avtit mis le commencement sauce en 100*. I> P- t*. n. i.

XI SIECLE. '

' Sainteté fut attestée par plusieurs miracles, opérés de son

vivant et à son tombeau. Entre les Historiens qui ont écrit sa vie en tout ou en partie, et qui sont en bon nombre, nous avons préféré Wibert Archidiacre de Toul , et llerman le Bref, comme les plus exacts, et contemporains du Saint Pape.

spic. t 9 P. 510. Outre ses parents que nous avons déjà fait connoître, ' il avoit une sœur nommée Ricelde, qui épousa en premières nopecs llerman Comte de Mons , et en second mariage Baudouin Comte de Hainaut. Ricelde fut mere d'Arnoul Comte de Flandre, tué à la bataille de Calais, et de Baudouin Comte de Hainaut, puis Roi de Jérusalem.

SES ECRITS

Mab. a. m. t. 9 p. W 7 1 b e r t , principal Historien de notre Pontife , assu- 64 13 V V rc qu'il avoit un grand fonds d'érudition ecclésias-

tique et séculière: Sapientia diuinarum humajtarumque Artùtmineo refulgebat amplissima. Aussi a voit-il fait de bonnts études pour son temps, comme on l'a vu. Il n'a point cependant emploie son sçavoir à écrire des ouvrages considérables, ou de longue haleine. Ce qui nous reste de productions de sa plume, se réduit à quelques letres dogmatiques, des letre* familières , quelques petits traite» , ou discours, des decrels faits en Concile , et grand nombre de Bulles. Entrons dans un plus grand détail, p. 76. h. » i conc. 1°. Il y a de lui une longue letre divisée en quarante-un t. 9. P. M9-97I. articles, ou chapitres, à Michel Cerularius Patriarche de Constantinople, et à Léon Evêque d'Acride, laquelle méiiteroit pour sa prolixité et l'importance de la matière le litre de traité. Le Pape l'écrivit lorsqu'il étoit prisonier à B nevent, c'est-à-dire sur la lin de l'année 1053, comme il parolt par le chapitre cinquième, où il dit que l'on comptait alors mille vingt ans presque révolus depuis la mort du Sauveur. Le but de la letre est de repousser les reproches mal fondés des Crées contre l'Eglise Latine, sur-tout au sujet du pain sans levain, dont elle use dans la célébration des Saints mystères, le jeûne du samedi, même en carême, et autres semblables points qui concernent la Discipline. Après avoir justifié de ces fausses accusations les Latins, et relevé la dignité

XI SIECLE

gnité de l'Eglise Romaine, le Pape use de représailles, et reproche aux Grecs plusieurs choses graves et trop réelles.

Il se présente dans son écrit deux endroits, particulièrement dignes de remarque. Le premier , c'est qu'en parlant de la souveraineté temporelle unie à la jurisdiction spirituelle des Papes , ' Léon l'établit sur la prétendue donation de Cone. ib. p. 956r Empereur Constantin, qui est depuis long-temps reconnue 9™ pour fausse par tous les sçavants. 11 semble qu'elle dût l'être aussi dès lors. En effet la cession de la ville de Rome faite par Pépin le Bref, puis confirmée par Charlemagne et par Louis le Debonaire, suffisoit pour convaincre de faux cette spécieuse donation , tant vantée par les Romains. L'autre remarque qui se présente à faire sur l'écrit de notre Pape, ' c'est le re- p. i»3 n. s», proche qu'il fait aux Grecs? sur le bruit public qu'une fem- , me avoit été placée sur le siège patriarcal de Constantinople. Reproche qui montre clairement, que la fameuse fable de la Papesse Jeanne, dont on place l'époque, environ deux cents ans auparavant, n'avoit pas encore été inventée.

' Sigebert, qui avoit lû cette réponse du Pape Léon, lui si*. *rri c. donne le titre de Livre, adressé aux Grecs en général, pour réfuter leurs erreurs, et affermir la foi de l'Eglise. Il ajoute qu'il est écrit avec politesse, Luculento Surmone. Le style en est effectivement assés bon pour ce temps-là. ' L'Anonyme de Mon <•. »*. Molk en l'indiquant, qualifie le Paîriarcha Michel, Evôquc d'Acride, au lieu que c'étoit Léon son Collègue, qui portoit ce titre.

