EVÉQUE DE BLANCHE- SELVE. 537 VI OI
XI SIECLE
renchérit même au-dessus de lui. Du reste il fait paroltre dans ~~~~~~^~~mm sa réponse beaucoup d'érudition, et même un fonds de critique, qui etoit alors fort rare. On y peut apprendre bon nombre de traits, qui concernent les Rits de 1 Eglise Latine de ce temps-là, sur-tout au sujet de la Messe et du jeûne. On y trouve aussi des preuves de la présence réelle de J. C. dans l'Eucharistie. Mais la plus avantageuse idée qu'on puisse donner de cette réponse, c'est que Dieu s'en servit pour convertir Nicetas, qui en conséquence retracta ses erreurs , et anathematiza son propre écrit , comme il a été dit plus haut.
3°. ' Une courte relation de ce qui se passa à Constantino- Hnmb. eom. p. pie pendant le séjour des Légats , mais seulement depuis le m' m' vingt-quatrième de Juin \ 05 i, jusqu'au vingtième de Juillet suivant, jour de leur second départ. Car on a vû qu'étant partis dès le dix-huitiéme , ils furent rappellés deux jours après, et renvoïés aussi-tôt pour éviter le piège que leur avoit tendu le Patriarche Michel. On y a aussi quelques événements arrivés après.
' A la suite de celte relation vient l'Acte d'excommunica- p- 326-328. tion , qu'ils avoient déposé sur l'autel de sainte Sophie , le seizième de Juillet. D'anord ils y louent en peu de mots l'orthodoxie, et la religion de l'Empereur, des Grands de l'Empire, et des sages Citoïens de Constantinople. Venant ensuite à Michel , nommé abusivement Patriarche , disent-ils , et à ses Sectateurs , ils les comparent à presque tous les anciens Hérétiques, les Valesiens, les Ariens, les Donatistes, et tâchent d'appuïer cette comparaison. En conséquence les Légats prononcent l'anathéme contre eux , s'ils ne se convertissent. C'est principalement dans cet acte qu'Humbert impute aux Grecs des inconséquences tirées de leur doctrine ou de leur conduite , comme si c'eût été des dogmes formels. Il est adressé à tous les enfants de l'Eglise Catholique , et porte les noms d'Humbert et des deux autres Légats.
' Cet acte se trouve traduit en Grec, et enchâssé dans une umb. bib. i. i. des relations que Michel Cerularius dressa de son côté , tou- p* chant ce qui s'étoit passé dans cette grande affaire. Le manuscrit qui contient l'un et l'autre , est à la Bibliothèque de l'Empereur. Il y a deux diverses relations de ce Patriarche à ce sujet : ' l'une comprise en deux Letres , adressée à Pierre e«i. gr.^mon.^j. d'Antioche, et imprimées entre les Monuments de l'Eglise tw-ii».