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La Long, bib. J p. 34t. 550. 53
Mur. scri. 1t. t.
par. 2. p. 733.
DuChes. l 635-643.
DU Cl h: ! I
temps que les précédents, a fait entrer dans son ouvrage
fjlusieurs traits qui concernent l'Histoire de France, ' et que es Duchesne ont eu soin de recneilfir. Circonstances qnr nous engagent à donner une notice de l'écrit de ce Chroni- Mnr ib. p. -m. QTieur. ' II avertit lui-même, qu'il ne parie que sur des relations verbales , parce que les monuments de son monastère avoient disparu dans les incursions des Sarasms. Aussi le peu de farts réels qu'il rapporte se trouvent-ils noïés dans des p. 697-76*. traditions populaires et des fables souvent ridicules. ' De sorte que M. Muratori, qui a eu la complaisance de publier tout ce qu'il a pû trouver de cette Chronitpie, a cru néanmoins devoir applaudir à la sage discrétion des Duchesne, qui n'en ont imprimé que des endroits choisis.
3. p. ' Les mêmes Editeurs nous ont donné un autre Fragment de Chronique, où l'on distingue visiblement deux mains différentes, et autant de parties. La première est très-peu de chose, et ne contient que six articles, qu'on trouve ailleurs plus détaillés. On a dans l'autre une Généalogie de nos Rois de la première et seconde race, jusqu'à Henri I. Il paroil par les derniers traits, que l'Auteur écrivoit sur la fin au régne de ce Prince. Son petit écrit contient divers faits instructifs pour le même régne et le précédent.
' On en trouve encore davantage pour le régne de Henri en particulier, dans un autre fragment d'Histoire , imprimé dans le même recueil, avec quelques lacunes. II en fournit même plusieurs pour les premières années de Guillaume le Bâtard , Duc de Normandie , puis Roi d'Angleterre , dont l'Histoire se trouve mêlée avec celle de nos Rois du même temps. L'Auteur, qui a voulu être inconnu, y touche les premiers événements du régne de Henri, et le termine par sa mort. C'est dommage qu il ne soft pas entré dans de plus grands détails. 11 avoit le talent d'assés bien écrire pour son siècle; et il l'a fait avec beaucoup de naïveté, sans fard, sans passion, et par le seul motif, comme il paroît, de faire connoître la vérité.
Mari. anec. I.
s. ' Dora Martene
nrsToniQiTE, intéressant pou
et Dora Durand ont publié un autre Ecrit iteressant pour l'Histoire de l'Eglise de
Tours; quoiqu'il y manque plusieurs choses, nommément la fin de l'ouvrage. Celui qui lui a prêté sa plume, étoh Moine de S. Julien-, et s'y est proposé de donner l'Histoire du renversement de son monastère par les Normans, et de
son rétablissement par Theotolon Archevêque de Tours, et
le ministère de S. Odon Abbé de Cluni. 11 ait avoir compose son écrit sur les archives de sa Maison, ce qui lui donne un nouveau prix. ' Dom Mabillon témoifme l'avoir vû avec tous Mab. as. u«. a. ses défauts, avant qu'il eût été imprimée et conjecturait 8Salors, que l'Auteur y poussoit l'Histoire de son monastère jusqu'aux commencements du XII siècle. Mais comme le manuscrit est fort défectueux, et qu'il ne contient pas l'ouvrage entier, la conjecture n'est nas assez fondée pour s'y arrêter. Ce qu'il y a de ' certain, c est qu'il paraît par le morceau qu'on en a publié, que l'Auteur n écrivoit qu'après l'an 1052 ; ' puisqu'il y est fait mention de Barthelemi Archevêque de Tours. ' Entre les sçavants de son siècle il nomme Fulbert de Mari. ib. P. 1077. Chartres, Gauzbertll Abbé de S.Julien, Rainauld de Tours, p- l078desquels nous avons parlé ailleurs, et Sasqualon Abbé de S. Laumer de Blois , qui n'est peut-être connu que par ce seul monument. Notre Anonyme avertit, qu'il aurait volontiers entrepris la vie du B. Hervé Thrésorier de S. Martin de Tours, s'il avoit eu de bons mémoires.
' On a dans le P. Labbe une chronique très-abregée et ub. Mb. no*. 1. fort défectueuse , intitulée du Mont S. Michel, ''P'^380' par ce qu'elle a été tirée d'un manuscrit de cette Abbaïe. Ce peut être 1 écrit d'un Moine de la Maison, qui le finit en 1056. On ne comprend pas quel a été le dessein qu'il s'y est proposé. Après 1 avoir commencé par la naissance de saint Gildas, qu'il place en 421 , et dit un mot <l'Arius Roi des Bretons, il parcourt tous les siècles suivants, eu n'y mar-
3 liant tout au plus qu'une trentaine d'événements, encore 'une manière sèche et resserrée. De sorte que le secours qu'on en peut tirer, se réduit à peu de chose.
