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p. hsg. 8«7. 'Enlre les principaux disciples de Vazon, l'on çonnoît nommément Nithard, qui fut son prédécesseur immédiat dans l'é- Mai.. a.i. t 9. p. vêché de Liège, ' et Maurille mort archevêque de Rouen en *** 1 0G7 , qui passa de Reims à Liège, où il étudia tous les Arts Li-
béraux, qu'il alla ensuite enseigner à Ilalberstat.
XXL Vazon, suivant ce qu'on vient de dire, dirigea longaï», t. i. p. 4*i. temps les Ecoles de Liège. ' Plusieurs autres grands hommes y enseignèrent aussi avant le milieu de ce siècle: soit qu'ils le fissent en même temps, ou qu'ils se succédassent les uns aux autres. Adelmanne, que d'autres appellent Adelin, fut de ce nombre, après avoir été perfectionner ses études à Chartres, où la réputation de la doctrine de l'Evêque Fulbert l'avoil attiré. ' Il nous en a fait lui-même connoître deux autres, Alestan et Odulfe, dont il a laissé l'éloge à la postérité. Alestan étoit un homme profond dans la connoissance de l'antiquité. 11 forma aux Letres d'excellents disciples, qui attestaient par leur grand seavuir celui de leur Maître. Mais aïant fait un voïage en Italie, il y mourut d'une fièvre maligne, au grand regret de tous les Servants. Odulfe étoit très-capable de le remplacer, et auroil reparé la perle que la République desLetresavoit faite à sa mort, s'il avoit joui d'une plus longue vie. A ces sçavants Modérateurs de l'Ecole de Liège succédèrent d'autres, dont le mérite siir. sori.c m. n'est pas moins connu. ' F rançon, qui étoit fort \ersédansla Literature ecclésiastique et profane, et qui a écrit sur quelques parties des Mathématiques, y enseigna après Adelmanne : apparamment lorsque celui-ci en fut tiré pour remplir h: Siège Mai», ib t. 4. p episcopal Hc Bresse. ' Gauzeehin, dont il y a quelques écrits, an. 394. y m ensuj(e |es fonctions de Scholastique, du temps que les er-
reurs de Berenger faisoient le plus de bruit. Mais s'étant dégoûté de cet emploi au bout de quelque temps, il le laissa à Yalcher, l'un de ses disciples, que Do m Mabillon croit être le 1. 1. p. 42i même ' que ce Vautier Bourguignon, dont Adelmanne fait l'éloge entre les hommes de Lelres de son temps, comme on l'a vu plus haut. C'est néanmoins ce qui ne se peut soutenir, f.m. ' parce que ces Sçavants. étoient morts, lorsqu'Adelmanne les
louoit avant le milieu de ce siècle, et que Valcher enseignoit encore après 1000.
XXII. L'avantage qu'eut l'Eglise de Liège , d'être gouvernée pendant tout le cours de ce siècle par des Evêques de sçavoir et de vertu, quatre desquels ont laissé à la postérité diverses productions de leur plume, donna à ses Écoles un nou-
veau relief. A ces Ecrivains il en faut joindre au moins sepl à huit autres, qui y furent instruits dans les Letres. De ce nombre se Irouvent le Pape Esticnnc IX, ' Varin Abhé de S. Arnoul p *a «i. de Metz, et Lambert qui le fut de S. Laurent de Liège. On les verra tous reparoitre chacun en son lieu dans la suite de cette Histoire. ' Dès l'épiscopal de Baldric mort en 1017 ou L©od. hi*. si.. P 1018, il se retira près ue lui à Liège, un Evèque d'Italie nom- *w,!l30me Jean, qui passoit pour habile dans l'art de la Peinture, et qui put y être de quelque secours pour perfectionner le goût qu'on avoit pour cet art. ' Encore à la lin du sieele on Mai», a,. v. -m. vpioit dans celte Eglise bon nombre de grands hommes, qui en faisoient l'ornement par leur science et leurs mœurs, et la rendoient si brillante, que sa lumière se répandoit sur toute la France. ' Au même temps l'Evêque Olberl y attira Alger, ce- p. -m. Icbre Ecrivain, qui se rendit ensuite Moine à Cluni, où il finit ses jours. Alger dès sa première jeunesse avoit été élevé parmi les Clercs de l'Eglise collégiale de S. Barthelemi, à un des faubourgs de Liège. Dès lors il étudia avec tant d'application les j\rts libéraux et la science de la religion, qu'il en acquit une parfaite connoissance, et fut chargé de les enseigner aux autres.
'La réputation avec laquelle il s'en acquitta, le lit rechercher i>. •»» par plusieurs Evêques de Saxe el de Germanie, qui le pressèrent d'accepter l'emploi d'Ecolatre dans leurs Eglises, avec des avantages capables de tenter un homme moins désintéressé qu'Alger. Circonstances qui nous découvrent à Liège une autre Ecole différente de celle de la Cathédrale, el guéres moins seavante, quoiqu'elle ne paroisse pas avoir été aussi bien soutenue.