2°. On nous a conservé un autre écrit de notre Pape, >•> p 9™adressé au môme Patriarche personnellement , en date du mois de Janvier indiction VII, ce qui marque l'année 1054. C'est une réponse à la Letre que Michel Cerularius avoit écrite, de concert avec l'Empereur des Grecs au Pape Léon. Leur dessein éloit d'engager le Pontife Romain à procurer à ce Prince, de la part de l'Empereur d'Occident, le secours qu'il en espéroit contre les Normans, établis en Pouille et enCalabre. Et afin de l'y mieux engager, Cerularius lui témoignoit un grand désir àc voir rétablir l'union, altérée depuis long-t ms, entre l'Eglise Grecque et la Latine. Léon après avoir répondu à cet article, comme il convenoit, fait encore divers reproches à ce Patriarche, et touche de nouveau la question des azymes. Mais pour ne pas étendre d'avantage sa réponse, qui est assés longue, il le renvoie à un

Time 17 Y. Nnn

m S. LEON IX,

XI SIECLE. '

— ^cril plus ample, dont ses Légats étaient chargés, et qui

n'est apparemment autre que la Letre précédente. i>. 98I-9M i Bar. 3°. ' Un autre écrit important de notre Pape, est sa r* ponse an. 1054. n. 8-1» ^ ]»Empereur Constantin Monomaque, qui lui avoit écrit sur le même plan, et pour la même fin que le Patriarche Michel. Le Pape loue d'abord la démarche de l'Empereur en faveur de la paix, et lui rond ensuite compte des motifs qui l'avoient porté à marcher contre les Normans, et du dessein Mat>. ib. p 77. qu'il avoit d'essaïer encore de les réduire. ' Wibrrt a fait entrer dans l'Histoire de Léon ce morceau de sa Letre à Consent, ib. p. m tantin. ' Dans la suite de la Letre, notre S. Pontife ne fait pas difficulté d'avouer que le S. Siège avoit été trop longtems occupé par des mercenaires au lieu de Pcsteurs, qui ne cherchant que leurs intérêts, avaient misérablement ravagé l'Eglise Romaine.

sir "> ' Sigebei t parle d'une Letre du Pape saint Léon à l'Empe-

reur Constantin Monomaque. Mais s'il n'a rien brouillé dans la Notice qu'il nous en donne, il faut convenir qu'elle étoit différente de celle dont on vient de rendre compte, et par conséquent qu'elle est perdue, ou encore ensevelie dans 1 obscurité. La Letre, selon ce Bibliographe, étoit pour engager l'Empereur à bannir de son empire plusieurs hérésies, dont Trit. «cri. c 331. i il fait le dénombrement. ' C'est ce qui a porté Trilhéme, qui ehf. hir. t. i. p. paroJt ]'avojr juftj a ]uj (jonner p0ur . Qe extirpandis hœ-

cbr. par s. resibiis. ' Alberic de Troisfontaines n'en avoit point d'autre idée, et il semble qu'il l'eût prise de Sigebort , qu'il copie. Cependant la seule Letre qui nous reste de Léon à Cons- Cone. ib. p. 984. tantin, ne fait aucune mention de tout cela, ' et ne dit que deux mots du dessein ambitieux qu'avoit le Patriarche Michel Cerularius de soûmrttre à sa domination les Patriarches d'Alexandrie et d'Anliorhe, et de son injustice à anathématizer tous ceux qui participoient aux Sacrements faits avec * des azymes.

P. 974-978 i Bar. 4°. ' Nous avons une autre Letre du Pape Léon à Pierre '■ Patriarche d'Antioehe, laquelle mérite d'être connue. Elle est sans date; mais il pan ît qu'elle fut écrite vers le même temps que les précédentes, et peut-être envoiée par les mêmes Lfgats. C'est une réponse a celle que le Patriarche avoit écrite à notre Pontife, pour lui faire part de sa promotion, et lui demander sa communion. Il lui envoïoit aussi, suivant la coutume, sa profession de foi. Le. Pape la déclare Catholi-

XI SIECLK.

que et approuve sa promotion , pourvu Qu'elle eût été faite — — selon les régies. Ce qu'il y a de plus intéressant dans sa réponse, ' est sa propre profession de foi qu'il y a insérée. Elle cooc. u». P. 97*. entre dans un détail admirable sur presque tous les points de 977 la Doctrine Chrétienne, et mériteroit d être sçue au moins de tous les Ministres de l'Eglise, et de leur devenir familière. S. Léon cependant n'y fait mention que de sept Conciles généraux, et ne dit rien du huitième, parce que peut-être il n'a rien décidé sur la Doctrine.