GOZECHIÏÏ,
ScOLASTJQUE DE LlEGE,
R r r ij
500 GOZECHIN, SCOLAST. DE LIEGE,
XI SIECLE '
façon , étoit suivant ses propres expressions du pais, ou de la
p. 365. 368. ville même de Liège. ' Il fut instruit à l'Ecole de la Cathédrale, où les études étoient alors très-florissantes. De disci-
p. se*. pie ' il devint ensuite Maître, et enseigna à la même Ecole
les Humanités, la Philosophie et les Sciences ecclésiastiques.
p-361- ' 11 s'en aquitta avec tant de succès, qu'il a cru malgré sa
p- m- modestie, pouvoir s'applaudir du fruit de ses leçons. ' De son
Ecole sortirent en effet grand nombre d'élevés de mérite, qu'il avoit formés à la vertu, comme aux letres, et dont il eut la consolation de voir de son vivant plusieurs élevés à l'emploi
g.^ 360-36*. 393. d'Ecolatre. ' Le plus connu, et l'un des plus méritants fut Valcher, qui enseigna après lui à l'Ecole de Liège. L'éloge qu'il fait de ce cher disciple, fournit un excellent modèle à suivre pour des Etudiants à l'égard de leurs maîtres. Il y a beaucoup d'apparence , que Gozechin avoit succe-
1. 1. p. 4îo. 423. dé lui-même ' dans la dignité de scolastique au célèbre Adelmanne, qui fut fait Evêque de Bresse en 1050. Après en avoir
t. 4. p. 3«3. 3i3. fait ies fonctions environ treize ans, ' Gozechin se retira à Maïence, comme en un lieu d'exil. Il y fut néanmoins accueilli avec honneur, et une cordialité, dont il a scu relever le mérite par un esprit de reconnoissance. Mais ce double avantage ne pouvoit le consoler de son éloignement de sa
P. 3W-390. chère patrie. ' Le motif de sa retraite fut le déluge de maux, dont il voïoit alors l'Eglise inondée : principalement les suites funestes des erreurs de Berenger, qui causoient, comme il
p. 363. paroît, des troubles particuliers dans l'Eglise de Liège. ' Mê-
me motif avoit porté plusieurs autres scavants à renoncer à leurs chaires, et aux avantages qui y étoient attachés, pour chercher une retraite, s'y occuper uniquement de l'étude de la vraie sagesse. Gozechin les aïant imités dans leur renoncement et leur fuite, les imitoit dans leur pieuse occupation.
p. 360. 380-392. ' .Valcher son cher disciple , gui lui copioit quelquefois les livres qui lui manquoient à Maïence, essaïa en vain de le ti-
p. 387. rer de sa retraite, et de le rappeller à Liège. ' Ceci se passoit
peu après la mort de Liutbalde, Archevêque de Maïence,
p- **■ c'est-à-dire en 1059; ' et Gozechin étoit dès-lors dans l'âge
de la vieillesse. On ignore les derniers événements de sa vie.
p. 360-395. ' Il y a de cet illustre Scolastique une letre, qui mériteroit
mieux le titre d'opuscule, tant à raison de sa prolixité, qu'à cause de l'importance des sujets qui y sont touchés. Elle
ET AUTRES ECRIVAINS. 501 v ,
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étoit inconnue au public, lorsqu'en 1685 Dom Mabillon lui ' en fit présent, sur un manuscrit du Collège de S. Jérôme de Dole en Franche-Comté, avec de courtes remarques de sa façon. C'est une réponse à la letre que Valcher a voit écrite à Gozechin, pour tâcner de le faire revenir à Liège. L'Auteur en y justifiant sa retraite, y touche divers sujets, qui y causent une agréable variété. ' Un des plus considérables, est la pein- p ture des vices dominants de son siècle, en les comparant avec les mœurs des premiers temps. ' L'éloge qu'il y fait de v. 363-363. sn. la ville de Liège, tant pour la culture des letres, que pour la pieté, qui y étoient 1 une et l'autre en honneur, mérite d'être remarqué, de même que la description de la même ville,
Îui précède l'éloge. Il paroit par cet écrit, qui fut fait vers 060, que l'Auteur avoit autant de pieté et de connoissance de la literature sacrée, qu'il étoit versé dans les Belles-Letres, dont il y fait un usage perpétuel.
' Eckbert, ou Egebert, autre Clerc de l'Eglise si?. «cri. c. ne. de Liège, et contemporain de Gozechin, possedoit parfai- SÏ'fiî'tî'ïV. tement, aux termes de Trithéme, la science ecclésiastique et la séculière. 11 laissa de sa façon un recueil d'Enigmes champêtres en vers dont le même Bibliographe parle avec éloge : eleganti métro compositum. Ce recueil étoit d abord peu de chose ; mais aïant été goûté du public, l'Auteur le remania, et y fit des additions considérables. 11 existoit encore à la fin du XV siècle. ' Aubert le Mire ajoûte, qu'Egebert a aus- sig. u>. not. si composé la vie de saint Amor, Confesseur, natif d'Aquitaine, aont le corps repose à Belise près de Tongres, et qu il y en avoit des exemplaires parmi les manuscrits de l'Abbaïe de S. Laurent de Liège, et ailleurs.
'Gilbert, ou Gislebert, Moine de S. Remi *a,^g^ Vi0p" de Vareilles, Abbaïe au diocèse de Sens, mais qui ne subsis- ' ** te plus, florissoit au même temps que les Ecrivains dont on vient de parler. Il est tout-à-fait étonnant, ' que M. l'Abbé Pap.bib.de Bourg. Papillon n'ait pas connu cet Auteur, dont l'ouvrage a été u ' p* mis au moins trois différentes fois sous la presse. ' M. Fabricius p«j>. bib.iu. t. *. l'a incontestablement confondu avec un autre de même nom, p' 160 et plus célèbre aue lui, lorsqu'il a avancé qu'il étoit né à Auxerre. 'Dom Mabillon, en le donnant pour un Moine de n»b. ib.p.w. n. la même ville, n'a pas non plus fait attention aux caractères sous lesquels Gilbert se représente lui-même : c'est-à-dire ' comme un Moine du lieu ou reposoient les Reliques de saint j^ai. n^u p. 87.
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