‹ qui comprend le onzième siécle de l'EgliseChapitre 156 sur 214 · Tome VIL Cccc · texte numérisé non relu

Tome VIL Cccc

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moins jusqu'en 1066, ainsi que le montrent plusieurs actes qu'on a de lui dans le àfarva Hispanica. 11 a mis à la lète de son recueil, qui comprend plus de soixante-dix chapitres, une préface, dans laquelle il rend raison du dessein qu'il s'est proposé. L'on y voit, que bien loin d'avoir changé les loix Gottiques, qui étoient auparavant suivies dans le pais, il n'a fait que les expliquer, conformément au pouvoir qu'elles lui en donnoient elles-mêmes. Elles portent en effet, qu'il n'appartient qu'au Prince seul de faire des additions au Code Bar. u. 1064. n. de ces mêmes loix. ' Baronius n "avoit pas vu ce recueil, ni îî«l. Conc" 'b p' lû la préface de l'Auteur ; prétendant que ces loix furent abrogées dans un Concile qui se tint à Barcelone en 1064, par Ilugues Cardinal Légat du Pape Alexandre II, et les Evêques Espagnols, qui avoient assisté au Concile de Mantouë.

Mari. am. Coii. ' Dom Martene et Dom Durand ont publié une letre, qui

i. i. p. 469-471. ani>aruent à quelqu'une des années que nous parcourons ici.

Elle est intéressante pour les premiers temps, où l'étude de la Jurisprudence fut renouvellée ; et nous en avons déjà fait usage à ce sujet. L'inscription montre, qu'elle est écrite à un Abbé de saint Victor de Marseille, dont le nom n'est exprimé que par un B, et que l'Auteur, dont le nom n'est désigné que par une K, étoit un Moine du même monastère. Mais il y a toute apparence, que le B marque l'Abbé Bernard, et

p. 478-480. que l'R, Raymond Arxalli, Moine sous le ' même ABoé. Dans celte supposition, qui n'est rien moins que haxardée, la letre fut écrite en 106.Ï, qui est l'année de l'élection de Bernard, ou l'année suivante ; car il est visible par le texte, qu'il y avoit peu de temps que cet Abbé étoit à la tête de la communauté de saint Victor.

p ' Le but principal que s'y propose Raymond, étoit d'ob-

tenir la permission d'étudier la Jurisprudence, et de quoi

p- *7<>- subsister pendant le cours de cette étude. ' 11 nous apprend

lui-même avec ingénuité, ce qui lui en fit naitre le dessein. Aïant été député à Rome pour quelque affaire importante de sa Maison, et sa voiture lui aïant manqué en chemin, il s'arrêta en divers lieux d'Italie. Il y fut témoin du concours extraordinaire d'Etudiants, que ce nouveau genre d'Etude atliroit de toutes parts, de Provence même comme des autres pais, et ce qui lui avoit fait encore plus d'impression , c'est que les Moines en augmentaient même le nombre. Frap-

ET AUTRES ECRIVAINS. 571 v,

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pé de leur exemple, i] conçut le désir de les imiter. * En con- » p. 471. séquence il marque à son Abbé qu'il va à Pise attendre sa réponse. Mais afin que Bernard fit moins de difficulté de lui accorder sa demande, ' il a soin de le prévenir, en lui pro- p. «o. testant que bien loin d emploïer les connoissances qu'il espéroit acquérir, à faire le métier d'Avocat dans les tribunaux séculiers, comme c'étoit alors la coutume de quelques Moines, il ne s'«n servira que pour soûtenir êt défendre les droits de saint Victor, contre quiconque tcnteroit d'y donner atteinte.

Louis, surnommé l'Ancien, Diacre et Moine de saint p«. t. 4. Laurent de Liège, dirigeoit alors les Ecoles de ce monas- 3 lK **■ e tere, où il se fit connoitre par ses écrits au moins dès 1056. Le peu qui nous en reste, joint au mérite de ses disciples, dont on nous a conservé les noms, fait juger, qn'il avoit fait de bonnes études, et enseigné avec succès. Entre ceux qui prirent de ses leçons, on connolt nommément Falcalin, oui lui succéda dans l'emploi d'EcoIatre, et Eribrand, qui lut Abbé de la Maison, ' après y avoir exercé le même ein- an. en. n. ploi, et y avoit formé aux letres le célèbre Rupert Abbé de Tuy dans la suite. Heribrand aïant vécu jusqu en 1131, on en doit conclure, que Louis continua d'enseigner jusques vers 106(> au moins. On ignore le temps précis de sa mort. ' Seulement on seait, qu'il laissa après lui sa mémoire en ve- r<«. it>. c. s. nération.