XXI1L 11 y avoit encore une troisième Ecole à un autre faubourg de Liège, au monastère de S. Laurent, laquelle eut aussi son mérite, sur-tout après le milieu de ce siècle. ' Lam- Tri|l^,,^ir 1 1 bert, qpi avoit étudié sous Adelmanne, et qui en fut alors Ab- p' bé, y renouvella les études. Elles y furent iort bien soutenues. - Tritheme assure que I^ambert prit lui-même soin de les diriger. C etoit un homme de seavoir, qui laissa divers écrits de sa façpp. ' Nous avons une Liste suivie des autres, qui enseigne- gi.awc. t. a. p. m\\ dans ce monastère, avec le titre d'Ecolatre jusqu'à la fin dp sieele. Lpuis fut chargé de cet emploi vers lO.'iO, et eut pour successeur Falchal in, un de ses disciples. Après celui-ci vinrent successivement BcrengeretHeribrand, ' qui furent l'un Ma*, an.i.i». n. après l'autre Abbés de la maison. Sous leur discipline se for-
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nia aux Letres et à la vertu le célèbre Hupert, depuis Abbé de Mari. îb. p. i<m. Duis, ' qui enseigna aussi à S. Laurent, au moins dès 10%. I078- De cette Ecole sortirenl quelques autres Ecrivains, dont on
aura dans la suite l'hisloire détaillée. Elle compte encore entre ses Elevés de mérite, Cunon Abbé di: Sigebert, à qui Ruperl Mab. ib. n. u dédie son Commentaire sur la Genèse. ' Heribrand, l'un de ses Maîtres, dont il relevé le sravoir dans son épilre, étoit d'abord Moine de l'abbaie de S. Jaques à la porte de Liège, et yavoit été instruit dans les Letres. Il y avoil par conséquent un Ecolcki i».. ii>. |. le de (juelque mérite. D'ailleurs on ne peut douter, ' que le 323. m. sçavant Olbert qui en fut le premier Abbé, et qui la gouverna
l'espace de vingt-huit ans, n'y entretint de bonnes Etudes. De son temps y mourut cet Evêque d'Italie dont on a parlé, et qui s'y étoit retiré. L'on a son Epitaphe, qui est du temps même, et moins mauvaise que tant d'autres pièces de vers du même siècle.
XXIV. Le mérite de cette Ecole paroîlra encore mieux par le détail de ce qu'Olbert fit en faveur des Letres, au monastère de Ccmblou, ou Giblou, qu'il gouverna en même Ndb. «tu t ». p. temps que celui de S. Jaques. ' Avant qu'il en fût établi Abbé, ce qui se fit en 1012, il avoit fréquenté les plus célèbres Ecoles de France, où il acquit presque une infinité de connoissances aussi utiles qu'agréables. Après avoir été instruit des Arts Libéraux à Laubes, sous le docte Heriger, il vint à Paris où il demeura quelque temps à S. Germain 1 des Prés, pour profiter des bonnes Eludes et de l'exacle discipline qui
.t?*%-!%uI' h' ''' y^10'0111 a'ors cn vigueur. De-là il passa à Troies, ' où Aldrade Archidiacre de celte Eglise dirigeoit l'Ecole épiscopale. On nous laisse à juger du mérite de celle Ecole par celui du Scoktstique, qui éloit communément regardé comme l'ornement de l'Eglise, la gloire du monde, le Maître des Chrétiens. ' Olbert s'y arrêta trois ans entiers, puis alla à Chartres
p. ww. n. 3. prendre des Leçons du docteur Fulbert. ' A peine fut-il de retour à Laubes, que Bouchard, ou Burchard, Evêque de Vormes, l'obtint pour diriger ses éludes. Avec son secours Bouchard composa son grand recueil de Canons, qui l'a fait particulièrement connoître dans la postérité. Tel étoit Olbert,
p. «os n. n. lorsqu'il prit le gouvernement de Gcmblou. ' 11 s'appliqua tout
Le Beul. dilf. l.l ,. ingflard. on AdeUrd. Moine de relie nn île ses .onfreres aimoil les livres et se r- '"• Abbaie ver* le milieu do rc siècle, ne mi'- plaisoil a les réparer,
loil de l'uesie, et nous apprend que Sljiuiu
entier à y faire vivre la pielé el les Letres , el fut assés heureux pour v réussir. Aussi y eniploïa-t-il des moïens fort convenables : l'exemple qu'il donnoit lui-même, le secours d'une bonne bibliothèque, et le travail qui consistait à copier les livres. Il amassa plus de cent volumes, tant de l'Écriture Sainte que des Ecrivains Ecclésiastiques, et cinquante des Auteurs profanes. Un si grand nombre de livres passoil alors pour une espèce de prodige, vu la rareté cl le prix dont ils étaient. ' La réputation de Gembiou se répandit fort loin , et » ■* attira un grand concours d'Etudiants , qui firent beaucoup 'honneur à l'Eglise et à l'Etal. Les uns prirent le parti du cloître, d'autres entrèrent dans le Clergé, et quelques-uns dans des charges à la Cour.