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Monache, qui Chrîsti lieri pugil arripuiati,
Ut pngnarc scias, hoc opus iitspicias.
Lex Bub qua vivia quae ait, cognoscere si vis.
Nwbc qaid Inec habcat pagina non pigcat.
' Tri thème atteste, que Bernard avoit encore composé Tru. u>. i chr. wr. d'autres Ecrits. Mais il ajoûte aussi-tôt, qu'il n'avoit pû par- ,b" venir à en avoir connoissance par lui-même. Il y a un fameux Poème sur le mépris du monde, qui porte le nom d'un Bernard Moine de Cluni. Mais ce Poète est différent de Bernard, qui a recueilli et rédigé les usages de cette célèbre Abbaïe. (XX.)
EVERHELME,
Abbé d'Hautmont.
'tjiVerhelme, que d'autres nomment Everlin , ou Mab. m. t. s. p.
lli Everhelin, étolt neveu du célèbre S. Poppon, Abbé sPi'vÔm.'m*. lu.
de Stavelo, et apparemment de même pais que lui : c'est-à- Jh* e,;0**tl J*J;
dire, de ce qu'on nomme aujourd'hui la Flandre Françoise, Wihui^oi'ui.
au Territoire de Teroùane. Il embrassa la profession monas- ' p' tique à Stavelo 1 même, où son oncle, à qui l'Empereur S. Henri confia le gouvernement de ce Monastère en l'année
1020, pouvoit dès-lors être Abbé. ' De Stavelo Everhelme Mab. an. i. se. ■».
passa à Hautmont en Hainaut, dont il fut établi lui-même 69 1 1 58 n 87-
Abbé avant l'an 1048. ' Mais il eut le malheur de dégénérer conc. t. 9. p.
et de la vertu de son oncle, et de la réputation avantageuse lia8que se firent en ce siècle grand nombre d'illustres Abbés.
' Aïant fait quelques voïages à Blandinberg à Gand, il prit Mab. a*. u>. P.
du goût pour ce Monastère, jusqu'au point qu'il en ambi- 886 ' D M'
tionna la première place. ' A la mort de l'Abbé Guichard, il g»u. ehr.ib. trouva le moïen de se faire reconnoître pour son successeur
dès le mois de Janvier 1059. ' Malheureusement Everhelme cooc. u>. y emploïa la voie de simonie, et ajoûta à ce crime ceux de
1 ' Ondin «appose . qu'Ewbalme fol une Uilo d*i homme* illustres qni font Oud. «cri. I. 8. p.
d'abord Maine d'Hantmont. Mai* non» sorti* de Stavelo, imprimée sur on an- 645 | Sapp. p. 3M. avons la preuve do notre sentiment dans cien manuscrit par lX>m Martene.
XI SIECLE
598 EVERHELME,
la dissipation des biens du Monastère, et de l'inhumanité envers les Moines qui y servoient Dieu. Au moins fut-il accusé de ces excès, et de quelques autres encore plus grossiers auprès du Pape Alexandre H. Ce Pontife y voulant fairedroit, renvoia l'examen de l'affaire à Gervais Archevêque de Reims, Métropolitain de la Province. On ignore quelle en fut l'issue. Il esta craindre, qu'elle ne fut pas gracieuse pour notre Abbé ; et c'est peut-être pourquoi ceux qui parlent de lui, ne le qualifient qu'Abbé dilaulmorit : de peur qu'en lui donnant le titre d'Abbé de Blandinberg, ils ne fissent revivre le fâcheux souvenir de la conduite au'il avoit tenue dans ce Gaii. chr. il), i Monastère. ' Everhelme mourut, selon Sanderus et les Bip^ftir'bi bliographes de la Belgique, enlOG9. Mg. p. ii3. Malgré les défauts de sa conduite, il n'a pas laissé de s'ac-
quérir la qualité d'Ecrivain, par le soin qu'il a pris de composer la vie de S. Poppon son oncle, mort en 1048. Everhelme étoit fort propre h réussir dans celte entreprise. Outre que son degré de parenté l'avoit rais au fait de ce qui concernoil son Héros, et qu'il avoit passé une partie de sa vie sous sa Mab. Ui. p. 5 0. discipline, ' ce fut encore lui qui lui administra les derniers s0i. n. «6. Sacrements, et qui fit la cérémonie de ses obsèques. D'ailleurs il avoit quelque talent pour écrire, comme il paroit par son ouvrage.
p. 57i.i. i. ' Il avoit d'abord engagé Oniilfe, Moine de Stavelo
90U9 S. Poppon , à y travailler ; et celui-ci l'avoit accepté avec une sorte d'empressement, et même de reconnoissance pour l'honneur qu'on lui procuroit. Il trouvoit, il est vrai, ne la difficulté à réussir dans l'exécution du dessein; mais il espèroit qu'au moien de son assiduité persévérante au travail, soutenue d'une bonne volonté, il en viendrait enfin à bout. Onulfe avec ses belles dispositions mit effectivement la main %P. ses. n. ss. à l'œuvre. Mais' comme il étoit naturellement léger et inp. a», n. î. constant, il négligea de la continuer. ' De sorte qu'Everhelp. 571. s». fut obligé d'exécuter lui-même ce dessein projette. ' Il a
pourtant fait à Onulfe l'honneur de conserver sa Prélace, qui se lit sous son nom à la tête de l'ouvrage. Notre Auteur a réusai à nous donner un bon écrit. La matière est déjà intéressante par elle-même, en ce que S. Poppon a été en son temps un des Réformateurs de l'ordre monastique. Everhelme a été attentif à décrire toutes les occasions où le S. Abbé a figuré en cette qualité, et les liaisons qu'il contracta en conséquence
ABBÉ D'HAUTMONT. 51)9 vi
avec les puissances Séculières. Attention qui lui a fait insérer dans son écrit plusieurs traits qui concernent l'Histoire générale de ce temps-là, sur-tout celle de Lorraine. ' Il faut vo«. ii>. bien se donner de garde au reste de confondre celte Vie de l'Abbé Poppon avec celle de- Poppon Archevêque de Trêves, de même qu»Evervin, Auteur de celle-ci avec l'Historien Everhelme.
' Surius est le premier qui ait publié l'ouvrage de notre snr. as. jan. P. Abbé : ce qu'il a exécuté en y faisant ses changements ordi- t,ÎC*W0naire.% blâmés depuis par tous les Seavants de bon goût. ' Dans la suite, ftollandus l'a fait réimprimer avec des re- Bon. m. Jan. P. marques historiques et critiquer, mais en lui rendant sa pre- 630*63i miere intégrité, à la faveur de deux anciens Manuscrits. ' Enfin Don Mabillon en a donné une nouvelle édition sur Mab. a,, p. 569la précédente, avec de nouvelles observations de sa façon.