5°. Ces quatre Letres font partie d'un recueil, qui en contient plusieurs autres du même Pape. Mais comme celles-ci sont beaucoup moins intéressantes , il suffira d'en donner une légère notice. ' Il y en a une fort courte aux Evêques p *»i de Venetie et d istrie, en date de l'année 1053, comme le montre l'indiction VI, pour leur annoncer que le droit de Métropole de ces deux Provinces venoit d'être confirmé dans un Concile, en faveur de la Mlle de Grade, ou nouvelle Aquilée.

Une autre Lelre, qui fait la troisième du Recueil, à Tho- ». 97*1 Bar.». » mas, Evêque Africain. Elle est datée du dix-septième de " 42 Décembre 1033, et roule en partie sur le triste état auquel l'Eglise étoil alors réduite dans celte partie du monde, où il y avoit à peine cinq Evêques, au lieu qu'autrefois on y en comptoit plus de deux cents. Le Pape y déclare, que l'Evêquede Carthageen est le Métropolitain, et y établit quelques autres points de discipline, mais en les appuïant sur les fausses Decretales.

' La Letre suivante dans le même Recueil, dont elle est c.nc. ib P. 973. la quatrième, est adressée à deux autres Evêques d'Afrique, 9U' nommés Pierre et Jean, sur le même sujet que la précédente. Léon y fait aussi quelques décisions sur les mêmes principes. ' Sigebert marque ces deux Letres, comme adres- h,. sées aux Primats et aux Evêques d'Afrique, de Numidie et d'Egypte.

' Û fait aussi mention en général des deux qui suivent, la h», i <:ouc. u>. p. huitième et la dixième du Recueil. L'une est écrite à tous les S9*7,.1 aï.' Evêques d'Italie, pour empêcher qu'aucun Fidèle ne donne tout son bien aux Monastères, sans en reserver au moins la moitié pour l'Eglise où il a reçu le saint Baptême. L'autre adressée au Clergé et au Peuple d'Ossimo, condamne la mauvaise coûtume de quelques lieux, où après la mort de l'Evê-

N n nij

M SI KCLK.

55 | anec.

que, le peuple entroit à main armée dans sa maison, pilloit

tous ses biens, brùloit les maisons de campagne, eoupoit les

vignes et les arbres, co.*. ib. |., imk. ' Une sixième Letre, qui fait la onzième du Recueil, à Jean 989.i Bar ,b " Archevêque de Salerne, pour confirmer à son Eglise le droit

de Métropole.

tonc. ib. p. 993 ' Une septième, la douzième du Recueil, laquelle se trouî?ri. Ur.Tp.M. ve aussi dans d'autres Collections, est écrite au Duc de Brei 3. p. (agjjç et aux Seigneurs du Pais. Le Pape leur notifie l'excommunication qu'il avoit prononcée contre les Evôques de l'Armorique, qui persistant dans leur refus de reconnoître l'Archevêque de Tours pour leur Métropolitain , et étant de plus accusés de simonie, n'avoieul point comparu au Concile de Rome, comme il leur avoit été ordonné à celui de Reims. Le Pape leur enjoint de se trouver au Concile de Vereeil, qu'il devoit tenir le premier de Septembre suivant. Ainsi la Letre fut écrite en 1050, peu après le Concile de Rome. coue ib. p. lis». ' Une huitième à Edouard, Roi d'Angleterre, par laquelle le Pape l'absout du vœu qu'il avoit fait d'aller à Rome, et lui prescrit d'emploïer à la fondation, ou au rétablissement de quelque Monastère, l'argent qu'il destinoit pour ce \oiage. « looo looi. i ' Une neuvième à Pierre de Damien, qui lui avoit adressé eir. u«m. oPu*L. gon JrajJ(. ^e ja çorrUptjon fcs Mœurs du Clergé de son

temps; le priant de lui donner sa décision touchant les Clercs infectés de péchés abominables. Léon par sa Letre approuve son Ouvrage, el avoue que suivant la sévérité des Canons, les quatre degrés de péchés qu'il a marqués, méritent la privation de tous les Orares. Mais usant de clémence, il ne prononce la peine de déposition que contre les Clercs les plus criminels.

co„c. ,i, P m; ' Une dixième aux Franc i-, dans laquelle notre Pape leur

1045 | Bar. an , , . , ' P . ^ .. , f

kw. n. lo-ia i donne part de ce qui setoit lait au Concile de Reims en ?i'iM«iî Li." 10i9> el ,es exhorte à célébrer la fête de la Translation de p- m- saint Remi au premier jour d'Octobre. Cette Letre se trouve

dans plusieurs recueils, outre celui di s Conciles. m»i>. ii,. P. h». ' Une onzième à Wiberl, Evêque de Manloue, par laquelle le Pape approuve le culte public qu'on rendoit à saint Symeon, Ermite d'Arménie, et permet qu'on élevé une chapelle et des autels en son honneur.