' Ce qui nous a ét-V conservé de ses écrits, se réduit h une u- 1-4. pelile histoire du transport d'une partie des Reliques de S. Laurent Martyr, de Rome à Liège. Ces ({cliques consistaient en une portion de la liqueur, qu'on croïoit alors avoir été recueillie du corps de ce S. Martyr, lorsqu'il éloil sur le gril. I/Auleur rapporte avec beaucoup de simplicité et de * candeur, avec quelle adresse un Chanoine de la Cathédrale de Liège, nommé Godefroi, la déroba dans l'Eglise de S. Laurent, dont Humbert son proche parent était Abbé. Il nous apprend à cette occasion, qu'il y avoit alors h Rome cinq églises toutes célèbres sous l'invocation de S. Laurent. A ce récit, qui n'est proprement que la relation d'un pieux larcin, qu'on regardoit alors comme permis, notre Auteur a joint le détail d'un miracle éclatant, qui se fit à Liège, à la réception des Reliques, et dont il lut lui-même témoin avec toute la ville. Afin de concilier plus de créance à son

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" écrit, il a eu soin d'en marquer la date, qui est le dixième de Juin de l'année 1056. Précaution qu'il seroit à souhaiter que tous les autres Ecrivains eussent prise. Elle abregeroit beaucoup le travail des Critiques, et leur donneroit de grandes lumières, pour juger plus sainement du prix des ouvrages de l'antiquité.

C'est dommage au reste, que notre Historien n'ait pas fait usage de sa plume, pour traiter quelque autre sujet plus intéressant, et qui auroit demandé plus d'étendue. Son style est clair, précis et assez pur pour son siècle. Quelque peu con-

p. mise, sidérable après tout que soit son petit écrit, ' Reiner sçavant Moine de la même Abbaïe au siècle suivant, en faisoit tant de cas, qu'il crut devoir le mettre en vers héroïques, en paraphrasant un peu le texte original. Dom Bernard Pez nous a donné les vers et la prose, avec les autres ouvrages de Reiner, sur les manuscrits de saint Laurent de Liège. Depuis

Leo«i. hu. i. 2. p. Reiner, ' Giles de Liège Moine d'Orval fit entrer dans son Histoire l'écrit presque entier de notre Auteur, (xvih.)

Archevêque de Reims.

HISTOIRE DE SA VIE

?7f'n*c,» i9inp' P ^RVA,S' ' Ç1" à quelques défauts près du côté de f7 1. *p. Se. t tî*3* v7 l'humeur, et des manières trop dures et trop hautai- [■ f^*v[ HU*- Bul- nés, auroit été le Prélat le plus accompli de son siècle, réunit à une haute naissance, à de grandes richesses, à un esprit fin, élevé et capable des plus grands desseins, le sçàvoir, l'éloquence, le zélé, la vigilance, la vigueur épiscopale, les Lab. bu>. dot. t. bonnes mœurs , enfin une magnificence bien entendue. ' Il Si,?; 3601 nàquit le second jour de Février de l'année 1007, ' àCoai-

1 C'est uns la moindre fondement . à Gervais les surnoms de Barbet et Je la que des Eerimns peu attentifs donnent Roche-Goion.

mon 1 au Maine, alors maison considérable, appartenante à sa famille, et convertie depuis en un Prieuré dépendant de l'Abbaïe de Ronceray d'Angers. ' Il eut pour père Aimon b< * Seigneur de Château du Loir, et pour mere Hildeburge, £ fille d'Ives L Comte de Bellesmes et d'Allençon. Aïant choi- ■ si l'état ecclésiastique, ou y aïant été destiné par ses parents, il fut élevé à la Cathédrale du Mans, comme il nous l'apprend lui-même. ' Avesgaud son oncle maternel en étoit alors m Evêque ; et nous avons montré que les Ecoles s'y soûtenoient sur un bon pied. ' Le jeune Gervais y fit de si grands progrès t. dans la connoissance des Arts Libéraux, qu'il avoit la répu- u talion d'y exceller.

'Avesgaud étant mort le vingl-septiéme d'Octobre 1036, a Gervais lut élu pour lui succéder, et sacré le dix-huitiéme J de Décembre suivant. Il vit dès lors son épiscopat traversé. Herbert Baccon, qui gouvernoit le Maine pendant la minorité de Hugues son neveu, légitime héritier de ce Comté, souffrit impatiemment de voir le siège épiscopal rempli par une personne plus riche et meilleure que lui. ' Aïant, dit-on, i conçu le dessein de s'emparer des Etats de son pupille, il craignit que Gervais, ' qui étoit son parrein, ne l'empêchât m d'exécuter son entreprise. En conséquence il lui suscita tant 3 . d'obstacles, que le nouveau Prélat ne put pendant deux ans prendre possession de son Eglise. Il le fit enfin au moïen de certaines conventions.

