‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 135 sur 214 · Tome VII. Ppp · texte numérisé non relu

Tome VII. Ppp

u s„ÇLi. *»2 ESTIENNE IX,

c»#*. chr. HT" ' Etienne demeura à Rome jusquà la S. André, et y tint plusieurs Conciles, pour tâcher d'abroger entiéremeut les mariages des Prêtres et des autres Clercs, et les alliances p«it. Dam. omk. entre parents. ' Il chassa tous ceux du Clergé qui avoient vêi8. «. 6. p. ire. cu (jans i'jncontinence depuis la défense du Pape Léon IX.

Quoiqu'ils eussent quitte leurs femmes, H embrassé la pénitence, il vou'ut qu'ils sortissent du sanctuaire pour un temps, Cfjfetfa?. «b. sans espérance de pouvoir dans la suile monter à l'autel. ' De Rome il retourna au Monl-Cassin, où il s'appliqua à corriger les abus, que le vice de propriété y avoit introduits depuis quelques années, et à y substituer le chant romain à la t. s. c. t. place de l'ambroisien. ' Y étant tombé malade, il fît élire pour lui succéder dans la dignité d'Abbé, le Moine Didier, qui fut lui-même Pape dans la suite, sous le nom de Victor III.

Ces objets particuliers ne lui firent point perdre de vûe les besoins généraux de l'Eglise. Il travailla à lui donner de bons Ministres, en quoi il fit connoître son juste discernent, e. ion Mob. ment, et à tâcher de lui réunir l'Eglise Grecque. ' Connois- »' t m a- sant tous les talents et l'émmenle piété de Pierre de Damien, il le tira de sa solitude, et le contraignit à accepter l'Evêché 5>om" ft*1, ^ ^'Oslie, avec le titre de Cardinal. ' Il créa trois autres Cardi- ' p' ' naux, du nombre desquels fut Brunon Arrhiprêtre de la sainte église Romaine, du titre de sainte Sabine, qu'on a confondu quelquefois avec le fameux Cardinal Bennon. c*«i. ci», ib. c. ' L'église de Salerne fut aussi redevable à noire Pape, de se voir gouvernée par le sçavant Al fane, qu'il lui procura après l'avoir ordonné Archevêque. Le désir d'avancer la réunion i. s. c. ». de l'Eglise Grecque avec la Latine, ' le porta à envoier de nouveaux Légats à Conslantinople. Il choisit à cet effet Didier nouvellement élu Abbé du Mont-Cassin, à qui il donna pour associes le Cardinal Etienne et Mainard, depuis Evêque de sainte Rufine.

C'éloit au commencement de l'année 1058; et cette exscb M.00 !ÔMmb' Potion fut une des dernières actions de notre Pape. ' Etant uV- n." if. p1. ensuite parti du Mont-Cassin, il se ren^t '» Rome, d'où il m' alla en Toscane. A peine fut-il arrive à Florence, qu'il y

tomba subitement malade, et y mourut le vingl-neuviéme de Mars de la même année. 11 y fut enterré avec honneur, et non pas à Lucques, comme le prétend Hugues de Flavigni. L'on assûre qu'il se fit plusieurs miracles à son tombeau. M*b u». P. sa» Son nom se trouve au jour de sa mort dans le Martyrologe

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Pelr.

Bénédictin, et en d'autres avec le titre de Saint, ou de Bienheureux. ' Pierre de Damien prit occasion du lieu de son décès, d'on Ton tira le Pape Nicolas II qui lui succéda, de faire les trois Vers suivants.

Parva virum " magna? débet Plorcmtia Romae. riàam. Quai tenei extinctuin, cogatur reddere vivum ;

Sic nova Bethluis lux mundo" folsit ab or». «j. fluxit.

SES ECRITS

L'anonyme de Molk attribue à notre pieux et zélé Mali, icrt c. m. Pontife un traité célèbre, Insignem Tractatum, qu'il composa, lorsqu'il étoit Apocrisiaire du Pape Léon IX à Constantinople, contre les erreurs de ceux qui usoient de pain-levé dans l'Eucharistie. ' Pierre Diacre et Bibliothécaire Pttr.Mae. lert.c. du Mont-Cassin , parlant du même Ouvrage , lui donne 7" our titre : Du Corps du Seigneur, et dit qu'il éloit commun Humbi rt et à Frideric, depuis Pape sous le nom d'Estienne. C'est apparemment de-là, ' que le P. Louis Jacob a pris Jae. Mb. p<»i. i. occasion d'iniituler cet écrit : De la vérité du Corps du Set- *' p'*11* gneur, comme s'il s'y fût agi de la présence réelle de J. C. dans l'Eucharistie. Mais il n'y étoit question que de 1 usage du pain sans le ain, du jeûne du Samedi, et des autres reproches des Grecs contre l'Eglise Latine; et l'écrit n'est autre que la réponse que firent l< s Légais de Léon IX à Michel Cerularius. On en pari» ra plus amplement à l'arl cle du Cardinal Humb rt, à qui on la donne plus communément.

Pierre Diacre ajoûte, que r rideric composa un autre pair. Dite. o>. Traité sur le même sujet, contre un certain Moine de Constantinople. Ce n'est encore autre chose que la réponse des mêmes Légats aux écrits de Nicetas, surnommé Stethatos, ou Pectorat, Moine de Stude, de laquelle il sera parlé avec la précédente, comme attribuée particulièrement au même Auteur. ' Néanmoins Wibert, Historien de Léon IX, qui Mab.it>. P. re. n. devoil être fort au fait de ce qui se pasjoit sous son Pontificat, 9 ne fait point de difficulté de rapporter au Chancelier Frideric, à l'exclusion de tout autre, l'honneur de cette réponse, chargée d'invectives. Frideric l'intitula : De l'azyme, du Sabbat

P p p ij

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