6". On grossiroit considérablement le recueil des Letres de notre S. Pape, si Ton y comprenoit quantité de Bulles

M SIECLE

expédiées sous son Pontificat, comme quelques Editeurs ont compris au nombre de ses Bulles quelques-unes de ses Lettres. ' Telle est celle qui est adressée au Clergé et au Peuple m\. rom. 1. 1. p. d'Ossimo, dont on a rendu compte. Telle est encore celle 48 *9, à Thomas, Evêque Africain, de laquelle il a été aussi parlé. Ces deux Letres décorées du titre de Bulles, sont imprimées dans le Bullaiie Romain de l'édition de 1692, à l'article de Léon IX, et sont les deux seules qu'on y ait insérées. Il n'en sera pas sans doute de même de la nouvelle et trèsample édition du même Bullaire, à laquelle on travaille actuellement à Rome. On aura infailliblement soin d'y recueillir toutes les Bulles, et autres pièces de cette espèce, comme Privilèges, Diplômes, etc., qui appartiennent au même Pape.

Nous n'entrerons point ici dans ce détail, qui pourroit être ennuïeux, et seroit peu utile. Il suffit pour notre dessein d'avertir, que nous avons découvert plus de quarante de ces sortes de Bulles, ou Privilèges, tant dans la collection générale des Conciles, et Yltalia Sacra d'Ughelli,que dans les recueils de Dora d'Acheri, Dom Mabillon, Dom Martene, Dom Calmet, et autres. Ces Bulles et Privilèges, comme aussi les Letres du même Pontife, sont bien écrites pour le temps, ' et seront toujours regardées comme des monuments nuoin, n. »io. de la science, de la piété de leur Auteur, et de son amour pour la religion, la discipline de l'Eglise et l'ordre monastique.

Il est à remarquer, ' que notre Pape dès le commencement Mai.. <iiPi. i «. <, de son Pontificat datoit quelquefois ses Bulles et ses Letres "v par les années de l'ère vulgaire ; mais il ne le faisoit pas toujours. Les Papes ses successeurs l'ont imité en ce point, sans s'y astreindre uniformément. De sorte que l'usage de compter les années par l'Incarnation du Verbe, emploie dans les Bulles, remonte beaucoup au-delà d'Eugène IV.

7". On a vû par l'Histoire de notre S. Pape, que dans le cours de son Pontificat il tint grand nombre de Conciles. Les Décrets et Règlements qui y furent faits, étoient particulièrement son ouvrage, et devroient être comptés entre ses écrits. Mais il ne nous en reste que de légères notices, 'excepté les douze Canons du Concile de Reims louchant <:<me. ib. P. ion. les. élections des Evêques, la simonie, l'usure, les mariages î01,?.1,*?'' incestueux, et autres points de discipline.

Beii. scri. p. xvj. 8°. ' Plusieurs Bibliographes attribuent à Léon IX quelim" sî.'wrf c! Ques Homélies, ou Sermons imprimés, selon eux, à la suite U9„ °01: l r,aTe- de ceux de S. Léon le Grand, dans les éditions de Louvain P 1565, de Cologne 1568, 1598, et d'Anvers 1583. Mais ils

ne spécifient rien en particulier, et ne nous en donnent point d'autre connoissance. N'aïant pû déterrer aucune de ces édiwb. s. vin. <•«□. tions, nous avons été assés heureux ' pour en trouver une autre de Cologne de 1548. A la fin de celle-ci est imprimé sous le nom de S. Léon Pape, un traité du Combat des vices et des vertus. Pierre Canisius qui en est l'Editeur, atteste qu'il se trouve dans des Manuscrits fort anciens, entre les écrits du grand S. Léon. Mais il avoue en même-temps qu'il n'est point de ce Pape. L'unique preuve qu'il en donne est la diversité de style. A celle-ci, qui est palpable, il pouvoit enjoindre une autre, qui est sans réplique. C est que 1 Auteur du Traité renvoie sur la fin la personne à qui il l'adresse, à la Régie de S. Benoit, de laquelle il fait un grand éloge, comme contenant toutes les instructions suffisantes pour mener une vie chrétienne.