' S'étant ensuite élevé de nouvelles brouilleries entre le p Comte et l'Evêque , celui-ci comptant peu sur la protection du Roi Henri, pria ce prince de vouloir bien investir Geofroi Martel, Comte d'Anjou, du Comté du Maine, qui reviendroit au Roi après la mort de Geofroi. 1 Herbert irrité i de cette démarche, eut aussi-tôt recours à Geofroi même, et le sollicita fortement à chasser Gervais de son Siège, et le dépouiller de l'héritage de ses pères. Le prudent Evêque informé de ce dessein , assembla les Citoïens de la ville et les Seigneurs du pais, pour délibérer de ce qu'il y avoit à faire.

1' Coaimon est situe sur un coteau S ■ D'autres Dominent Hsmelin le pe« j

nn peu élevé au-dessus du rivage de la re de Gênais, et Uildegarde sa mere. ,

rivière du Loir, et se nomme dans les Ils se trompent certainement pour celle- ,

anciens monuments Curia Aimonii, la ci. Mais Aimon pouvoit luen porter

Cour d'Aimon , do nom de quelqu'un aussi le nom «l'Hainelin . .' C'est ainsi que ]

des ancêtres de notre Prélat. Gervais neveu de notre Prélat par son

pere, nomme son aïeul paternel.

v,c,B„P GERVAIS,

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"~ On convint d'expulser de la ville Herbert Baccon , et de rétablir le jeune Hugues dans ses droits. Le projet fut exécuté, et Baccon contraint à s'enfermer dans un Cloître. Gervais attentif aux intérêts du jeune Comte, songea à fortifier son parti par une puissante alliance. Dans cette vue il lui fit épouser Berte, fille d'Eudes Comte de Blois, et veuve d'Alain de Bretagne.

iwd. ' L'Angevin voïant avorter par- là les prétentions qu'il

avoit sur le Maine, s'en prit directement à i'Evêaue. Pour

Mu. s'en venger, ' il alla mettre le siège devant le Château du

Loir, qui faisoit partie du patrimoine de Gervais. C etoit alors une place forte et bien munie. Les assiégés se défendant avec valeur, Je siège avançoit peu. Geofroi ennuïé de cette lenteur, feignit un accommodement avec notre Prélat, et sous ce spécieux prétexte l'attira à une conférence. Mais si-tôt qu'il 1 eut en son pouvoir, le perfide le fit mettre en prison. Perfidie qui ne servit qu'à déshonorer le Comte, sans avancer ses projets. La garnison, bien loin de se déconcerter à la nouvelle de ce desastre , s'arma d'un nouveau courage, ranima sa fidélité; et l'on fut obligé de changer le siège en blocus.

lab. ib. ' Geofroi cependant dans l'espérance que Gervais lui livre-

roit la place pour prix de sa rançon, le retenoit toujours dans les liens. Enfin notre Prélat aïant appris que Hugues Comte du Maine éloit mort, et que l'Angevin s'étnit emparé de

p. w. ses Etats ' desespéra alors de recouvrer autrement sa liberté,

et l'achetta au bout de sept ans de prison, par la reddition d»> la ville assiégée. Geofroi n'étant pas encore content, exigea de plus du Prélat opprimé, qu'il ne meltroit jamais le pied dans sa ville épiscopale, pendant que lui Geofroi seroil maî-

tbidiord. vil. i. tre du pais. Gervais réduit à une si triste condition, ' prit le

3- p- «*• • partj je ge reljrcr en Normandie près du Duc Guillaume, oui tâcha par un gracieux accueil et de généreuses libéralités de le dédommager de ses disgrâces et de ses pertes.

Notre Prélat laissa lui-même dans son diocèse, avant que d'en sortir, d'insignes marques de sa générosité épiscopale.

«UcT'ib ^ aD0I'd '1 avoit fondé avec le secours de ses parents, IEac ' p' ' glise de saint Guingalois au Château du Loir, dans laquelle il mit des Chanoines. Mais cette Collégiale aïant été détruite au temps du siège dont il a été parlé, Gervais neveu de notre Prélat la donna depuis, de concert avec l'Evêque

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diocésain et les Seigneurs du pais, à Barthelemi Abbé de Marmouticr, pour la rétablir et y mettre des Moines

' L'Abbaïe de S. Vincent du Mans eut aussi beaucoup de m. i. su. n. ». part aux bienfaits de l'Evèque Gervais. La volant réduite à peu de chose, il prit soin de la rétablir, et y mit pour Abbé Avcsgaud son proche parent. ' Lui aianl ensuite fait restituer m*s. les Eglises de Sarcé et de Colongé, qu'on lui avoit enlevées, ii y unit du consentement de ses Chanoines une pré- Mab.n». hende d? son Eglise , en considération de ce qu'elle étoit le lieu ordinaire de la sépulture des Evèques et des Chanoines.

