‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 139 sur 214 · THIERRI · texte numérisé non relu

THIERRI

Abbé de S. Aubin, ET AUTRES ECRIVAINS.

tsTrTab' h& 't< Hier ri étoit d'abord Moine de Marmoutier. A-

oov. t. 1. p. 276 | A près la mort de Vautier Abbé de S. Aubin d'Angers, il fut élu pour remplir sa place, le quatorzième de Janvier 1056. Son élection se fit en présence d'Albert Abbé de Marmoutier, qui l'avoit conduit à Angers, et qui le présenta ensuite à Geofroi Martel, Comte d'Anjou, et à l'Evêque Eusebe Brunon, afin qu'il reçut du premier, comme porte l'acte, la puissance d'administrer le temporel, et de l'autre le pouvoir de gouverner les ames. ' Le nouvel Abbé aïant appris cependant, que le Comte Foulques Nerra avoit assujetti son Monastère à certaines coûtumes onéreuses, et peu convenables à la profession monastique, refusa constamment de prendre à ces conditions le bâton Pastoral, qui étoit la marque de sa dignité. Geofroi Martel aïant examiné ses raisons, les trouva justes, cl déchargea de ces assujettissements l'Ab-

Mab. an.i. m. ». baïe de S. Aubin. ' Aimeric Vicomte de Touars en exigeoit aussi un devoir illégitime; mais la fermeté que Thierri fit paroîlre en cette occasion, engagea le Vicomte à s'en dépor-

Ub. >b. p. r,n. ter. ' Notre Abbé ne gouverna pas son Monastère cinq ans entiers, étant mort le vingl-sixiéme de Décembre 1060.

On y conserve un manuscrit, grand in-4°, ou petit in-folio où sont représentés en figures les miracles de saint Aubin, Evêque d'Angers, Patron de TAbbaïe, avec deux ou trois vers à chaque figure, pour en donner l'intelligence. A la tête du manuscrit il est marqué, nue ces miracles ont été tirés, tant de la Vie du Saint par Fortunat de Poitiers , que des Ecrits de saint Grégoire de Tours, et de ceux de Thierri Abbé de saint Aubin. Sur quoi Ton ne doute point que cet Abbé n'ait fait un recueil des miracles du S. Evêque. Ce recueil ne là princif la Trans

l'Octave de la même fête : telles qu'elles sont dirigées dans le ' grand Légendaire de cette Abbaïe, écrit en 1273, par ordre de l'Abbé Guillaume Polari.

Les premiers successeurs de Bollandus ont publié sur un b©u. î. m>r p. manuscrit de Nicolas de Beaufort, Chanoine Régulier de 60"Wsaint Jean des Vignes à Soissons, une relation de quelques miracles du même saint Aubin, divisée en trois chapitres. Ce n'est point l'ouvrage de l'Abbé Thierri, mais de deux Moines anonymes du même Monastère, ' dont l'un p.œ. i,. 11. écrivoit sous l'Abbé Vautier, oui gouverna ce Monastère depuis 1036 jusqu'en 1055, ' et 1 autre seulement après l'Abbé p. «a. n. »3. Othbranne mort en 1081. L'une et l'autre partie de cette relation est fort bien écrite pour ce teras-là. Celle qui appartient au premier Ecrivain, parott visiblement se terminer à la fin du second Chapitre. Dans l'une et l'autre il esi fait mention des miracles opérés sous deux des prédécesseurs de Thierri, Hubert et Vautier, et sous Othbranne son successeur immédiat ; et il n'y est parlé d'aucun qui se fût fait sous son gouvernement. Circonstance qui feroit juger que ceux qu'il avoit recueillis étoient ceux qui s'étoient opérés de son temps, et dautres qui avoient échappé au premier des deux Ecrivains anonymes.

'Etienne, premier Abbé de S. Laurent de Liège, et Mmt. *m. coii. t. contemporain de l'Abbé Thierri dont on vient de parler, jsj". en fut comme le second Fondateur, par l'application qu'il p *° donna à bàlir les lieux réguliers, et à y former une communauté de Moines. Il avoit été d'abord Chanoine de S. Denys à Liège même, ' d'où il passa à S. Vanne de Verdun, et y Mib. 8. ,.. embrassa la profession monastique sous le célèbre Abbé Ri- 544 " ,a chard. Après y avoir exercé l'emploi de Cellerier, il fut choisi pour Abbé de S. Laurent : ' dignité qu'il remplit avec autant Mort. ïb. »05«. d'honneur que de succès , pendant trente-trois ans et deux l067' mois. Il mourut en odeur de piété au mois de Janvier 1061, et fut enterré dans l'Eglise de son monastère, aux pieds de S. Volbodon Evêque de Liège. ' On a publié son épitaphe, qui p. ion no» ne contient rien qui intéresse à la rapporter ici. Elle est suivie d'une inscription, où il s'est glissé une erreur visible. On y lit que le pieux Abbé étoit mort dès 1058 ; ' quoiqu'il soit cons- p. n iv tant d'ailleurs, que sa mort n'arriva qu'en la treizième année de l'Episcopat de Deoduin, laquelle répond précisément à l'an 1061.

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XI SIECLE

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