Trois raisons nous persuadent, que ce Traité, qui est peutêtre la même chose que les Homélies, ou Sermons, dont parlent les Bibliographes cités, appartient à notre S. Pape. 1°. 11 porte le nom de Léon dans les anciens manuscrits, et n'est point un écrit de S. Léon le Grand. 2°. L'éloge qu'on y lit de la Régie de S. Benoît, convient parfaitement à Léon IX, qui l'avoit professée. 3°. Enfin le style, qui est coupé, aisé, coulant, relient les caractères de celui de notre Sçavant Pontife. Il n'y a qu'une difficulté solide, qu'on puisse opposer à notre sentiment. C'est que l'Auteur parlant de la Ville de Milan, la désigne comme le lieu où il ecrïvoil. Mais on peut l'entendre aussi du lieu où faisoit sa demeure la personne à qui l'écrit est adressé. S'il est véritablement de notre S. Pape, il put le composer pendant sa prison de Benevent. L'Auteur témoigne qu'il étoit fort occupé, et qu'il lui avoit fallu prendre sur son sommeil pour trouver le tems de l'écrire.

Ce Traité est divisé en vingt-cinq Chapitres, dans chacun desquels l'Auteur introduit un vice et la vertu opposée, qui combattent l'un contre l'autre; commençant par l'orgueil et l'humilité, et finissant par l'amour de ce monde et le désir des biens futurs. Le fonds principal en est tiré de l'Ecriture- Sainte ; et l'Editeur en faisoit tant de cas, qu'il le qualifie un livre d'or.

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9°. 1 Trithéme et Baronius d'après lui, rapportent presque * im. chr. hir. t. entier le discours que Léon déjà Pape fit au Comte Adel- iJl^'io}™ n. bert, son neveu par sa sœur, lorsqu'il passa chés lui sur sa * ** route de Rome en France, au sujet du rétablissement de l'Abbaïe dHirsauge.

10°. ' Dom Mabillon nous a aussi conservé un aulre petit a»;,, «iipi. !.♦».*. écrit, que publia notre S. Pontife, lorsqu'il n'étoit encore r,RÎ' 583 qu'Evêque de Toul, touchant le rétablissement du Monastère de S. Evre, sous ce titre : Notitia Brunonis Episcopi Tuilensis de imtawatione cœnobii S. Api.

11°. 'Le Pape Léon, comme on l'a déjà dit ailleurs, a.t t. 9. v w.n. étoit très-habile dans la Musique, et en sçavoit si parfaite- Jg:,Mel1 "tri c< ment la composition, qu'il surpassait en ce point plusieurs des Anciens. Il se plaisoit à en faire usage, et nota plusieurs anciennes pièces, et en composa encore un plus grand nombre de nouvelles. On parle sur-tout avec éloge de l'Office de S. Grégoire le Grand, qu'il mit en Musique d'un nouveau goût. ' Il fit aussi, et nota d< s Répons en 1 honneur de plu- Mai» u>. sieurs autres Saints, comme de S. Cyriaque Martyr, S. Hidulfe, Evéque de Trêves, Sainte Othilie vierge. ' Un Au- Pc anw. t. 1. teur du XU siècle ajoute que Léon nota aussi l'Office de parl 3 p m S. Nicolas, l'Hymne célèbre Gloria in excetsis, et quelques Antiennes. ' En passant par Metz, lorsqu'il étoit déjà Pape, M*b ,t>. ,.. 72. n. Sigifroi Abhé de Gorze, l'engagea à composer, et noter des 5 Répons pour Matines de l'office de S. Gorgon Martyr. ' Ceux Bon 11. joi. p de saint Hidulfe se chantent encore à l'Office de ses fêtes. sao' n 60'

12°. 'Wibert, Historien de Léon, et l'Anonyme qui a M*b. ib. P km*. fait la relation de sa mort, nous ont conservé quelques prières fort touchantes, que fit alors le S. Pape. ' On trouve m o:itf. blb. blb dans un Manuscrit de i'Abbaïe de Vauclerc, un recueil d'au- 1308 8 1res prières sous le litre de Salutations de la Sainte Vierge; et il est marqué dans le litre, qu'elles ont été tirées du Pseautier nar un nommé Léon, qui n'est point autrement qualifié. Mais il paroil par ces traits et quelques autres, que 1 Auteur de ce recueil est beaucoup plus récent que le Pape Léon IX.

13°. ' Un autre Manuscrit de la n:éme Bibliothèque, nous > . 1 présente un petit ouvrage sous le nom d'un Léon qualifié Pape, et adressé à Aimeric, ou plutôt Hameric, Abbé d'Anchin,. dans lequel l'Auteur examine celte question : sçavoir si les Apôlres reçurent à la dernière Cène du Seigneur un corps passible, au lieu que nous le recevons impassible ?

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