Ce qu'il fit en faveur du Chapitre de sa Cathédrale , est encore au-dessus. Aïant bâti l'Eglise du Bourg de Parigné m«. dans un fonds de son Patrimoine, ' il en céda la moitié à u»b. ana.ib. ç. ses Chanoines, pour en jouir pendant sa vie, avec assurance 300 • 309 • 3,0 de posséder le tout après sa mort. Il leur transporta la Seigneurie de saint Aubin près du Mans, de sainte Gemme sur Sarte, de saint Ouen en Blin, de saint Martin de Laigné, de la Magdelene de Marsene, d'Assé le Berenger, avec deux moulins au-dessus de la ville Episcopale, qui font encore revivre le nom de ce généreux Prélat. En un mot , ' il les combla de tant de bienfaits, qu'il surpassa en ce point p. tous les Evéques ses prédécesseurs. ' Le molif qu'il se pro- p. 309 \ posoil dans sa pieuse générosité, éloit d'engager ses Chanoines a s'acquitter exactement de leurs devoirs, et à mener une vie conforme à leur état.

Eu lOoo pendant que Gervais ' étoit dans sa retraite de «y. w. n^e* i Normandie , l'Archevêché de Reims vint à vaquer. Le Roi ttr ' 1 p Henri, informé de son mérite et de la persécution qu'il souffroit, peut-être aussi à la prière du Duc Guillaume, l'y nomma presque aussi-lot, du consentement du Clerg.- et du Peuple. Notre Prélal en prit possession le quinzième d'Octobre . d • la même année, dix-huit ans et environ dix mois après, qu'il avoit été fait Evêcjue du Mans. Elevé sur ce nouveau siège, un des plus éminents de l'Eglise Gallicane, Gervais le remplit avec autant d'honneur, qu'il en reçut lui-môme. Aucun de ses Prédécesseurs depuis Iiineinar, n'en seut mieux soutenir les droits et les privilèges.

Il eut une occasion particulière de le faire voir au sacre de Philippe I, l'action la plus éclatante de tout son épiscopat. ' Le Roi Henri pere de Philippe aiant résolu à l'exem- Cone. t. ». p pie des Rois Robert et Hugues Capet, de faire couronner

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de son vivant ce Prince pour lui succéder, la cérémonie s'en fit à Reims avec grand appareil, le Jour de la Pentecôte vingt-troisième de Mai 1059, par les mains de notre Arp. «or. nos. chevêque. ' 11 s'y trouva vingt-quatre Prélats, entre lesquels étoient les Légats du Pape, vingt-neuf Abbés, tous les Seigneurs du Roïaume, ou en personne ou par députés, grand nombre de simples Chevaliers, et une multitude de p. i«n. peuple. ' Après avoir expliqué au jeune Prince la Foi Catho-

p. nos. lique, et reçu son serment, ' Gervais prit le bâton Pastoral

de saint Remi, et fit un discours, où il représenta comment l'élection et la consécration du Roi lui appartenoienl, depuis que saint Remi baptiza et sacra Clovis. Il n'y oublia pas, que par ce bâton le Pape Hormisdas conféra ce [pouvoir à saint Remi avec la primauté de toute la Gaule ; et faisant allusion au Pallium, qu'il avoit reçu du Pape Victor II,. il ajouta, que ce Pontife lui avoit donné le même pouvoir à lui-même et à son Eglise. Après quoi, par la permission du Roi Henri, il élut pour Roi le Prince son fils : ce qui fut confirmé par les suffrages respectifs des Prélats, des Abbés, des Seigneurs, des Chevaliers, et par les acclamations de tout le peuple.

' Le nouveau Roi confirma ensuite les droits de l'Eglise de Reims, et donna à son Archevêque la dignité de grand Chancelier. Gervais l'exerça sur le champ, en souscrivant en cette qualité aux lettres du jeune Prince. Outre le double honneur qu'il reçut en cette occasion, il s'en procura encore un autre, en faisant tous les frais de cette auguste assemblée. Frais immenses ausquels il n'étoit point obligé, sinon à l'égard de la personne du Roi. Mais il fut bien aise de faire honneur à son Eglise, et de donner en une si belle rencontre des marques de sa magnificence.

La réputation du mérite de Gervais ne se concentra pas 1088. io<H. dans l'enceinte du Roïaume. ' Elle pénétra jusqu'à Rome, et lui concilia l'estime et l'amitié des Papes et des Cardinaux. Victor II et ses trois Successeurs faisoient un cas singulier de ses lumières , et de son attachement pour le S. Siège. Les letres qu'ils lui écrivirent en assez bon nombre, en sont autant de témoignages. Ils le pressoient souvent de faire le voïage de Rome, afin de profiter de ses avis et de ses conseils, pour le gouvernement de l'Eglise universelle. Le connoissant pour un Prélat d'une prudence consommée,

et

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